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L`Etat, bourreau du peuple

L'indifférence affichée par l'Etat ivoirien devant la montée des prix des marchandises de première nécessité inquiète véritablement les populations. Qui ne savent plus où donner de la tête. Car, en effet, tout Etat se doit de protéger ses consommateurs non seulement quant aux coûts excessifs des produits mais aussi de leur qualité. Qu'il a l'obligation de garantir à tout habitant. Mais cela ne semble nullement intéresser le gouvernement ivoirien. Qui reste muet face au dysfonctionnement" du ministère du Commerce" chargé du contrôle des prix et de la qualité des articles à mettre sur le marché. Sinon comment comprendre qu'un département aussi stratégique pour l'économie ivoirienne soit traversé par une grave crise qui l'a installé dans une léthargie qui dure maintenant plus de trois (03) mois. La paix tant recherchée peut-elle revenir si le peuple est transformé en souffre douleur des gouvernants. La paix peut-elle se réaliser si le pouvoir d'achat des populations s'amenuise tous les jours sans que cela n'émeuve les autorités sensées les aider à se créer des meilleures conditions de vie et de travail ? Après le bûcher de la paix, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire (CCI-CI), Jean Louis Billon, n'a-t-il pas demandé le bûcher des corridors pour faire reculer le racket devenu une véritable gangrène de l'économie ivoirienne ? Le peuple ivoirien a besoin de se faire gouverner par des hommes responsables qui savent prendre des décisions pour trouver une solution idoine à des problèmes comme celui de la cherté de la vie. Il y a certes la guerre, mais pendant cette période, de nombreux biens (immobiliers, véhicules de luxe) ont été acquis. Alors pourquoi banalise-t-on le peuple qui doit se contenter de discours tel "il y a la guerre. La situation de crise ne permet pas de disposer de fonds nécessaires pour faire face à telle ou telle crise ?? La population est fatiguée. Et elle ne manque de crier sa douleur à qui veut l'entendre. Alors
P. T

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