Lettre à Angèle Gnonsoa
Mme Angèle Gnonsoa, chère grande-s?ur,
C'est avec consternation que j'ai suivi, le vendredi dernier, à la télévision ivoirienne, ta déclaration. Les arguments que tu as développés pour justifier le choix de tes partisans pour Laurent Gbagbo à l'occasion de ce deuxième tour de la présidfentielle 2010, m'ont fait pleurer de honte.
Comment toi, Angèle Gnonsoa, une femme intellectuelle respectée jusque-là, peux-tu soutenir qu'il y a des gens qui veulent vendre notre pays à l'étranger. Ils sont nombreux nos parents au village et même en ville qui ne savent pas comment on peut vendre un pays comme on vend notre cacao, notre café ou nos puits de pétrole aux étrangers. Ils se demandent bien en quoi consisterait cette opération.
Tu accuses sans preuves et sans début de démonstration, les adversaires de celui que tu soutiens à présent, d'avoir amené la guerre dans notre pays. Guerre qui aurait fait disparaître des villages entiers. Villages que tu n'as, pas eu la sagesse de citer. J'espère seulement que dans ce bilan, tu intègres les massacres perpétrés par les avions de Laurent dans le nord de notre pays et ceux dont se sont rendus coupables, à l'ouest, les supplétifs libériens recrutés par Gbagbo Laurent pour punir les populations favorables, selon lui, à la rébellion.
Mais, entre nous, grande-s?ur, es-tu sûre que Laurent Gbagbo n'y est pour rien dans la rébellion qui a éclaté en Côte d'Ivoire ? Peux-tu jurer que Laurent Gbagbo, le frère que tu soutiens, n'a pas été à la base du départ en exil de la plupart des soldats ivoiriens retrouvés dans la rébellion ? Es-tu sûre que d'une manière ou d'une autre, il n'a pas soutenu le traitement au fer à repasser et au fil barbelé des éléments des FANCI que l'on retrouve dans la rébellion ? Peux-tu nier, aujourd'hui, grande-s?ur, que Laurent Gbagbo, Lida Kouassi et feu Boga Doudou faisaient partie des courtisans assidus et des conseillers très, pour ne pas dire trop écoutés du Général Guéi quand celui-ci s'est retourné contre les jeunes gens qui l'avaient soutenu dans son action et porté au pouvoir ?
Grande-s?ur, peux-tu nous rappeler les actions entreprises par le frère que tu soutiens aujourd'hui, pour régler le problème des soldats en exil une fois que son pair du Faso l'a informé de ce qui se passait ?
Angèle Gnonsoa, chère Grande-s?ur, tu parles des idéaux de la gauche à respecter. Cite-nous un seul de ces idéaux dont le frère a été porteur et qu'il a respecté dans l'intérêt général du pays. Ton discours m'a fait honte parce qu'il cache mal un tribalisme dangereux. Si chacun défend son frère, sa s?ur, son ethnie, sa tribu, son village, à quel moment allons-nous construire, notre nation ? Si des intellectuels comme toi ne vont pas au-delà de cette considération clanique, que pouvons-nous espérer des autres couches sociales ? Es-tu fière de toi quand la télévision ivoirienne passe et repasse ta déclaration en faisant fi de celle de Francis Wodié, le président de ton parti, candidat à la présidentielle, qui a appelé à voter Alassane Ouattara, l'adversaire et non l'ennemi de ton frère Laurent Gbagbo ? Quelle Côte d'Ivoire l'intellectuelle que tu es envisage-t-elle pour les générations à venir ? Chère Grande-s?ur, dans ta déclaration télévisée, tu as manqué de discernement. Ceux qui t'ont applaudie et te soutiennent dans cette aventure, manquent de sagesse et d'honnêteté.
Cela fait peut-être mal, mais, il faut le reconnaître. Dans la gestion des affaires de l'Etat, le frère que tu soutiens ne s'est pas montré à la hauteur. Et ce qu'il promet ne rassure guère la majorité de nos concitoyens. Donc, il ne sera pas réélu. Il a très mal géré ses relations avec Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. Son divorce d'avec Guéi a été tragique. Il n'a jamais rendu le peuple heureux. Il sera battu le 28 novembre prochain et la Côte d'Ivoire ne brûlera pas.
Touhan Julien
Un ressortissant de l'Ouest
C'est avec consternation que j'ai suivi, le vendredi dernier, à la télévision ivoirienne, ta déclaration. Les arguments que tu as développés pour justifier le choix de tes partisans pour Laurent Gbagbo à l'occasion de ce deuxième tour de la présidfentielle 2010, m'ont fait pleurer de honte.
Comment toi, Angèle Gnonsoa, une femme intellectuelle respectée jusque-là, peux-tu soutenir qu'il y a des gens qui veulent vendre notre pays à l'étranger. Ils sont nombreux nos parents au village et même en ville qui ne savent pas comment on peut vendre un pays comme on vend notre cacao, notre café ou nos puits de pétrole aux étrangers. Ils se demandent bien en quoi consisterait cette opération.
Tu accuses sans preuves et sans début de démonstration, les adversaires de celui que tu soutiens à présent, d'avoir amené la guerre dans notre pays. Guerre qui aurait fait disparaître des villages entiers. Villages que tu n'as, pas eu la sagesse de citer. J'espère seulement que dans ce bilan, tu intègres les massacres perpétrés par les avions de Laurent dans le nord de notre pays et ceux dont se sont rendus coupables, à l'ouest, les supplétifs libériens recrutés par Gbagbo Laurent pour punir les populations favorables, selon lui, à la rébellion.
Mais, entre nous, grande-s?ur, es-tu sûre que Laurent Gbagbo n'y est pour rien dans la rébellion qui a éclaté en Côte d'Ivoire ? Peux-tu jurer que Laurent Gbagbo, le frère que tu soutiens, n'a pas été à la base du départ en exil de la plupart des soldats ivoiriens retrouvés dans la rébellion ? Es-tu sûre que d'une manière ou d'une autre, il n'a pas soutenu le traitement au fer à repasser et au fil barbelé des éléments des FANCI que l'on retrouve dans la rébellion ? Peux-tu nier, aujourd'hui, grande-s?ur, que Laurent Gbagbo, Lida Kouassi et feu Boga Doudou faisaient partie des courtisans assidus et des conseillers très, pour ne pas dire trop écoutés du Général Guéi quand celui-ci s'est retourné contre les jeunes gens qui l'avaient soutenu dans son action et porté au pouvoir ?
Grande-s?ur, peux-tu nous rappeler les actions entreprises par le frère que tu soutiens aujourd'hui, pour régler le problème des soldats en exil une fois que son pair du Faso l'a informé de ce qui se passait ?
Angèle Gnonsoa, chère Grande-s?ur, tu parles des idéaux de la gauche à respecter. Cite-nous un seul de ces idéaux dont le frère a été porteur et qu'il a respecté dans l'intérêt général du pays. Ton discours m'a fait honte parce qu'il cache mal un tribalisme dangereux. Si chacun défend son frère, sa s?ur, son ethnie, sa tribu, son village, à quel moment allons-nous construire, notre nation ? Si des intellectuels comme toi ne vont pas au-delà de cette considération clanique, que pouvons-nous espérer des autres couches sociales ? Es-tu fière de toi quand la télévision ivoirienne passe et repasse ta déclaration en faisant fi de celle de Francis Wodié, le président de ton parti, candidat à la présidentielle, qui a appelé à voter Alassane Ouattara, l'adversaire et non l'ennemi de ton frère Laurent Gbagbo ? Quelle Côte d'Ivoire l'intellectuelle que tu es envisage-t-elle pour les générations à venir ? Chère Grande-s?ur, dans ta déclaration télévisée, tu as manqué de discernement. Ceux qui t'ont applaudie et te soutiennent dans cette aventure, manquent de sagesse et d'honnêteté.
Cela fait peut-être mal, mais, il faut le reconnaître. Dans la gestion des affaires de l'Etat, le frère que tu soutiens ne s'est pas montré à la hauteur. Et ce qu'il promet ne rassure guère la majorité de nos concitoyens. Donc, il ne sera pas réélu. Il a très mal géré ses relations avec Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. Son divorce d'avec Guéi a été tragique. Il n'a jamais rendu le peuple heureux. Il sera battu le 28 novembre prochain et la Côte d'Ivoire ne brûlera pas.
Touhan Julien
Un ressortissant de l'Ouest