Affi N`Guessan aux populations de Kong - J`ai vu Kong et je suis triste
Le président du Front populaire ivoirien, le Premier ministre Affi N'Guessan, qui effectue depuis lundi une tournée dans le département de Ferkessédougou, était hier mardi, dans la ville de Kong. Nous vous délivrons ici l'essentiel de son message.
Monsieur le chef de village, messieurs les chefs religieux, camarade secrétaire général de la section de Kong, chers parents, camarades militantes et militants, je vous remercie infiniment pour la mobilisation exceptionnelle dont vous avez fait preuve et pour la qualité de l'accueil que vous nous avez offert. Car ce n'était pas évident qu'un responsable du FPI soit reçu ici comme vous le faites aujourd'hui. Je suis venu avec deux messages pour vous. Le premier est le message que le président Gbagbo a délivré lors de sa dernière visite à Ferkessédougou. Car beaucoup n'avaient pas pu être à Ferké par manque de moyens. Or il faut bien que son message soit perçu par tous et dans les hameaux du pays. C'est pourquoi il m'envoie vous parler. C'est un message de paix. Vous savez qu'il y a plus de 5 ans que nous ne nous sommes pas vus. Non pas parce que nous ne voulions pas nous voir. Mais parce qu'il y avait la guerre. Si le président Gbagbo était hier à Ferké, et si je suis aujourd'hui ici à Kong, c'est que la guerre est finie. Je suis donc venu vous dire que la guerre, elle est terminée. Il n'y a donc plus palabre entre les enfants de ce pays. Désormais, nous cherchons ensemble la meilleure façon de remettre notre pays sur la voie du développement. Comment faire pour construire notre pays, et donc comment faire pour construire Kong. Vous savez, le nom de Kong est allé loin. Kong est connu de partout. De sorte que les ivoiriens sont curieux de venir voir comment est votre ville. Moi-même, j'étais aussi curieux de voir comment est Kong. C'est pourquoi j'ai demandé aux organisateurs de cette tournée de prévoir Kong et que j'y passe une nuit. J'ai donc vu Kong et je suis triste. J'ai vu une ville qui manque de tout. Une ville difficile d'accès, parce que la route est impraticable. J'ai vu une ville où il n'y a aucune odeur de bitume. Même la mairie se trouve dans une cabane. Je suis vraiment triste pour Kong. C'est pourquoi j'ai un autre message pour vous. Dans la vie, un homme a ce qu'il mérite. Si le mari d'une femme ne lui donne rien et la maltraite, si cette femme-là reste avec cet homme, alors que depuis des années rien ne change, elle n'en voudra à personne. Elle ne devra s'en prendre qu'à elle-même. Mais si elle estime qu'elle ne mérite pas le sort que lui fait cet homme, elle prend son courage et elle divorce. Depuis de longues années, vous avez choisi de suivre des partis politiques et vous n'avez rien, votre ville n'évolue pas. Bien au contraire, ces partis politiques vous font reculer. Elles vous font même maltraiter. Je suis donc venu vous proposer une nouvelle alliance. Dès 1960, vous avez choisi comme tout le monde de suivre le PDCI, et vous n'avez rien eu. Après le PDCI vous avez dit au RDR prend nous cadeaux. Aujourd'hui, où vous en êtes? Le bilan est catastrophique. On ne suit pas un parti politique parce que c'est un frère ou un cousin qui à la tête de ce parti. Ou encore parce que c'est un homme de ma religion. On suit un parti politique pour qu'il règle nos problèmes. On rentre dans un parti politique pour que quelque chose change dans notre vie et dans la vie de notre pays et notre ville. On aurait pu ne pas venir ici et vous regarder dans la souffrance que vous avez choisie, délibérément. En tout cas, je suis venu vous tenir le langage de la vérité. Car je suis le président du parti de Gbagbo, homme de vérité. Et donc je suis venu vous dire que le FPI a besoin de vous. Car ici se trouvent des ivoiriens qui ont besoin de développement. Or le FPI veut justement le développement de toute la Côte d'Ivoire. Or le développement ne tombe pas du ciel comme la pluie tombe du ciel. C'est l'homme qui va chercher le développement. Alors si on n'a pas soi-même les moyens d'aller chercher le développement, il faut marcher avec quelqu'un qui peut t'apporter le développement. Une femme qui veut un enfant ne marche pas avec un homme stérile. Je suis donc venu vous dire de changer de partenaire et de marcher avec Gbagbo. C'est lui qui peut vous apporter le développement dont vous avez besoin et que vous méritez. Vous avez parlé de routes, d'écoles, d'hôpitaux, etc. Mais une fois que vous avez dit ce qu'il vous faut et que nous-mêmes on a vu, il faut qu'on se mette ensemble. Car si vous n'aimez pas quelqu'un, comment voulez-vous qu'il vous donne aussi sa nourriture ? Il y a aussi que Gbagbo a des idées pour développer la Côte d'Ivoire. C'est sûrement pour ça que Dieu l'a choisi. II veut l'école gratuite, l'assurance maladie universelle (AMU), les conseils généraux pour réparer les injustices entre les régions. Et il était en train de le faire quand la guerre est venue tout retarder. C'est donc le temps de Gbagbo. Vous savez que tout ce qu'on fait dans la vie a un temps. Et c'est le temps de Gbagbo. C'est Dieu qui l'a établi au pouvoir. Or si Dieu t'établit, personne ne peut t'enlever. Ni aucun marabout, ni aucun sorcier, ni même aucun fusil ne peuvent t'enlever. C'est pourquoi, malgré tout ce qui se passe, Gbagbo est au pouvoir. On ne suit pas quelqu'un pour le plaisir de le suivre. Les Blancs disent qu'une seule hirondelle ne fait pas le printemps. Cela veut dire qu'un homme ne peut pas tout faire seul. Si un homme pouvait tout faire seul, Kong ne serait pas comme elle est. Si quelqu'un vous dit n'écoutez pas ce que je vous dit, mais de rester sur place sans changer, demandez lui ce que vous gagnez en ne changeant pas. Car certainement quand vous restez sur place, il gagne. Mais vous, vous gagnez quoi ? Il y en a qui vous disent, Gbagbo n'aime pas les autres. Son parti, c'est pour les bété. Tout cela est faux. Moi qui vous parle, je ne suis pas bété. Je suis Agni près du Ghana là-bas. Et pourtant, quand il est devenu président, c'est moi qu'il a choisi comme Premier ministre. Il n'a pas pris son frère bété, et pourtant ce ne sont pas des compétences qui manquent là-bas. C'est encore à moi qu'il a confié son parti et non à un bété. Vous voyez aussi, c'est notre frère Mamadou Koulibaly, un homme du nord, qu'il a choisi pour être président de l'Assemblée nationale. Au conseil économique et social, c'est Fologo, encore un homme du nord. Il en est de même pour la grande chancellerie avec le général Yssouf Koné et l'inspection générale d'Etat avec Sangaré Abou Drahamane. Donc Gbagbo n'est contre personne. Il veut le développement de notre pays. On ne fait pas un choix pour perdre. On fait un choix pour gagner. Or Gbagbo est le choix qui gagne toujours. Il faut donc que Kong vienne au FPI pour qu'on gagne ensemble le pari du développement.
Voilà les deux messages que je suis venu vous transmettre. Je suis venu vous dire que la guerre est finie. Je suis aussi venu vous dire yako? pour toutes les souffrances que vous avez endurées pendant la guerre. Enfin je suis venu vous dire de rejoindre le camp de Laurent Gbagbo et du FPl pour être des gagneurs. Je vous remercie?.
Propos recueillis par Boga Sivori envoyé spécial à Ferké
Monsieur le chef de village, messieurs les chefs religieux, camarade secrétaire général de la section de Kong, chers parents, camarades militantes et militants, je vous remercie infiniment pour la mobilisation exceptionnelle dont vous avez fait preuve et pour la qualité de l'accueil que vous nous avez offert. Car ce n'était pas évident qu'un responsable du FPI soit reçu ici comme vous le faites aujourd'hui. Je suis venu avec deux messages pour vous. Le premier est le message que le président Gbagbo a délivré lors de sa dernière visite à Ferkessédougou. Car beaucoup n'avaient pas pu être à Ferké par manque de moyens. Or il faut bien que son message soit perçu par tous et dans les hameaux du pays. C'est pourquoi il m'envoie vous parler. C'est un message de paix. Vous savez qu'il y a plus de 5 ans que nous ne nous sommes pas vus. Non pas parce que nous ne voulions pas nous voir. Mais parce qu'il y avait la guerre. Si le président Gbagbo était hier à Ferké, et si je suis aujourd'hui ici à Kong, c'est que la guerre est finie. Je suis donc venu vous dire que la guerre, elle est terminée. Il n'y a donc plus palabre entre les enfants de ce pays. Désormais, nous cherchons ensemble la meilleure façon de remettre notre pays sur la voie du développement. Comment faire pour construire notre pays, et donc comment faire pour construire Kong. Vous savez, le nom de Kong est allé loin. Kong est connu de partout. De sorte que les ivoiriens sont curieux de venir voir comment est votre ville. Moi-même, j'étais aussi curieux de voir comment est Kong. C'est pourquoi j'ai demandé aux organisateurs de cette tournée de prévoir Kong et que j'y passe une nuit. J'ai donc vu Kong et je suis triste. J'ai vu une ville qui manque de tout. Une ville difficile d'accès, parce que la route est impraticable. J'ai vu une ville où il n'y a aucune odeur de bitume. Même la mairie se trouve dans une cabane. Je suis vraiment triste pour Kong. C'est pourquoi j'ai un autre message pour vous. Dans la vie, un homme a ce qu'il mérite. Si le mari d'une femme ne lui donne rien et la maltraite, si cette femme-là reste avec cet homme, alors que depuis des années rien ne change, elle n'en voudra à personne. Elle ne devra s'en prendre qu'à elle-même. Mais si elle estime qu'elle ne mérite pas le sort que lui fait cet homme, elle prend son courage et elle divorce. Depuis de longues années, vous avez choisi de suivre des partis politiques et vous n'avez rien, votre ville n'évolue pas. Bien au contraire, ces partis politiques vous font reculer. Elles vous font même maltraiter. Je suis donc venu vous proposer une nouvelle alliance. Dès 1960, vous avez choisi comme tout le monde de suivre le PDCI, et vous n'avez rien eu. Après le PDCI vous avez dit au RDR prend nous cadeaux. Aujourd'hui, où vous en êtes? Le bilan est catastrophique. On ne suit pas un parti politique parce que c'est un frère ou un cousin qui à la tête de ce parti. Ou encore parce que c'est un homme de ma religion. On suit un parti politique pour qu'il règle nos problèmes. On rentre dans un parti politique pour que quelque chose change dans notre vie et dans la vie de notre pays et notre ville. On aurait pu ne pas venir ici et vous regarder dans la souffrance que vous avez choisie, délibérément. En tout cas, je suis venu vous tenir le langage de la vérité. Car je suis le président du parti de Gbagbo, homme de vérité. Et donc je suis venu vous dire que le FPI a besoin de vous. Car ici se trouvent des ivoiriens qui ont besoin de développement. Or le FPI veut justement le développement de toute la Côte d'Ivoire. Or le développement ne tombe pas du ciel comme la pluie tombe du ciel. C'est l'homme qui va chercher le développement. Alors si on n'a pas soi-même les moyens d'aller chercher le développement, il faut marcher avec quelqu'un qui peut t'apporter le développement. Une femme qui veut un enfant ne marche pas avec un homme stérile. Je suis donc venu vous dire de changer de partenaire et de marcher avec Gbagbo. C'est lui qui peut vous apporter le développement dont vous avez besoin et que vous méritez. Vous avez parlé de routes, d'écoles, d'hôpitaux, etc. Mais une fois que vous avez dit ce qu'il vous faut et que nous-mêmes on a vu, il faut qu'on se mette ensemble. Car si vous n'aimez pas quelqu'un, comment voulez-vous qu'il vous donne aussi sa nourriture ? Il y a aussi que Gbagbo a des idées pour développer la Côte d'Ivoire. C'est sûrement pour ça que Dieu l'a choisi. II veut l'école gratuite, l'assurance maladie universelle (AMU), les conseils généraux pour réparer les injustices entre les régions. Et il était en train de le faire quand la guerre est venue tout retarder. C'est donc le temps de Gbagbo. Vous savez que tout ce qu'on fait dans la vie a un temps. Et c'est le temps de Gbagbo. C'est Dieu qui l'a établi au pouvoir. Or si Dieu t'établit, personne ne peut t'enlever. Ni aucun marabout, ni aucun sorcier, ni même aucun fusil ne peuvent t'enlever. C'est pourquoi, malgré tout ce qui se passe, Gbagbo est au pouvoir. On ne suit pas quelqu'un pour le plaisir de le suivre. Les Blancs disent qu'une seule hirondelle ne fait pas le printemps. Cela veut dire qu'un homme ne peut pas tout faire seul. Si un homme pouvait tout faire seul, Kong ne serait pas comme elle est. Si quelqu'un vous dit n'écoutez pas ce que je vous dit, mais de rester sur place sans changer, demandez lui ce que vous gagnez en ne changeant pas. Car certainement quand vous restez sur place, il gagne. Mais vous, vous gagnez quoi ? Il y en a qui vous disent, Gbagbo n'aime pas les autres. Son parti, c'est pour les bété. Tout cela est faux. Moi qui vous parle, je ne suis pas bété. Je suis Agni près du Ghana là-bas. Et pourtant, quand il est devenu président, c'est moi qu'il a choisi comme Premier ministre. Il n'a pas pris son frère bété, et pourtant ce ne sont pas des compétences qui manquent là-bas. C'est encore à moi qu'il a confié son parti et non à un bété. Vous voyez aussi, c'est notre frère Mamadou Koulibaly, un homme du nord, qu'il a choisi pour être président de l'Assemblée nationale. Au conseil économique et social, c'est Fologo, encore un homme du nord. Il en est de même pour la grande chancellerie avec le général Yssouf Koné et l'inspection générale d'Etat avec Sangaré Abou Drahamane. Donc Gbagbo n'est contre personne. Il veut le développement de notre pays. On ne fait pas un choix pour perdre. On fait un choix pour gagner. Or Gbagbo est le choix qui gagne toujours. Il faut donc que Kong vienne au FPI pour qu'on gagne ensemble le pari du développement.
Voilà les deux messages que je suis venu vous transmettre. Je suis venu vous dire que la guerre est finie. Je suis aussi venu vous dire yako? pour toutes les souffrances que vous avez endurées pendant la guerre. Enfin je suis venu vous dire de rejoindre le camp de Laurent Gbagbo et du FPl pour être des gagneurs. Je vous remercie?.
Propos recueillis par Boga Sivori envoyé spécial à Ferké