Les implications
Quant à certains leaders politiques tels que Bédié, Alassane et même Banny, il leur aurait été demandé de quitter la Côte d'Ivoire au plutôt pour échapper au drame que l'attaque pourrait créer. C'est d'ailleurs, affirment nos sources, ce qui aurait précipité le départ de Charles Konan Banny de la Côte d'Ivoire. Alassane qui attendait de voir clair dans le système mis en place pour la prise d'Abidjan, a fini par faire comme Banny, sauf Henri Konan Bédié, qui, selon nos sources, a refusé de se rallier à ce nouveau baroud d'honneur de la rébellion et de l'opposition. Parce que, aurait-il dit, convaincu de ne pouvoir jamais bénéficier des retombées de l'aventure. En effet, nos sources indiquent que les mercenaires ont emprunté le même avion que Basile Boli qui se rendait en Côte d'Ivoire pour rencontrer le Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo. Et depuis leur arrivée, ils auraient passé deux semaines à l'Hôtel Tiama du Plateau. Deux maires du District d'Abidjan auraient été leurs points focaux à Abidjan, avant de se rendre à San Pedro. Où ils étaient logés dans un hôtel dirigé par des Italiens et situé à proximité du port de San Pedro. Leur guide, la carte topographique de San Pedro. Un militant se réclamant du RDR à San Pedro, aurait lui aussi eu plus de trois rencontres avec un complice du même parti, basé à Abobo. Tous se rencontrent chez un Syrien, qui traite avec le Fonds de développement et de promotion de l'activité des producteurs de café et cacao (FDPCC). En dehors des heures de travail, le chef de poussinière d'une entreprise du secteur aviaire sur la route d'Abobo reçoit les mercenaires dans ses magasins de vente de ses friperies. Le 19 mai 2007 dernier, le commandant de la Licorne aurait tenu une réunion avec les mercenaires de vingt heures (20 h) heures à vingt deux heures trente (22h30) au 43e Bataillon d'infanterie maritime (BIMA) pour leur indiquer les véhicules de transports peints aux couleurs d'une société de gardiennage de la place comme moyen de transport le jour de l'attaque. C'est-à-dire le 28 juin dernier. Malheureusement, la visite du Guide de la Grande Jamahiriyya libyenne, Muammar Kadhafi, en Côte d'Ivoire, a empêché les comploteurs de foncer tout droit vers l'objectif. La dernière décision pour remettre le couvert était d'attendre la date du 5 juillet, date de la visite du Président Laurent Gbagbo à Bouaké où il se rend pour y incinérer les armes. Mais dans le même temps, la présence de Guillaume Soro dans le fief de la rébellion était une aubaine pour les ennemis de la Côte d'Ivoire de rentrer en action. D'où l'assassinat manqué de Soro dans son propre fief.
Simplice Zahui
simplicezahui@yahoo.fr
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