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Abus sexuels : Choi révèle 8 cas en moyenne par an

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, Y. J. Choi, a donné une conférence de presse hier, à Sebroko, pour se prononcer sur le rapport publié le 27 mai par l'ONG britannique, Save the Children. Lequel accuse des Casques bleus et des humanitaires, notamment ceux exerçant dans le pays d'exploitations et d'abus sexuels d'enfants à l'ouest du pays. M. Choi trouve choquant non seulement les articles de presse parce que nous n'avons pas encore de preuves sur le sujet, mais aussi la mission est surprise et choquée par ces allégations. D'autant plus qu'elle n'apprend cela qu'un an après. Et pourtant, l'ONG a eu une séance de travail avec ses services compétents auparavant. L'Onuci s'interroge donc sur les motivations réelles qui l'ont amenée à lui cacher cette information. En tout état de cause, M. Choi dit avoir donné des instructions au bureau du service de contrôle interne pour initier une enquête en vue de connaître la vérité sur un éventuel viol d'une fille de 12 ans à Logoualé. S'agissant des précédents cas, le Représentant spécial a révélé en moyenne 8 cas avérés par an depuis 2005 après des enquêtes conjointes ONUCI/ pays contributeurs de troupes et les fautifs ont été sanctionnés. Ils ont été rapatriés dans leur pays d'origine, soit emprisonnés, soit interdits à vie de servir dans une mission de l'ONU. Concernant les mesures pour l'avenir, M. Choi a préconisé la mise en place d'un mécanisme de responsabilité qui consiste à extirper la mauvaise graine (poisson pourri) du lot pour que son comportement ne déteigne pas sur l'image de ses collaborateurs et ne les décourage dans leur mission. A cela s'ajoute l'intensification des campagnes de formation et de sensibilisation des personnels et des populations conformément au principe de tolérance zéro. D'ailleurs, son message est clair: La force de l'ONUCI, c'est le respect de l'autre. Le capital de l'Onuci, c'est son autorité morale, a-t-il déclaré. Il n'exclut pas non plus une collaboration avec l'ONG.Concernant les allégations d'abus accablant en 2007 des soldats du contingent marocain à Bouaké, il a affirmé que les enquêtes sont au stade du contrôle ADN et que les résultats sont pour bientôt.




Paulin N. Zobo

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