Filière cafe-cacao / Hospitalisation de Amouzou - Les dessous de sa crise
Détenu à la MACA depuis le 24 juin dernier, dans le cadre de la gestion opaque dans la filière café-cacao, M. Henri Kassy Amouzou, ex-président du FDPCC (Fonds de Développement pour la Promotion des activités de la filière Café-Cacao) est gravement malade. Il a piqué une crise de nerf dans sa cellule, le mardi 18 novembre dernier. Il a été transporté d`urgence par les services médicaux, et interné depuis cette date, à la PISAM. Les sources médicales indiquent que, c`est autour de 22 heures que l`ex-patron de la filière café-Cacao, qui occupe une chambre au bâtiment des assimilés de la Maison d`Arrêt et de Correction d`Abidjan (MACA) a piqué sa crise. Que s`est-t-il passé ? Secret médical. En réalité, la crise qu'a piquée M. Henri Kassy amouzou, fait suite aux découvertes de ses comptes personnels dans une banque de la place. Ces découverts avoisineraient, selon une source proche du dossier, à un peu plus de 30 milliards de nos francs. En atteste d'ailleurs la perquisition faite par la police économique au domicile d'une de ses proches collaboratrices et amie, Mme Adou Joëlle, qui a dirigé la société SIFCA-COOP, structure rachetée oar l'ensemble des producteurs. Mais, un membre de sa famille rencontré dans les environs de la clinique, sous le couvert de l`anonymat, nous a indiqué que la veille, l`ex-président du FDPCC se plaignait d`un mal de tête. Parce que ne supportant plus sa détention préventive depuis cinq mois dans les geôles de la maison d`arrêt. Il l`aurait signifié plusieurs fois à ses conseils qui ont introduit plusieurs demandes de mise en liberté provisoire qui sont restées sans suite. Hier, aucun mouvement ne pouvait se faire aux alentours du centre hospitalier. Plus de quatre cargos de la police, de la gendarmerie nationale et des agents des Renseignements généraux en civil ont pris position. Armes aux poings, les agents en tenue de combat filtrent les entrées et sorties des riverains du quartier qui abrite certaines Ambassades en Côte d`Ivoire. Seuls quelques membres de sa famille ont pu avoir accès au "prisonnier" à la PISAM. Au dire d`un autre leader de la filière qui a eu la chance d`accéder à la chambre de M. Henri Kassy Amouzou, l`entrée de sa chambre est aussi surveillée par deux agents en treillis et d`autres civils pour ne pas attirer l`attention du personnel hospitalier et des rares visiteurs du "malade".
Joseph Atoumgbré
attjoseph@yahoo.fr
Joseph Atoumgbré
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