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Transport urbain / Face à la concurrence déloyale - Les propriétaires de taxis compteurs interpellent Mangou

Le président de l'Association des propriétaires et exploitants de taxis compteurs de Côte d'Ivoire (Apetc-ci) M. Edouard Dodo Bailly a animé un point de presse le lundi 10 novembre 2008 à l'hôtel du District au Plateau, au cours duquel il a déploré le retour dans le milieu du transport inter urbain des véhicules banalisés.

Les directives du CEMA relatives à la fluidité routière avaient permis récemment le retrait de la circulation de milliers de véhicules qui ne sont pas en règle. Suscitant ainsi un soulagement chez les acteurs du milieu des taxis compteurs qui étaient victimes de concurrence déloyale. Mais, l'espoir a cédé au désenchantement, si l'on en croit M. Edouard Bailly. Selon lui, tous ceux qui avaient été retirés de la circulation sont revenus et se sont remis à c?ur joie à leur activité clandestine. Aujourd'hui, nous constatons avec peine le retour des milliers de véhicules banalisés qui opèrent dans le périmètre de compétence des taxis compteurs. Ces véritables clandestins et cercueils roulants compromettent la rentabilité de notre secteur. Nos chauffeurs font des recettes insignifiantes. Et les investisseurs du milieu commencent à se faire rares. A ce propos, le fichier de taxis était de 15000 mais aujourd'hui, il ne reste sur le terrain que 8000 taxis et cela est grave car ce sont des emplois et des investissements qui sont en permanence menacés , a-t-il déclaré. Pour lui, il est inadmissible de laisser cette situation perdurer. D'où l'appel pressant qu'il a lancé au CEMA exhorté à suivre le Gouverneur du District Djédji Amondji qui a pris récemment une note pour mettre hors du milieu tous les opérateurs illégaux. Les mesures du CEMA ont, pour nous, un goût d'inachevé. La concurrence illégale qui nous est livrée a repris de plus belle au vu et au su des forces de l'ordre. Aujourd'hui, ce sont ceux qui sont en règle qui sont plus emmerdés que les clandestins. Ce n'est pas normal et nous interpellons le CEMA à nous appuyer pour assainir le milieu gangrené par la vermine des banalisés , a-t-il souligné. Avant de soutenir que si rien n'est fait dans un bref délai, la Mutuelle d'Assurances des Taxis Compteurs de Côte d'Ivoire (Matca) pourrait également mettre la clé sous le paillasson. La Matca ne percevant pas de frais d'assurance des illégaux.

M.T.T

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