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Assistance technique : Afritac se réunit en Côte d'Ivoire

Les axes d'appui du FMI aux pays de l'UEMOA seront définis demain, à grand-Bassam. Demain, le comité d'orientation du Centre régional d'assistance technique pour l'Afrique de l'Ouest (AFRITAC) du Fonds monétaire international (FMI) se réunira pour la première fois en Côte d'Ivoire, et précisément à Grand-Bassam. Ce centre couvre les huit pays de l'Uemoa, en plus de la Guinée Conakry et la Mauritanie dont les autorités participeront à la rencontre. De même, les partenaires au développement dont une mission du FMI en provenance de Washington et de l'African capacity building Foundation (ACBF), des partenaires bilatéraux, prendront part à ce comité d'orientation qui va définir les axes d'appui du fonds pour l'année 2008. Il importe de rappeler que c'est depuis 1993 que le FMI a recours aux centres régionaux d'assistance technique pour fournir son appui aux groupes de pays jugés aptes à en tirer profit. Et ce, dans le cadre d'une démarche régionale afin d'assurer la bonne gouvernance et réduire la pauvreté. Ainsi, il a été créé en 1993, dans les pays insulaires du Pacifique, le Centre d'assistance technique financière du Pacifique (PFTAC), et suivi en 2001 d'un Centre régional d'assistance technique des Caraïbes. En 2002 et 2003, deux centres régionaux d'assistance technique d'Afrique (AFRITAC) voient le jour pour servir, l'un, les pays d'Afrique de l'Est et de l'Ouest, et l'autre, les pays et territoires du Moyen-Orient. Pour l'Afrique de l'Ouest, Abidjan avait été identifiée comme siège, mais du fait de la crise survenue en 2002, c'est Bamako (Mali) qui l'abrite actuellement. Mais cette année, et pour la première fois depuis la création d'AFRITAC de l'Afrique de l'Ouest, la Côte d'Ivoire va présider le Comité d'orientation, instance suprême d'AFRITAC. Dans l'ensemble, ce sont des centres de formation de proximité voulues par le FMI et l'ACBF afin d'aider les pays en développement, à travers le renforcement des capacités en matière de conception, rédaction et gestion optimale de documents de stratégie. Ces formations, selon Bessy Marius, coordonnateur national du Programme de renforcement des capacités et de modernisation des administrations économiques, financières et du plan, "sont axées sur la gestion économique et financière efficace". Parallèlement, des missions ou conseillers du FMI, spécialisés dans les domaines de la douane, des impôts, de la gestion des dépenses publiques et de la microéconomie viennent sur le terrain pour appuyer les formations -séminaires organisés à l'intention des cadres africains.
Depuis 2003, la Côte d'Ivoire en tire avantage, puisque cette assistance a permis de former plus d'une centaine de cadres de l'administration publique ivoirienne.

Gooré Bi Hué

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