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AFP
· 1 min de lecture

Le second concert de Tiken Jah Fakoly repoussé

ABIDJAN - Le second "concert de la réconciliation" du chanteur ivoirien de reggae Tiken Jah Fakoly, prévu samedi à Bouaké (centre la Côte d'Ivoire), fief de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), a été repoussé de quelques jours, a-t-on appris vendredi auprès de son entourage.

Ce concert, qui doit être le pendant du concert du 8 octobre à Abidjan, en zone loyaliste, a été repoussé pour le faire coïncider avec l'Aïd el-Kebir (la fête du sacrifice dans la religion musulmane), prévu le 19 ou le 20 décembre, a expliqué l'entourage de la star internationale du reggae.

"Tiken est musulman et pour lui, c'est important", a ajouté un proche.

Un autre membre de son entourage, qui a requis aussi l'anonymat, a précisé que la décision a été prise aussi en raison d'une demande des chefs militaires des FN qui ne pouvaient pas venir samedi à Bouaké en raison du mariage d'un des leurs le même jour à Ouagadougou.

Tiken Jah Fakoly, qui se trouvait vendredi à Abidjan, n'a pas souhaité non plus réagir "pour le moment" à l'interdiction de territoire prononcée la
veille par le gouvernement sénégalais, a indiqué son entourage.

Selon un arrêté publié jeudi soir par le ministère sénégalais de
l'Intérieur, le chanteur est interdit "d'entrée (...) du territoire" et
"déclaré persona non grata au Sénégal" à compter du 13 décembre "à la suite de ses déclarations fracassantes, insolentes et discourtoises".

Invité à Dakar pour le 7e festival international Hip-Hop Awards, du 12 au
15 décembre, le chanteur a dénoncé le régime du président sénégalais Abdoulaye Wade lors d'une conférence de presse puis d'un concert donné mercredi, invitant même M. Wade à "quitter le pouvoir" s'il aimait son pays.

Originaire du nord ivoirien, Tiken Jah Fakoly avait préféré quitter Abidjan
après la tentative de coup d'Etat des FN en septembre 2002, se sentant menacé pour sa sécurité. Il est revenu après cinq ans d'exil pour participer, avec d'autres artistes ivoiriens, au concert de la réconciliation du 8 décembre.

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Article publié par AFP et référencé par 225.ci.