Des droits de diffusion jamais versés
L'une des frustrations qui alimentent la colère des artistes ivoiriens aujourd'hui, est assurément la discrimination qui existe dans la gestion de leurs droits. Le Burida depuis sa création jusqu'à ce jour paie ses sociétaires en fonction de la somme que génèrent leurs droits mécaniques. C'est à dire que lorsqu'un artiste fait une production, c'est seul l'argent que la vente de son produit rapporte qui lui est versé comme droit par le bureau ivoirien des droits d'auteur. Ce que les artistes trouvent injuste. Car leurs droits de diffusion ne leur sont pas versés. Et cela se vérifie sur leur fiche de payement délivrée par le Burida. Les droits perçus dans les maquis, boîtes de nuit et autres espaces sonorisés et qui sont régulièrement recueillis servent à autre chose. En tout cas pas au bien être des artistes. Puisque aucune trace de ces droits ne figure sur la fiche qui prouve qu'un artiste a touché tel ou tel droit. Où va donc cet argent ? A quoi sert-il ? Ce sont les réponses à ces interrogations que les créateurs ivoiriens, dont les droits sont logés au Burida, veulent savoir. C'est ça aussi la vérité.
A.N
A.N