Attention à la confusion
La guerre semble déclarée entre le chef de Parquet et le Barreau d'Abidjan dans l'affaire Petroci-ILS, une affaire de gros sous, dit-on. Mais ce n'est pas là, le problème. Ici, nous nous trouvons face à une bataille portant sur la forme du problème selon les avocats. Et pour le Procureur, c'est le fond du problème qu'il faut voir. La confusion est vite faite quand on parle d'une perte sèche de deux milliards pour l'Etat via Petroci. Et que cette situation pourrait même provoquer une pénurie de carburant, et de gaz. Or, les avocats disent qu'ils s'en tiennent à la pure forme. Pour eux, il y a eu bel et bien violation des textes lorsque le Procureur a envoyé des policiers pour contraindre Me Assi à aller montrer le lieu où seraient stockés les matériels de la Petroci. Ils sont catégoriques : En matière civile, il n'y a pas de contrainte de corps. Le faisant, Tchimou bafoue la dignité et le droit de l'Avocat. Ensuite, Tchimou estime que l'article 103 du règlement intérieur du barreau d'Abidjan ne permet pas à un avocat d'être liquidateur d'une société. Or le Traité OHADA qui a une valeur supra-nationale le permet. En tout état de cause, le siège d'une société en liquidation est le siège de la société elle-même et nom le cabinet de l'avocat qui en à la charge. A tout point de vue, il y a eu violation de domicile professionnel d'un avocat dans une affaire purement civile.
IBK
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