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Audiences foraines - Abengourou

Les audiences foraines sont en passe d'atteindre leur vitesse de croisière dans l'Indénié. Depuis le 11 octobre dernier, l'équipe mobile sillonne les villages de la sous-préfecture de Yakassé-Féyassé. L'équipe du président Djinté N'Guessan, en charge de la commune d'Abengourou, était hier mercredi dans le village de Zinzenou. Sur 140 requêtes, six ont été rejetées et 134 ont reçu un accord de la part du tribunal. La veille, le mardi 20 novembre, 76 jugements supplétifs ont été délivrés et deux demandes rejetées. Aujourd'hui, le président Djinté et son équipe entendent attaquer le village d'Ebouassué. Interrogé, le magistrat dit être satisfait dans l'ensemble du déroulement des audiences foraines dans le département d'Abengourou. Le message de sensibilisation est bien passé. Il est vrai que les premiers jours, les requérants traînent un peu les pas. Mais, ils finissent par répondre massivement les derniers jour, s'est-il réjoui. L'équipe mobile du tribunal d'Abengourou après Ebouassué, sillonnera les villages d'Appromponou, Kouamédiankro, Sankadiokro, Yaobadiokro et Morokro avant de se rendre dans la sous-préfecture de Amélekia. La commune d'Abengourou a été déjà bouclée depuis le mois d'octobre. Dans les localités visitées, selon les responsables des brigades mixtes du Centre de commandement intégré, aucun incident n'a été constaté . Même son de cloche au niveau des représentants des partis politiques. Depuis le début, il n'y a pas de problème. Tout se passe bien. A Abengourou jusque et ses sous-préfectures, il n'y a pas eu d'incident, a rassuré Kouakou Konan Edouard, le représentant du PDCI-RDA. Même s'il reconnaît que depuis le commencement, à part son parti et le RDR, les autres représentants ne sont pas trop présents à ces audiences foraines. Toutefois, sur les trois équipes qui devraient verrouiller le département, seule l'équipe dirigée par le juge Djinté est présente sur le terrain. Les deux autres équipes chargées de couvrir Béttié et Niablé n'ont pas encore démarré. En plus de ce retard, il faut ajouter les problèmes de primes. Les éléments de la brigade mixte du CCI rencontrés à Zinzenou sont unanimes: "Depuis deux semaines, des trois mille francs par jour que nous devrions percevoir, nous n'avons rien encore reçu. Et s'il arrive que nous percevions quelque chose, c'est, le plus souvent, avec deux semaines de retard. Ce qui n'est pas normal", se sont plaint gendarmes, policiers et soldats FAFN. Ils avouent ne pas comprendre leur hiérarchie, ce d'autant qu'on parle de plus de six milliards déjà décaissés. Pour eux, la prime qui au départ était fixée à 15 mille FCFA doit être payée à temps pour leur permettre au moins de se nourrir décemment. Les mêmes récriminations ont été portées par les hommes du ministre de la Justice Koné Mamadou. Koutou Thomas, substitut du Procureur de la République près le tribunal d'Abengourou s'est plaint du non paiement du perdiem quotidien des membres du tribunal forain. "Il y a eu depuis le commencement un premier versement de 15 jours. Depuis, plus rien", a-t-il dénoncé. Avant d'ajouter: "c'est parce que le métier que nous faisons est un sacerdoce et nous le faisons pour l'amour du pays. Sinon, une autre corporation se serait mise en grève." Le président du tribunal quant à lui, a déploré le manque de matériel de travail et de médicaments de premiers soins. "Même pour avoir un stylo, nous devons mettre la main à la poche, s'est-il indigné. Avant d'admettre qu'au niveau du déroulement pratique des audiences foraines, il n'y a pas de problème.
Jean-Claude Coulibaly

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Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.