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Le Temps
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Le temps de l`escroquerie

Après la suspension du mot d'ordre de grève des Instituteurs, les tout-petits ont repris le chemin de l'école, hier. Ils ont encore huit semaines pour boucler l'année académique. Comment les enseignants vont-ils gérer ce temps qui reste ? Certainement qu'ils vont procéder par des cours de rattrapage pour combler le temps perdu dans la grève. Et c'est là que les parents d'élèves vont peut-être en pâtir. Parce que ces cours de sauvetage ne sont pas gratuits. Ils coûteront au minimum la somme de 200 f cfa aux parents tous les mercredis. Ce n'est pas une décision officielle de l'Etat. Mais nous l'écrivons, parce que si déjà, en temps normal ce système avait droit de citer, ce n'est pas en ce moment où il est question de rattraper le temps perdu, que les enseignants du primaire public qui se livraient à cette pratique, vont faire cadeaux aux parents d'élèves. C'est un autre enfer qui commence pour les familles démunies dans les bas quartiers où les gens ne mangent qu'une seule fois par jour. Le temps de l'escroquerie semble ainsi sonné pour nos éducateurs dont le droit à la revendication n'a jamais tenu compte du droit à l'éducation des enfants. Les directeurs d'école qui, par souci de solidarité, restent muets sur la pratique, laisseront faire pour ne pas exposer leurs collaborateurs. C'est le lieu d'interpeller les associations des parents d'élèves afin qu'elles s'organisent pour ouvrir les yeux et donner de la voix pour que cette pratique s'éloigne de l'école primaire. Parce qu'il serait trop facile de perdre le temps dans des revendications qui, même si elles sont légitimes, causent des préjudices énormes aux enfants et aux pauvres parents du fait de leur prolongement.

Pierre Legrand
Legrand07539420@yahoo.fr

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Article publié par Le Temps et référencé par 225.ci.