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Fraternité Matin
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RDC : La Cour pénale internationale arrête Bemba

Le commissaire européen au Développement Louis Michel a indiqué dimanche faire "confiance" à la Cour pénale internationale (CPI) qui a fait arrêter Jean-Pierre Bemba, tout en restant prudent sur les accusations lancées contre l'ancien vice-président congolais. "Je ne peux pas juger la Cour pénale et de l'opportunité de (l'arrestation), je ne connais pas le dossier, donc je ne peux que faire confiance à la Cour pénale", a-t-il déclaré lors d'une émission sur la chaîne de télévision RTL-tvi. "Ce qui est classique et normal, c'est qu'un leader, un chef d'armée, qu'il soit rebelle ou au pouvoir, est responsable de ce qui se fait en son nom", a-t-il continué. Mais "est-ce que les leaders sont directement informés en temps réel de ce qui se passe? Je crois qu'ils doivent savoir un certain nombre de choses. Est-ce qu'ils ont ça sous contrôle, je n'en sais rien", a continué le commissaire. "Ce que je peux vous dire, c'est que si M. Bemba est arrêté, je crois que beaucoup d'autres devront être arrêtés, car dans ce type de conflits, on ne maîtrise pas toujours ce qui se passe sur le terrain". Jean-Pierre Bemba, arrêté samedi à Bruxelles, est poursuivi par le procureur de la CPI pour deux chefs de crimes contre l'humanité et quatre chefs de crimes de guerre, dans le cadre de l'enquête sur les crimes commis à grande échelle en Centrafrique en 2002 et 2003. Louis Michel a d'autre part indiqué qu'il avait "eu l'impression" que M. Bemba "acceptait de s'inscrire dans le cadre des institutions congolaises et de jouer son rôle dans le système démocratique", au cours de l'élection présidentielle en 2006 qu'il avait perdue en RDC au profit de Joseph Kabila.




AFP

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