Grand-Lahou
En politique, il y a des signes qui ne trompent pas. Mais aussi et surtout en politique, il n'existe pas de hasard. Pas de loterie Tout est à base de calcul. A base d'imagination. Et donc de réflexion. En politique, tout comme en chimie, rien ne se perd, tout se transforme. Tout acte politique obéit à un schéma. A un plan. Et à un objectif précis. Qu'il soit à long ou à court terme. Tous les professionnels du métier le savent qui ne s'engagent presque jamais dans une action sans intérêts politiques. Sans dividendes politique sous-jacentes. Il semble même que c'est tout cela qui fait la noblesse et la passion du métier de la politique. Ce n'est donc pas le Pr Alphonse Djédjé Mady qui était en meeting à Grand-Lahou le dimanche 23 décembre dernier qui nous dira le contraire. Lui qui, rentré la veille de Bocanda, a tenu le lendemain à faire absolument le déplacement de la petite cité du littoral. La suite, on la connaît désormais. Le secrétaire général du parti de Konan Bédié n'est pas passé par quatre chemins pour revendiquer la récente violence qu'a connue Grand-Lahou. Le préfet de la ville, M. Edmond Agaud René, qui était certainement encore en train de se creuser les méninges pour connaître les tenants et aboutissants d'une telle violence, en a désormais une grande lisibilité. Tout comme le ministère de l'Intérieur tenu par Désiré Tagro. Le litige foncier n'a été qu'un prétexte pour voiler la lutte de positionnement des acteurs politiques de Grand-Lahou. On le sait, la disparition du maire Usher Assouan est une grande perte pour le PDCI qui voit ainsi le terrain politique lui glisser entre les mains. Ce qu'il n'est pas près d'accepter. D'où les man?uvres malveillantes organisées dans la petite cité du littoral afin de consolider les acquis politiques. La vérité est à ce niveau et non ailleurs, comme tentent malencontreusement de nous faire croire les membres de la famille biologique et politique du défunt maire de Grand-Lahou. Heureusement qu'en politique, le hasard n'existe pas.