Sortie de crise : Le PCRCI et la Renaissance dénoncent l'Accord de Ouaga
Le Parti communiste révolutionnaire de Côte d'Ivoire (PCRCI) et La Renaissance ont animé, mardi, une conférence de presse, à la mairie d'Adjamé. Pour faire, non seulement le point sur l'Accord de Ouaga, mais aussi pour donner leurs opinions sur les questions brûlantes de l'actualité nationale. Pour ces deux partis, concernant l'Accord de Ouaga dont le délai de 10 mois prévu par le chronogramme est pratiquement épuisé?, sept (7) mois?, précisent-ils, qu'il a été signé, nulle part on ne voit la mise en ?uvre d'actions devant aboutir à la paix et à des élections démocratiques?. Aussi ont-ils décrété la fin du délai de grâce de l'Accord, car aucune action décisive prévue n'est réalisée à la satisfaction de tous ceux qui souffrent des affres de la crise politique et ses injustices criantes de l'économie de guerre?. Alors, disent-ils en choeur: Il n'est plus possible de regarder les signataires nous abreuver de promesses?. Leur sentence tombe, alors: nous nous acheminons tout droit vers (son) échec?. En témoigne, entre autres, selon eux, le nouveau chronogramme que vient de proposer le président de la Commission électorale indépendante récemment; à savoir que l'élection présidentielle pourrait se tenir en octobre 2008, après la fin des audiences foraines : Cela fait cinq ans que l'on parle de ces audiences sans qu'elles ne commencent effectivement Il n'est plus possible de s'en tenir aux déclarations de bonnes intentions?.
Le PCRCI et La Renaissance déclarent que les actions engagées par les signataires de l'Accord sont cosmétiques, symboliques. (Elles) n'ont encore induit aucun changement notable pour les masses populaires?. Au motif que la liberté de circulation demeure gravement entravée; l'insécurité insupportable, les Ivoiriens continuent d'être des sans- papiers dans leur propre pays; le flou entretenu autour de la liste électorale n'augure rien de bon quant à la transparence des élections Tout laisse croire que les tenants du pouvoir se sentent bien dans leur situation actuelle?. Même avec tout ce qui a été fait, après l'Accord de Ouaga: la formation du gouvernement- elle s'apparente à un partage du gâteau?-; la suppression de la zone de confiance, le Bûcher de la paix à Bouaké, etc., le problème reste entier dans le pays?. Parce que, selon eux, ces contentieux: la Constitution anti-démocratique adoptée sous la menace de la baïonnette en 2000, les questions agraire et de nationalité, les nouveaux problèmes apparus avec la guerre (les milices, l'existence d'une armée dite loyaliste et une autre dite FAFN), la fuite de l'administration de la zone du conflit?, etc. n'ont pas été liquidés. C'est pourquoi, ils ne croient point en cet Accord qui est inférieur aux résolutions du Forum de réconciliation nationale de fin 2001qui avait davantage de légitimité? et estiment que Ouaga, accord entre deux forces militaires dans lequel ni les partis politiques d'opposition ni les masses populaires en général n'ont voix au chapitre, a restauré la constitution de type autocratique à l'origine de la guerre?.
Le Parti communiste révolutionnaire de Côte d'Ivoire et La Renaissance pensent que les rumeurs de coup d'Etat qu'on entend ça et là, ne sont qu'un moyen pour éviter de s'attaquer aux vrais problèmes?. Face à ce tableau pessimiste, ils en arrivent à s'interroger : Que faire donc?
Réponse: les deux partis invitent le peuple dans son ensemble et toutes les forces politiques et sociales à sortir des sentiers battus pour s'engager dans la voie de la réalisation de l'issue prônant la rupture avec la situation prévalente?.
Michel Koffi
Le PCRCI et La Renaissance déclarent que les actions engagées par les signataires de l'Accord sont cosmétiques, symboliques. (Elles) n'ont encore induit aucun changement notable pour les masses populaires?. Au motif que la liberté de circulation demeure gravement entravée; l'insécurité insupportable, les Ivoiriens continuent d'être des sans- papiers dans leur propre pays; le flou entretenu autour de la liste électorale n'augure rien de bon quant à la transparence des élections Tout laisse croire que les tenants du pouvoir se sentent bien dans leur situation actuelle?. Même avec tout ce qui a été fait, après l'Accord de Ouaga: la formation du gouvernement- elle s'apparente à un partage du gâteau?-; la suppression de la zone de confiance, le Bûcher de la paix à Bouaké, etc., le problème reste entier dans le pays?. Parce que, selon eux, ces contentieux: la Constitution anti-démocratique adoptée sous la menace de la baïonnette en 2000, les questions agraire et de nationalité, les nouveaux problèmes apparus avec la guerre (les milices, l'existence d'une armée dite loyaliste et une autre dite FAFN), la fuite de l'administration de la zone du conflit?, etc. n'ont pas été liquidés. C'est pourquoi, ils ne croient point en cet Accord qui est inférieur aux résolutions du Forum de réconciliation nationale de fin 2001qui avait davantage de légitimité? et estiment que Ouaga, accord entre deux forces militaires dans lequel ni les partis politiques d'opposition ni les masses populaires en général n'ont voix au chapitre, a restauré la constitution de type autocratique à l'origine de la guerre?.
Le Parti communiste révolutionnaire de Côte d'Ivoire et La Renaissance pensent que les rumeurs de coup d'Etat qu'on entend ça et là, ne sont qu'un moyen pour éviter de s'attaquer aux vrais problèmes?. Face à ce tableau pessimiste, ils en arrivent à s'interroger : Que faire donc?
Réponse: les deux partis invitent le peuple dans son ensemble et toutes les forces politiques et sociales à sortir des sentiers battus pour s'engager dans la voie de la réalisation de l'issue prônant la rupture avec la situation prévalente?.
Michel Koffi