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Le Temps
· 2 min de lecture

Entre l`Etat et le Rhdp, Soro tranche

Cour assidue. Chantage. Menaces. Tout y est passé pour faire plier l'échine au jeune secrétaire des forces nouvelles, Guillaume Soro. " Si Soro accepte de devenir le Premier ministre de Gbagbo, il sera de ce fait responsable de l'éclatement du G7 "avait averti un responsable du Pdci, qui savait que son patron Bédié, n'a jamais été enthousiaste que cet allié occupe la Primature en lieu et place de l'ex-gouverneur venu de la Beceao. Face à l'inflexibilité de celui que l'opposition civile considère comme un simple primus inter pares (le premier sur la liste des ministres), le rouleau compresseur des houphouétistes tourne à plein régime: " Le gouvernement aux pieds de Gbagbo/Soro. Rhdp : Qui doit assumer l'échec ? "Les " camarades "du nouveau P M ivoirien ne cherchent pas loin. Le " traître "à leurs yeux est là : " Un deal " entre Soro et le Président de la République existerait. Il aura fallu la publication officielle de la liste des membres du gouvernement, pour que les adversaires du PM, ruent dans les brancards et s'encroûtent dans un abaissement inimaginable du sens civique et de l'éthique : Soro, écrivent-ils, doit savoir qu'en faisant triompher Gbagbo à l'élection présidentielle, il ne bénéficiera pas de l'amnistie du peuple. Tandis que son soutien aux Houphouétistes pourrait le sauver de la géhenne. Peut-on les paraphraser.
Face à ces jérémiades, le nouveau Soro? qui a récemment donné une leçon politique au " doyen "Bédié, lorsque ce dernier s'est répandu dans la presse pour désapprouver l'Accord de Ouaga, annonce à nouveau les couleurs. Au Rhdp qui lui fait maladroitement la cour depuis qu'il a été nommé Premier ministre, Soro tranche : " Je suis le premier ministre de tous les ivoiriens ". Et vlan ! C'est-à-dire qu'il ne faut pas compter sur lui pour fragiliser la paix en s'attaquant au Président élu, Laurent Gbagbo avec qui il entend plutôt travailler en partenariat : " Je vous invite à arrêter les invectives, les rigidités et autre radicalisme comme si nous avions gagné la guerre ". Et ce n'est pas tout : " Aucune nation ne peut prospérer dans l'incivisme, l'indiscipline, le laxisme, le désordre et l'injustice. L'Etat doit être fort et respecté ". Tchyé !? De la bouche de Soro, ces phrases sonnent comme des cantiques psalmodiés par les patriotes, longtemps vilipendés par l'international du crime contre la Côte d'Ivoire. L'ami mien qui a entendu ce discours, reste ébahi. Heureux. Surpris que celui qu'il détestait hier, invite aujourd'hui ses anciens camarades ? du G7, à sortir des " logiques d'affrontement". " Changeons de cap "conseille le Premier ministre aux réfractaires à l'accord de paix de Ouaga. Discours d'homme d'Etat? Demain nous le dira. Pour l'heure, ne boudons pas notre plaisir.
Douh-L.patrice
pdouh@yahoo.fr

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Article publié par Le Temps et référencé par 225.ci.