Que valent les FN sans le RHDP
Mariage de raison ou union d`intérêts ? Le débat sur les rapports entre les mouvements de la Rébellion réunis au sein des Forces Nouvelles et les partis politiques du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) n`est plus à ce stade. Il est plus que jamais question de rupture de l`attelage qui a ceint les Forces Nouvelles au RHDP. Le G7 aura vécu. Au moment où parvenues au sommet de l`Etat, les Forces Nouvelles de Soro Guillaume crient à hue et à dia vouloir se débarrasser de leurs alliés empêcheurs de s`amouracher en rond avec l`ennemi d`hier, les populations ivoiriennes et les observateurs de la scène sociopolitique se demandent : Que valent et que vaudront les Forces Nouvelles sans le RHDP ?
Quand seulement cinq jours après le déclenchement de la guerre, Tuo Fozié se présentait comme le premier visage de la rébellion, l`on était très loin des calculs politiciens de ceux qui seraient aujourd`hui les figures de proue de la rébellion et les hommes d`Etat qui se donnent le droit de vie et de mort sur des formations régulièrement constituées. Pour le pouvoir FPI, il s`agissait d`un ramassis de névrosés sanguinaires juste bons à tuer, puisqu`ils tuent. D`où la célèbre phrase du Chef de l`Etat Gbagbo Laurent qui disait à son retour de Rome : " Si quelqu`un vient vers moi avec un rameau d`olivier, je l`embrasse. S`il vient en brandissant l`épée, je sors mon épée. Jamais je ne discuterai avec des gens en armes ". Le Président Henri Konan Bédié dans sa réaction du 20 septembre, a recommandé au président Gbagbo d`entamer sans délai le dialogue avec les insurgés. Le président Alassane Dramane Ouattara, dans sa déclaration du 21 septembre, a souhaité que les parties en conflit évitent le chaos à la Côte d`Ivoire. De fait, au moment où le pouvoir exhortait tout le monde à voir dans les animateurs de la rébellion des inhumains à crucifier sans autre forme de procès, il a fallu les leaders des partis du RHDP pour demander qu`on discute avec eux. Cinq ans après, la guerre n`ayant donné que désolation et misère, les deux parties belligérantes consentent à discuter. De 2002 à 2006, taxés de bloc rebelle par le régime FPI, les militants et dirigeants des partis du RHDP ont subi les pires atrocités et humiliations. Ils ont été traqués et brimés pour avoir soutenu les différents accords de paix et surtout pour leur soutien au principe de discussion et d`échange avec les Forces Nouvelles. La marche de soutien à l`accord de Marcoussis qu`ils ont voulu organiser le 24 mars 2004 a été réprimée dans le sang, avec à la clé plus de 150 morts (officiels). On pourrait aujourd`hui écrire qu`ils sont morts pour que les Forces Nouvelles soient acceptées. Les sièges de ces partis et des journaux proches d`eux ont été attaqués et incendiés
On retiendra surtout que si les Forces Nouvelles ont été acceptées comme des humains et sont devenues fréquentables comme des humains, elles le doivent au RHDP qui a bataillé ferme dans ce sens. Si après l`accord de Ouagadougou et au nom de la nouvelle amitié avec leurs ennemis d`hier, les Forces Nouvelles veuillent immoler le RHDP sur l`autel du tandem Gbagbo-Soro, il faut se demander que vaudront ces Forces Nouvelles au c?ur de la République sans le RHDP. Certes, elles ont une armée ( ?), puisqu`elles n`ont pas encore désarmé, elles disposent d`un territoire (le CNO) qu`elles administrent, mais politiquement, elles n`ont aucune base. Elles sont loin d`être un parti politique, en ont-elles les hommes et les capacités politiques ?). La réalité qu`elles ignorent ou feignent de ne pas prendre en compte est que tous ceux qui étaient bloqués dans leurs zones, qui se sont soumis pendant cinq ans à leur diktat, ne sont pas forcement des adeptes des armes, mais ont dû subir pour préserver leurs vies. Si la Communauté internationale a prêté une oreille attentive à la rébellion, c`est bien parce que les partis du RHDP qui regroupe la majorité du peuple ivoirien ont voulu que le Forces Nouvelles soient écoutées et comprises, au besoin, pour que la paix revienne. Maintenant que Soro est Premier Ministre et qu`il parle de réunification du pays, chaque habitant du CNO rejoindra sa formation politique d`avant la guerre. Par ailleurs, les Forces Nouvelles doivent comprendre que dans une guerre (qu`elles ont déclenchée), il ne peut y avoir de match nul. Le régime FPI le sait mieux que quiconque, qui change son fusil d`épaule. Et là où il a échoué avec les avions et chars, il est en train de réussir par l`usure.
Eddy PEHE
Quand seulement cinq jours après le déclenchement de la guerre, Tuo Fozié se présentait comme le premier visage de la rébellion, l`on était très loin des calculs politiciens de ceux qui seraient aujourd`hui les figures de proue de la rébellion et les hommes d`Etat qui se donnent le droit de vie et de mort sur des formations régulièrement constituées. Pour le pouvoir FPI, il s`agissait d`un ramassis de névrosés sanguinaires juste bons à tuer, puisqu`ils tuent. D`où la célèbre phrase du Chef de l`Etat Gbagbo Laurent qui disait à son retour de Rome : " Si quelqu`un vient vers moi avec un rameau d`olivier, je l`embrasse. S`il vient en brandissant l`épée, je sors mon épée. Jamais je ne discuterai avec des gens en armes ". Le Président Henri Konan Bédié dans sa réaction du 20 septembre, a recommandé au président Gbagbo d`entamer sans délai le dialogue avec les insurgés. Le président Alassane Dramane Ouattara, dans sa déclaration du 21 septembre, a souhaité que les parties en conflit évitent le chaos à la Côte d`Ivoire. De fait, au moment où le pouvoir exhortait tout le monde à voir dans les animateurs de la rébellion des inhumains à crucifier sans autre forme de procès, il a fallu les leaders des partis du RHDP pour demander qu`on discute avec eux. Cinq ans après, la guerre n`ayant donné que désolation et misère, les deux parties belligérantes consentent à discuter. De 2002 à 2006, taxés de bloc rebelle par le régime FPI, les militants et dirigeants des partis du RHDP ont subi les pires atrocités et humiliations. Ils ont été traqués et brimés pour avoir soutenu les différents accords de paix et surtout pour leur soutien au principe de discussion et d`échange avec les Forces Nouvelles. La marche de soutien à l`accord de Marcoussis qu`ils ont voulu organiser le 24 mars 2004 a été réprimée dans le sang, avec à la clé plus de 150 morts (officiels). On pourrait aujourd`hui écrire qu`ils sont morts pour que les Forces Nouvelles soient acceptées. Les sièges de ces partis et des journaux proches d`eux ont été attaqués et incendiés
On retiendra surtout que si les Forces Nouvelles ont été acceptées comme des humains et sont devenues fréquentables comme des humains, elles le doivent au RHDP qui a bataillé ferme dans ce sens. Si après l`accord de Ouagadougou et au nom de la nouvelle amitié avec leurs ennemis d`hier, les Forces Nouvelles veuillent immoler le RHDP sur l`autel du tandem Gbagbo-Soro, il faut se demander que vaudront ces Forces Nouvelles au c?ur de la République sans le RHDP. Certes, elles ont une armée ( ?), puisqu`elles n`ont pas encore désarmé, elles disposent d`un territoire (le CNO) qu`elles administrent, mais politiquement, elles n`ont aucune base. Elles sont loin d`être un parti politique, en ont-elles les hommes et les capacités politiques ?). La réalité qu`elles ignorent ou feignent de ne pas prendre en compte est que tous ceux qui étaient bloqués dans leurs zones, qui se sont soumis pendant cinq ans à leur diktat, ne sont pas forcement des adeptes des armes, mais ont dû subir pour préserver leurs vies. Si la Communauté internationale a prêté une oreille attentive à la rébellion, c`est bien parce que les partis du RHDP qui regroupe la majorité du peuple ivoirien ont voulu que le Forces Nouvelles soient écoutées et comprises, au besoin, pour que la paix revienne. Maintenant que Soro est Premier Ministre et qu`il parle de réunification du pays, chaque habitant du CNO rejoindra sa formation politique d`avant la guerre. Par ailleurs, les Forces Nouvelles doivent comprendre que dans une guerre (qu`elles ont déclenchée), il ne peut y avoir de match nul. Le régime FPI le sait mieux que quiconque, qui change son fusil d`épaule. Et là où il a échoué avec les avions et chars, il est en train de réussir par l`usure.
Eddy PEHE