Abobo : Les populations grognent et menacent
Face à la flambée des prix de produits de première nécessité, l'appel du président Laurent Gbagbo à l'endroit des commerçants semble n'avoir pas eu l'effet escompté .Et le panier de la ménagère ou si vous voulez, les consommateurs continuent d'en payer les frais. Une incursion, le week-end dernier dans les différents marchés de la commune d'Abobo, nous a permis de nous rendre à l'évidence. Au petit marché de Belle-ville, le prix du kilo de riz, selon la qualité, est resté pratiquement doublé. Le riz communément appelé " déni kachia " est vendu à 400frs le kilo alors qu'il était vendu précédemment à 250frs. Le riz baptisé " Malo woussou " connaît la même hausse. De 300frs, il est à 325frs le kilo. Le sac de 25kg du riz cassé, Uncle sam, est passé de 8500 à 9500 ou 10000frs dans les boutiques. Le litre d'huile est désormais à 900frs voire 1000fr au lieu de 800frs. Ces prix sont pratiquement les mêmes. Interrogées sur place, la plupart des femmes ne croient pas à une baisse malgré l'intervention du président Laurent Gbagbo. " On nous a dit que les prix allaient être revus à la baisse mais je ne pense pas que les commerçants accepteront d'appliquer cette décision dans l'immédiat sous prétexte qu'ils devront liquider leur stock", nous laisse entendre Mme Oulaï. La proposition pour elle est que des contrôleurs viennent jouer franchement les gendarmes sur les marchés, sinon ce sera le calvaire pour les gens de petits revenus. Mme Assita B pense que si les consommateurs ne réagissent pas, la situation restera inchangée. Pour l'heure, les populations d'Abobo vivent dans l'attente et espèrent que les prix baisseront comme l'a promis le président Laurent Gbagbo.
De Bouaffo
De Bouaffo