Divo : Rififi au FPI- Conseil général : la déchirure
A Divo, le moins que l'on puisse dire est que le conseil général est grippé. C'est même l'implosion, car les faits considérés comme de simples rumeurs propagées à travers des tracts ont été étalés au grand jour lors de la deuxième session du conseil le samedi 25 août 2007 au siège dudit conseil général. Les raisons profondes
d'une crise. Les deux (2) figures emblématiques du conseil général, tous deux pontes du FPI (le président Paul Yao N'dré et le député Jacob Gnéba Akpalé (3e vice-président) sont en rupture de ban depuis près de quatre ans. Cette crise a commencé quand, après les élections de 2002, le président élu au conseil général est appelé au gouvernement. Son 1er vice-président Jacob Akpalé occupe les rênes du conseil. Remercié du gouvernement, Yao Paul N'dré revient occuper son poste. Il procède à un réaménagement du bureau. Le député Jacob Akpalé (ex-président) se retrouve être 3e vice-président. Il a donc été rétrogradé derrière Yanon Gode et Attébé Boniface (fédéral FPI). Naturellement, Gneba Akpalé Jacob refuse ce qu'il appelle une trahison car pendant la campagne du conseil général, il y avait eu un deal. Ceux qui auront payé le plus seraient présidentiables. Ainsi, Yao N'dré aurait déboursé 7 millions FCFA, lui Akpalé Jacob, 3,5 millions FCFA. Et Wawa Laurent, 2,5 millions FCFA. Ce qui justifie son refus d'occuper le poste de 3e vice-président : "Pour toutes ces raisons, je n'occuperai pas le fauteuil de 3e vice-président à la table de séance. Je préfère rester dans la foule, le jour des conseils et je ne participerai à aucune réunion de bureau", avait-il décidé. Lors du remaniement du bureau le samedi 25 août dernier, le président Paul Yao N'dré a reconduit l'ancien bureau : Yao Paul N'dré (président), Yanon Godé, Attébé Boniface, Gneba Akpalé Jacob, Jules Serges Gnigou et Mme Marie Dago Hélène. Interpellé par les autres conseillers, le président Paul Yao N'dré a dit appliquer la loi qui régit les conseils généraux. Une réunion sur fond d'invectives, de médisances et de défiances. La réunion du conseil en date du 25 août a été très houleuse. D'abord, les conseillers (FPI) reprochent à Yao Paul N'dré d'avoir nommé Jules Serges Gnigou (PDCI-RDA) comme vice-président, alors qu'il y a beaucoup de cadres dans leur rang. D'ailleurs, des hommes comme Wawa Beugré, N'guessan Camille et la député, Mme Abané Bouabré Yvonne ont été injustement remerciés, voire évincés de leur poste de vice-président. Face au mécontentement généralisé, Yao Paul N'dré a affirmé. "Gnéba Akpalé Jacob a plaidé pour sa reconduction". A cela, Akpalé a réagi en des termes durs: "Ma vie politique ne se résume pas au-dessous de ma ceinture. Ce problème m'agace. () Est-ce que j'empêche le fonctionnement du conseil général ? Moi un idiot ? Un analphabète ? Je ne démissionnerai pas pour écoper des sanctions". Et Yao Paul N'dré d'être on ne peut plus clair : "Il n'y a pas quelqu'un qui est né pour être président, député, vice-président ou maire à vie. Si Gnéba Akpalé Jacob a été maintenu dans le bureau, c'est parce qu'il est notre doyen. Faisons tout pour faire avancer Divo", a-t-il plaidé. La vaine médiation
des traditionnels
Face à ce confit qui mine le conseil général, les chefs traditionnels ont entrepris une médiation entre les frères (FPI) en conflit. Ainsi, le chef du collectif, Tékro Aliko, président de l'association des chefs traditionnels du département, dit avoir proposé leurs bons offices. Mais, il a affirmé très amer : "Le conflit entre les deux élus est très grave. C'est un problème que nous croyons avoir réglé puisqu'au cours d'une concertation nocturne, jusqu'à deux (2) heures du matin, nous avons même fait une libation pour réconcilier les deux frères ennemis. Il est question maintenant que Paul Yao N'dré se rende chez son aîné Akpalé Jacob pour échanger comme promis". Et le président Paul Yao N'dré de faire cette remarque : "Aller chez Akpalé Jacob, n'est pas une obligation. Il est temps que Jacob dise publiquement ce qu'il me reproche". Et Akpalé de répondre : "Tant que Yao N'dré ne se rend pas chez moi, je n'occuperai pas le siège de 3e vice-président et ne participerai non plus aux réunions du bureau". La guerre entre ces deux barrons du FPI est loin de connaître un dénouement heureux au grand dam des populations.
N'guessan Denis à Divo
d'une crise. Les deux (2) figures emblématiques du conseil général, tous deux pontes du FPI (le président Paul Yao N'dré et le député Jacob Gnéba Akpalé (3e vice-président) sont en rupture de ban depuis près de quatre ans. Cette crise a commencé quand, après les élections de 2002, le président élu au conseil général est appelé au gouvernement. Son 1er vice-président Jacob Akpalé occupe les rênes du conseil. Remercié du gouvernement, Yao Paul N'dré revient occuper son poste. Il procède à un réaménagement du bureau. Le député Jacob Akpalé (ex-président) se retrouve être 3e vice-président. Il a donc été rétrogradé derrière Yanon Gode et Attébé Boniface (fédéral FPI). Naturellement, Gneba Akpalé Jacob refuse ce qu'il appelle une trahison car pendant la campagne du conseil général, il y avait eu un deal. Ceux qui auront payé le plus seraient présidentiables. Ainsi, Yao N'dré aurait déboursé 7 millions FCFA, lui Akpalé Jacob, 3,5 millions FCFA. Et Wawa Laurent, 2,5 millions FCFA. Ce qui justifie son refus d'occuper le poste de 3e vice-président : "Pour toutes ces raisons, je n'occuperai pas le fauteuil de 3e vice-président à la table de séance. Je préfère rester dans la foule, le jour des conseils et je ne participerai à aucune réunion de bureau", avait-il décidé. Lors du remaniement du bureau le samedi 25 août dernier, le président Paul Yao N'dré a reconduit l'ancien bureau : Yao Paul N'dré (président), Yanon Godé, Attébé Boniface, Gneba Akpalé Jacob, Jules Serges Gnigou et Mme Marie Dago Hélène. Interpellé par les autres conseillers, le président Paul Yao N'dré a dit appliquer la loi qui régit les conseils généraux. Une réunion sur fond d'invectives, de médisances et de défiances. La réunion du conseil en date du 25 août a été très houleuse. D'abord, les conseillers (FPI) reprochent à Yao Paul N'dré d'avoir nommé Jules Serges Gnigou (PDCI-RDA) comme vice-président, alors qu'il y a beaucoup de cadres dans leur rang. D'ailleurs, des hommes comme Wawa Beugré, N'guessan Camille et la député, Mme Abané Bouabré Yvonne ont été injustement remerciés, voire évincés de leur poste de vice-président. Face au mécontentement généralisé, Yao Paul N'dré a affirmé. "Gnéba Akpalé Jacob a plaidé pour sa reconduction". A cela, Akpalé a réagi en des termes durs: "Ma vie politique ne se résume pas au-dessous de ma ceinture. Ce problème m'agace. () Est-ce que j'empêche le fonctionnement du conseil général ? Moi un idiot ? Un analphabète ? Je ne démissionnerai pas pour écoper des sanctions". Et Yao Paul N'dré d'être on ne peut plus clair : "Il n'y a pas quelqu'un qui est né pour être président, député, vice-président ou maire à vie. Si Gnéba Akpalé Jacob a été maintenu dans le bureau, c'est parce qu'il est notre doyen. Faisons tout pour faire avancer Divo", a-t-il plaidé. La vaine médiation
des traditionnels
Face à ce confit qui mine le conseil général, les chefs traditionnels ont entrepris une médiation entre les frères (FPI) en conflit. Ainsi, le chef du collectif, Tékro Aliko, président de l'association des chefs traditionnels du département, dit avoir proposé leurs bons offices. Mais, il a affirmé très amer : "Le conflit entre les deux élus est très grave. C'est un problème que nous croyons avoir réglé puisqu'au cours d'une concertation nocturne, jusqu'à deux (2) heures du matin, nous avons même fait une libation pour réconcilier les deux frères ennemis. Il est question maintenant que Paul Yao N'dré se rende chez son aîné Akpalé Jacob pour échanger comme promis". Et le président Paul Yao N'dré de faire cette remarque : "Aller chez Akpalé Jacob, n'est pas une obligation. Il est temps que Jacob dise publiquement ce qu'il me reproche". Et Akpalé de répondre : "Tant que Yao N'dré ne se rend pas chez moi, je n'occuperai pas le siège de 3e vice-président et ne participerai non plus aux réunions du bureau". La guerre entre ces deux barrons du FPI est loin de connaître un dénouement heureux au grand dam des populations.
N'guessan Denis à Divo