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Pôle Afrique
· 2 min de lecture

Meurtres, violences et dégradations de biens publics, le discours d'Alassane Ouattara toujours attendu

Il n'y a que le chant du coq pour ramener la quiétude dans la basse cour, a t-on coutume de dire en Afrique. Soulèvements populaires, dégradation des biens publics, assassinat et enlèvement d'enfant, attaques contre les symboles de l'État, la Côte d'Ivoire va mal et les ivoiriens semblent avoir perdu leur sérénité. Tous les regards sont à présent tournés vers le Chef de l'État, Alassane Ouattara, dont le mot est attendu, pour apaiser les tensions.

Le porte parole du gouvernement l'avait pourtant annoncé. Lors du conseil des ministres, il y a de cela deux semaines, Bruno Nabagné Koné avait confié à la presse que le Président de la République Alassane Ouattara, se prononcerait sur la situation sociopolitique qui prévaut dans le pays . Mais depuis, rien. Pendant ce temps, les mouvements d'humeurs se multiplient dans le pays. Bouaké, Soubré, Bloléquin et M'Bahiakro, pour ne citer que ces villes, ont déjà reçu leur lot de destruction de biens publics. Qui prendra le relais ? Pour le sociologue Yao Kouadio Albert, enseignant chercheur à l'Université de Daloa (Centre-ouest de la Côte d'Ivoire), une simple adresse à la nation ne suffit pas, elle doit être accompagnée de mesures pratiques pour améliorer le quotidien des ivoiriens et ainsi apaiser les tensions.

Depuis son discours de fin d'année, le Président n'a encore rien dit. Et pourtant il y a eu plusieurs événements entre temps. On sent qu'il ya une bombe qu'il faut à tout prix désamorcer. Un mot du premier citoyen de la République, devrait rassurer ses compatriotes car ne pas le faire, serait cautionner les méfaits constatés ça et là. Il doit faire part des dispositions prises par son équipe pour la sécurité des ivoiriens et leurs biens car voyez vous, nous autres parents, prenons peur lorsque nous voyons tous ces enlèvements d'enfants dans le pays. La psychose sociale est latente a réagi le sociologue, avant d'ajouter que des actions concrètes devraient soutenir le discours attendu du Chef de l'État ivoirien.

Il faut agir mais pas de façon sporadique. Car si c'est le cas, les quidams vont se terrer pendant un ou deux mois, pour ensuite réapparaitre. C'est le cas des microbes. Il faut que ce soit des mesures qui soient suivies sur de longs termes. Il ne s'agit pas de calmer le jeu, mais d'aller au delà. Si les gens font des sacrifices rituels, sur un plan sociologique, c'est parce qu'ils n'ont pas les moyens de satisfaire aux besoins primaires. Donc en plus de parler, il faut emmener le citoyen à avoir de l'espoir en son avenir. Il faut que les retombées économiques soient équitablement redistribuées au sein de la population. Qu'on délie un peu la bourse et qu'on laisse tomber un peu le pain pour les citoyens du bas a conclu le professeur d'Université. ... suite de l'article sur Pôle Afrique

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