Le PDCI au banc des accusés
La Primature, par la voix du porte-parole du Premier ministre, n'apprécie pas du tout les dernières sorties de certains responsables du PDCI, concernant le processus de sortie de crise, qu'ils jugent, entre autres lent. Pour Meïté Sindou, inquiet, leurs déclarations sapent, selon lui, l'Accord de Ouaga. Or, qui le sape, dans leur entendement, sape la paix: c'est regrettable. On a l'impression que le PDCI cherche encore ses marques dans la transition. Aussi invite-t-il ce parti, en attendant la position officielle de son président, Henri Konan Bédié, à être en harmonie avec le blanc seing signé avec le Premier ministre Soro Guillaume. En attendant, après avoir esquivé habilement la question sur l'éventualité d'un remaniement de l'équipe gouvernementale, de même que celle relative à la querelle entre Le Nouveau Réveil et les Forces nouvelles, je ne suis pas habilité à le faire... Je ne suis pas le directeur de la communication des Forces nouvelles..., il a invité les uns et les autres à la nécessaire solidarité et cohérence dans l'action du gouvernement. Il en a été aussi question, dans les échanges, de la dernière résolution de l'ONU, qui a sonné comme une sommation à aller un peu vite dans ce processus de sortie de crise. Sans ruer dans les brancards, Meïté dira: Pour nous, c'est une résolution interpellative. Nous en prenons acte. Il déplore cependant que soit minimisé ce qu'il appelle le facteur bloquant, l'attentat de l'avion à Bouaké du 29 juin dont ont été victimes le Premier ministre et sa délégation. Un seul objectif compte pour le chef du gouvernement: que cette transition soit la plus efficace, que les élections soient la porte de sortie de crise, à travers une campagne apaisée.
M. K
M. K