Diversification des cultures - 3000 projets financés par le FGCCC
Le Fonds de garantie café-cacao (FGCCC) en partenariat avec le gouvernement burundais lance le 19 avril prochain à Abidjan, un projet de financement de diversification des cultures. C'est pour situer l'opinion sur l'intérêt d'un tel engagement que M. Jean Claude Bayou, directeur général du FGCCC a animé mercredi dernier une conférence de presse au complexe Las Palmas aux II Plateaux. Dans le document qui suit, nous vous présentons en intégralité les grands points caractéristiques du projet en question.
Fondements du projet
La réduction de la pauvreté est l'objectif principal de la communauté internationale. La forte dépendance de plusieurs pays en voie de développement d'un nombre réduits de matières de base les expose à des conséquences économiques défavorables. Cela a très souvent des effets néfastes sur la croissance économique et sur la réduction de la pauvreté. Le café, une des matières premières de base qui produit la plus part des revenues d'exportation des pays en voie de développement, a subi d'importantes perturbations sur le marché pendant plus de quatre ans. Ce fait a engendré une chute vertigineuse des prix. Cette situation a engendré une détérioration sérieuse des conditions de vie d'un bon nombre de producteurs de café, culture dont dépendent la plus grande partie de leurs revenus. La diversification est donc une opportunité qui apportera des changements comptables avec les avantages comparatifs existants. Cette activité a pour but d'offrir un meilleur choix dans la production d'une variété de cultures en association avec le café. Cela dans le but d'étendre les activités de production vers des cultures diverses et de réduire le risque de dépendance. Le projet va promouvoir un financement pour la commercialisation, des meilleures cultures alternatives. En terme d'identification de cultures de diversification, des travaux considérables ont été effectués en Côte d'Ivoire et au Burundi depuis le début du projet. Il tend donc à démontrer, sur une base pilote, comment la diversification bien menée avec les moyens et les mesures de prudence nécessaires, apporte du profit aux petits producteurs et aux institutions financières qui garantissent les financements. Par ce processus, la sécurité alimentaire sera promue, étant donné que les matières premières alimentaires essentielles, qui peuvent être des substitues aux importantes, pourront être sélectionnées pour la diversification. Un avantage offert par ce projet est que le marché pour le produit fini se trouve à l'intérieur du pays ou de la région et non pas sur des marchés étrangers distants avec des prix non contrôlables et volatiles.
Ce projet vise donc à créer une structure de crédit qui permettrait aux producteurs ciblés de diversifier leurs revenues à travers le développement de cultures ou d'activités additionnelles dans le but de réduire leur dépendance vis-à-vis du café. Cela développera leur capacité à bâtir et améliorera leurs relations avec les institutions financières. Il sera également une source d'incitation pour les institutions de micro-finances existantes qui souhaiteraient s'engager dans le financement des activités liées à la diversification des cultures. En Côte d'Ivoire, le projet renforcera le système de crédit agricole existant dans l'industrie du café et du cacao dans la forme du Fonds de garantie, et inclura les activités liées à la diversification des cultures.
I- PRESENTATION DU PROJET
1. Titre du projet : Accès au financement pour le développement de cultures de diversification dans les zones de production de café.
2. Durée : Quatre ans
3. Pays concernés : La Côte d'Ivoire et le Burundi
4. Nature du projet : Le financement pour le développement de la diversification des cultures dans le but d'accroître et de sécuriser les revenues des producteurs.
5. Le coût total : 3 006 570 dollars américains
6. la contribution du CFC : Don $ 2 692 725
Part de la Côte d'Ivoire 1 372 770
Part du Burundi 809 655
Part pour la gestion du projet 510 300
7. Objectifs du projet : L'objectif principal du projet est de réduire la pauvreté dans les zones de production de café à travers la promotion d'un système de crédit durable pour financer les activités de diversification des petits producteurs. Le projet visera également à solutionner les problèmes de sécurité alimentaire dans les communautés productrices de café.
8. Composantes du projet :
A. Evaluation des producteurs concernés et de leurs besoins de financement pour le programme de diversification de cultures ;
B. Développement d'un système de prêt adapté et durable aux producteurs pour le programme de diversification des cultures ;
C. Financement et appui développement de cultures de diversification et d'activités alternatives ;
D. Financement et appui au développement d'un marché intérieur et extérieur pour les produits diversifiés issus de la diversification ;
E. Développement de produits à valeur ajoutée ;
F. Formation pour renforcer les capacités des producteurs en terme de mobilisation d'épargne et de gestion efficace du crédit ;
G. Coordination, supervision et suivi du projet.
9. L'agence d'exécution du projet :
Le fonds de garantie des coopératives café-cacao a été choisi comme agence d'exécution du projet comte tenu de son expérience avérée en matière de gestion des crédits et de sa capacité en matière de gestion administrative. Il gère le projet au niveau des deux pays (Burundi et Côte d'Ivoire).
10- L'institution collaboratrice est l'Office du café du Burundi (OCIBU)
L'office du café du Burundi (OCIBU) gère au quotidien le projet au Burundi par délégation de l'Agence d'exécution à travers un protocole d'accord d'exécution du projet signé entre les deux institutions que sont le FGCCC et l'OCIBU.
L'OCIBU est l'organisation gouvernementale responsable de la coordination et du développement de l'industrie du café. Depuis l'indépendance en 1962, l'Etat a administré le monopole du café et maintenu beaucoup de cultivateurs dans cette culture d'exportation.
Le café est cultivé par plus de 500 000 producteurs dans tout le pays, sur des altitudes de 1250 m à 2000 m.
11. L'organe de supervision : l'Organisation internationale du café (OIC)
II- Organisation et fonctionnement du projet en Côte d'Ivoire
2-1 Organisation
Pour l'atteinte de ses objectifs, le projet est organisé dans les deux pays comme suit :
- Un comité de pilotage composé de représentants de ministères, de représentant de producteurs et de structures de la filière café-cacao dont le rôle est d'appuyer, de conseiller et de servir de caution morale vis-à-vis de l'organisation internationale du café
- Une coordination nationale et ses démembrements sur le terrain
- Un comité de sélection des dossiers de crédit
- Un comité d'octroi de crédit
- Un conseiller technique en chef et un conseiller technique en chef adjoint en Côte d'Ivoire et au Burundi pour appuyer le FGCCC dans son rôle d'agence d'exécution du projet
Des institutions participantes au Burundi et en Côte d'Ivoire dans le domaine de la vulgarisation et encadrement des produits, de la recherche agronomique, des institutions de microfinance et de banque, des institutions de formation, des fournisseurs d'intrants agricole).
Les sites du projet au Burundi
(au nombre de trois)
- région du Buyenzi
- région du Kilimiro
- région du Bweri
Sites du projet la Côte d'Ivoire (au nombre de trois)
- le Haut Sassandra
- le Moyen Cavally
- les Montagnes
Fondements du projet
La réduction de la pauvreté est l'objectif principal de la communauté internationale. La forte dépendance de plusieurs pays en voie de développement d'un nombre réduits de matières de base les expose à des conséquences économiques défavorables. Cela a très souvent des effets néfastes sur la croissance économique et sur la réduction de la pauvreté. Le café, une des matières premières de base qui produit la plus part des revenues d'exportation des pays en voie de développement, a subi d'importantes perturbations sur le marché pendant plus de quatre ans. Ce fait a engendré une chute vertigineuse des prix. Cette situation a engendré une détérioration sérieuse des conditions de vie d'un bon nombre de producteurs de café, culture dont dépendent la plus grande partie de leurs revenus. La diversification est donc une opportunité qui apportera des changements comptables avec les avantages comparatifs existants. Cette activité a pour but d'offrir un meilleur choix dans la production d'une variété de cultures en association avec le café. Cela dans le but d'étendre les activités de production vers des cultures diverses et de réduire le risque de dépendance. Le projet va promouvoir un financement pour la commercialisation, des meilleures cultures alternatives. En terme d'identification de cultures de diversification, des travaux considérables ont été effectués en Côte d'Ivoire et au Burundi depuis le début du projet. Il tend donc à démontrer, sur une base pilote, comment la diversification bien menée avec les moyens et les mesures de prudence nécessaires, apporte du profit aux petits producteurs et aux institutions financières qui garantissent les financements. Par ce processus, la sécurité alimentaire sera promue, étant donné que les matières premières alimentaires essentielles, qui peuvent être des substitues aux importantes, pourront être sélectionnées pour la diversification. Un avantage offert par ce projet est que le marché pour le produit fini se trouve à l'intérieur du pays ou de la région et non pas sur des marchés étrangers distants avec des prix non contrôlables et volatiles.
Ce projet vise donc à créer une structure de crédit qui permettrait aux producteurs ciblés de diversifier leurs revenues à travers le développement de cultures ou d'activités additionnelles dans le but de réduire leur dépendance vis-à-vis du café. Cela développera leur capacité à bâtir et améliorera leurs relations avec les institutions financières. Il sera également une source d'incitation pour les institutions de micro-finances existantes qui souhaiteraient s'engager dans le financement des activités liées à la diversification des cultures. En Côte d'Ivoire, le projet renforcera le système de crédit agricole existant dans l'industrie du café et du cacao dans la forme du Fonds de garantie, et inclura les activités liées à la diversification des cultures.
I- PRESENTATION DU PROJET
1. Titre du projet : Accès au financement pour le développement de cultures de diversification dans les zones de production de café.
2. Durée : Quatre ans
3. Pays concernés : La Côte d'Ivoire et le Burundi
4. Nature du projet : Le financement pour le développement de la diversification des cultures dans le but d'accroître et de sécuriser les revenues des producteurs.
5. Le coût total : 3 006 570 dollars américains
6. la contribution du CFC : Don $ 2 692 725
Part de la Côte d'Ivoire 1 372 770
Part du Burundi 809 655
Part pour la gestion du projet 510 300
7. Objectifs du projet : L'objectif principal du projet est de réduire la pauvreté dans les zones de production de café à travers la promotion d'un système de crédit durable pour financer les activités de diversification des petits producteurs. Le projet visera également à solutionner les problèmes de sécurité alimentaire dans les communautés productrices de café.
8. Composantes du projet :
A. Evaluation des producteurs concernés et de leurs besoins de financement pour le programme de diversification de cultures ;
B. Développement d'un système de prêt adapté et durable aux producteurs pour le programme de diversification des cultures ;
C. Financement et appui développement de cultures de diversification et d'activités alternatives ;
D. Financement et appui au développement d'un marché intérieur et extérieur pour les produits diversifiés issus de la diversification ;
E. Développement de produits à valeur ajoutée ;
F. Formation pour renforcer les capacités des producteurs en terme de mobilisation d'épargne et de gestion efficace du crédit ;
G. Coordination, supervision et suivi du projet.
9. L'agence d'exécution du projet :
Le fonds de garantie des coopératives café-cacao a été choisi comme agence d'exécution du projet comte tenu de son expérience avérée en matière de gestion des crédits et de sa capacité en matière de gestion administrative. Il gère le projet au niveau des deux pays (Burundi et Côte d'Ivoire).
10- L'institution collaboratrice est l'Office du café du Burundi (OCIBU)
L'office du café du Burundi (OCIBU) gère au quotidien le projet au Burundi par délégation de l'Agence d'exécution à travers un protocole d'accord d'exécution du projet signé entre les deux institutions que sont le FGCCC et l'OCIBU.
L'OCIBU est l'organisation gouvernementale responsable de la coordination et du développement de l'industrie du café. Depuis l'indépendance en 1962, l'Etat a administré le monopole du café et maintenu beaucoup de cultivateurs dans cette culture d'exportation.
Le café est cultivé par plus de 500 000 producteurs dans tout le pays, sur des altitudes de 1250 m à 2000 m.
11. L'organe de supervision : l'Organisation internationale du café (OIC)
II- Organisation et fonctionnement du projet en Côte d'Ivoire
2-1 Organisation
Pour l'atteinte de ses objectifs, le projet est organisé dans les deux pays comme suit :
- Un comité de pilotage composé de représentants de ministères, de représentant de producteurs et de structures de la filière café-cacao dont le rôle est d'appuyer, de conseiller et de servir de caution morale vis-à-vis de l'organisation internationale du café
- Une coordination nationale et ses démembrements sur le terrain
- Un comité de sélection des dossiers de crédit
- Un comité d'octroi de crédit
- Un conseiller technique en chef et un conseiller technique en chef adjoint en Côte d'Ivoire et au Burundi pour appuyer le FGCCC dans son rôle d'agence d'exécution du projet
Des institutions participantes au Burundi et en Côte d'Ivoire dans le domaine de la vulgarisation et encadrement des produits, de la recherche agronomique, des institutions de microfinance et de banque, des institutions de formation, des fournisseurs d'intrants agricole).
Les sites du projet au Burundi
(au nombre de trois)
- région du Buyenzi
- région du Kilimiro
- région du Bweri
Sites du projet la Côte d'Ivoire (au nombre de trois)
- le Haut Sassandra
- le Moyen Cavally
- les Montagnes