Processus de sortie de crise - Mangou et Bakayoko font le point du DDR
A la faveur de la remise des sites de regroupement de Kani, d'Odiéné et de Ferké, l'ONUCI aux autorités ivoiriennes, le week-end dernier, les Généraux Mangou Philippe et Soumaïla Bagayoko ont expliqué le processusde groupement. Entretien. Quand on compte l'effectif de personnes à regrouper ici, comment les choses se passeront de façon concrète pour que tout le monde puisse être démobilisé, dans la zone 10 notamment où on compte un effectif assez nombreux ?
Général Soumaïla Bakayoko : Merci. Vous voulez savoir quelle est la capacité d'ici et comment nous allons nous organiser, afin que tout le monde puisse passer. Il faut dire que la capacité du site de regroupement de Ferkessédougou est de 500 places. Et en même temps, comme nous l'avons souligné tout à l'heure, il y aura trois sites à la capacité de 500. Il s'agira du site de Kani et du site d'Odienné. Plus tard, nous aurons les sites de Bouaké avec une capacité de 1000, le site de Korhogo avec une capacité de 1000 et enfin le site de Man avec une capacité de 1000. Concrètement, comment cela va se passer sur le site d'ici ? Si vous avez bien suivi l'explication lors de la visite du site, il s'agira de recevoir les éléments qui sont convoqués pour ce site. Comprenez qu'ils viennent d'un peu partout. Ce n'est pas le site de Ferké qui concerne la zone 10. C'est un site qui concerne tout le monde. Tout à l'heure, nous allons assister à l'arrivée de 118 éléments venant de Bouaké et de Djébonoua. Puis, à partir de lundi, vont rejoindre deux autres pour atteindre la capacité de 250 qui correspond à la capacité offerte actuellement par le PNRRC, au fur et à mesure que le Pnrrc exprime le besoin de convoquer les gens sur ce site. Ils ne vont pas tous rester éternellement sur le site. Non. Ceux qui sont retenus pour exercer un métier et qui vont faire une formation rapide, ceux- là vont sortir après toutes les opérations qui ont été décrites. Donc vous comprenez que c'est au fur et à mesure que de la place est faite que des convocations seront faites pour pouvoir venir. Alors nous souhaitons que cette capacité puisse être doublée pour recevoir le maximum de gens au fur et à mesure. Puisque le DDR est relancé aujourd'hui en zones CNO, quel serait le temps qu'il mettra pour finir ?
Général Soumaïla Bakayoko : Je ne peux pas vous répondre de façon ferme compte tenu du processus que je viens de décrire, qui est lié aussi bien à la capacité, à l'équipement, à la fonctionnalité même de différents sites et puis en fonction de la capacité d'accueil du Pnrrrc, les différents mouvements vont se faire. Aujourd'hui, nous avons 250, demain, ils vont nous annoncer 600 par exemple. C'est en fonction de cela que nous allons suivre le rythme. Et c'est pourquoi, nous ne pouvons pas annoncer un délai rigoureux. Mais nous souhaitons que dans le meilleur de temps, deux mois, trois mois, il faudrait que tout le monde puisse passer.
Mon Général Philippe Mangou, quel est le point du regroupement au niveau des FANCI ?
Général Philippe Mangou : Vous avez dit que notre regroupement avançait. Non, il n'avance pas, il est terminé. Nous avons commencé depuis le 22 décembre 2007 et nous avons terminé notre regroupement le 24 janvier 2008. Et sur la ligne de front, nous avons pu regrouper 12000 personnes. J'ai expliqué aux organes de presse les raisons qui nous ont motivé à le faire avec une certaine célérité. Un, c'est parce que nous nous inscrivons pleinement dans le cadre de l'accord politique de Ouagadougou. Deux, nous sommes une force régulière, donc il nous appartenait de donner le ton pour tirer les frères des Forces nouvelles avec nous. Trois, nous avons tenu compte de la date des élections et nous avons fait tout cela avec une certaine sérénité. Le regroupement terminé, avant même que des instructions ne nous soient données pour commencer le désarmement, nous avons donné des instructions à nos hommes pour que ces hommes quittent les lignes de front pour rejoindre définitivement les casernes. Parce que nous aussi bien qu'étant force régulière, nous sommes confrontés à des difficultés, nos éléments contrairement à ce que vous pensez, ne sont pas tous en caserne. Quand vous prenez les éléments de Bloléquin, de Duékoué, de Guiglo, de Tabou, de San Pedro, de Bondoukou, ils ne sont pas dans des casernes donc, nous avons tenu compte de ces difficultés pour faire partir certains en casernes et nous ne laissons que l'effectif de deux bataillons sur la ligne de front. Et depuis avant-hier, des éléments du groupement centre et une partie des éléments du groupement sud-ouest ont rejoint définitivement leurs casernes. Nous avons laissé sur place les éléments du groupement centre-ouest, les éléments de l'ouest en attendant la visite du Président de la République dans cette partie de la Côte d'Ivoire. Vous comprenez que c'est plus aisé pour nous de faire partir des éléments de Daloa, de Guiglo que de les faire partir d'Abidjan. Une fois, la visite terminée, ces éléments vont entrer dans leurs casernes. Pour nous, le désarmement a commencé. Parce qu'il (désarmement) s'apparente tout simplement à un retour en caserne et nous déposons nos armes dans les râteliers. Nous l'avons dit aussi, lorsque M. Guillaume Soro a été désigné Premier ministre, il nous a fait l'honneur de nous recevoir à Bouaké, il nous a demandé de travailler en partenariat avec nos frères des Forces nouvelles. Chez nous, ça avance. Vous avez dit chez eux, vous pensez que c'est lent. Mais je pense que les choses sont en train d'être faites, ça aussi, nous l'avons expliqué parce qu'à leur niveau, il y a un effectif un peu hétéroclite. Il y a une partie qui doit être casernée. Il y a une partie qui doit être réorientée vers les structures de réinsertion. Donc, il y a du travail à faire. C'est pour cela que nous nous sommes mis résolument à leurs côtés pour qu'ensemble, nous puissions travailler à faire avancer le processus. Voilà donc ce que je voulais dire en ce qui concerne la question que vous avez posée. Mon Général Soumaïla Bakayoko, aujourd'hui c'est la remise officielle du site. Mais à quand le début effectif du regroupement des FAFN ?
Général Soumaïla Bakayoko : Je venais de dire tout à l'heure à l'un de vos confrères que les premiers éléments qui doivent rejoindre le site sont en route, ils viennent de Bouaké, ils sont cent dix-huit (118), ils entrent dès aujourd'hui (ndlr : dimanche dernier). Mais j'apprécie ce que mon cadet (ndlr : Gl Philippe Mangou) a dit. Le regroupement au nord est différent du regroupement au sud. Différent par rapport à l'effectif, j'ai un effectif de près de trente sept (37) mille personnes qui sont concernés alors que eux (ndlr : les FDS-CI) sont au nombre de douze (12) mille à la limite. Différent aussi par rapport à l'aspiration de nos ex-combattants, lorsqu'au sud, il s'agit d'un retour des militaires de la ligne de front, pour aller en casernes. Par contre, comme il l'a dit, il y a un effectif hétéroclite donc plusieurs parmi lesquels il faut régler un certain nombre de problématique. Ceux qui désirent aller dans l'armée, il faut remplir toutes les conditions pour faire la sélection à ce niveau. Ceux qui ne sont pas retenus pour l'armée et qui doivent retourner à la vie civile, il faut les réinsérer dans la vie civile et plusieurs choix s'offrent à eux. Soit, vous avez déjà un métier alors nous voyons quelle est la capacité de réinsertion immédiate du PNRRC et pour l'instant, le PNRRC nous a annoncé huit mille cent cinquante personnes. Mais pour l'heure, nous démarrons avec deux cent cinquante (250). Deuxièmement, celui qui n'a pas de métier et qui doit en apprendre un, mais en tout état de cause qui doit réinsérer la vie civile, le tissu social de la Côte d'Ivoire, ceux-là vont aller dans les centres de service civique.
fn-ci.info
Général Soumaïla Bakayoko : Merci. Vous voulez savoir quelle est la capacité d'ici et comment nous allons nous organiser, afin que tout le monde puisse passer. Il faut dire que la capacité du site de regroupement de Ferkessédougou est de 500 places. Et en même temps, comme nous l'avons souligné tout à l'heure, il y aura trois sites à la capacité de 500. Il s'agira du site de Kani et du site d'Odienné. Plus tard, nous aurons les sites de Bouaké avec une capacité de 1000, le site de Korhogo avec une capacité de 1000 et enfin le site de Man avec une capacité de 1000. Concrètement, comment cela va se passer sur le site d'ici ? Si vous avez bien suivi l'explication lors de la visite du site, il s'agira de recevoir les éléments qui sont convoqués pour ce site. Comprenez qu'ils viennent d'un peu partout. Ce n'est pas le site de Ferké qui concerne la zone 10. C'est un site qui concerne tout le monde. Tout à l'heure, nous allons assister à l'arrivée de 118 éléments venant de Bouaké et de Djébonoua. Puis, à partir de lundi, vont rejoindre deux autres pour atteindre la capacité de 250 qui correspond à la capacité offerte actuellement par le PNRRC, au fur et à mesure que le Pnrrc exprime le besoin de convoquer les gens sur ce site. Ils ne vont pas tous rester éternellement sur le site. Non. Ceux qui sont retenus pour exercer un métier et qui vont faire une formation rapide, ceux- là vont sortir après toutes les opérations qui ont été décrites. Donc vous comprenez que c'est au fur et à mesure que de la place est faite que des convocations seront faites pour pouvoir venir. Alors nous souhaitons que cette capacité puisse être doublée pour recevoir le maximum de gens au fur et à mesure. Puisque le DDR est relancé aujourd'hui en zones CNO, quel serait le temps qu'il mettra pour finir ?
Général Soumaïla Bakayoko : Je ne peux pas vous répondre de façon ferme compte tenu du processus que je viens de décrire, qui est lié aussi bien à la capacité, à l'équipement, à la fonctionnalité même de différents sites et puis en fonction de la capacité d'accueil du Pnrrrc, les différents mouvements vont se faire. Aujourd'hui, nous avons 250, demain, ils vont nous annoncer 600 par exemple. C'est en fonction de cela que nous allons suivre le rythme. Et c'est pourquoi, nous ne pouvons pas annoncer un délai rigoureux. Mais nous souhaitons que dans le meilleur de temps, deux mois, trois mois, il faudrait que tout le monde puisse passer.
Mon Général Philippe Mangou, quel est le point du regroupement au niveau des FANCI ?
Général Philippe Mangou : Vous avez dit que notre regroupement avançait. Non, il n'avance pas, il est terminé. Nous avons commencé depuis le 22 décembre 2007 et nous avons terminé notre regroupement le 24 janvier 2008. Et sur la ligne de front, nous avons pu regrouper 12000 personnes. J'ai expliqué aux organes de presse les raisons qui nous ont motivé à le faire avec une certaine célérité. Un, c'est parce que nous nous inscrivons pleinement dans le cadre de l'accord politique de Ouagadougou. Deux, nous sommes une force régulière, donc il nous appartenait de donner le ton pour tirer les frères des Forces nouvelles avec nous. Trois, nous avons tenu compte de la date des élections et nous avons fait tout cela avec une certaine sérénité. Le regroupement terminé, avant même que des instructions ne nous soient données pour commencer le désarmement, nous avons donné des instructions à nos hommes pour que ces hommes quittent les lignes de front pour rejoindre définitivement les casernes. Parce que nous aussi bien qu'étant force régulière, nous sommes confrontés à des difficultés, nos éléments contrairement à ce que vous pensez, ne sont pas tous en caserne. Quand vous prenez les éléments de Bloléquin, de Duékoué, de Guiglo, de Tabou, de San Pedro, de Bondoukou, ils ne sont pas dans des casernes donc, nous avons tenu compte de ces difficultés pour faire partir certains en casernes et nous ne laissons que l'effectif de deux bataillons sur la ligne de front. Et depuis avant-hier, des éléments du groupement centre et une partie des éléments du groupement sud-ouest ont rejoint définitivement leurs casernes. Nous avons laissé sur place les éléments du groupement centre-ouest, les éléments de l'ouest en attendant la visite du Président de la République dans cette partie de la Côte d'Ivoire. Vous comprenez que c'est plus aisé pour nous de faire partir des éléments de Daloa, de Guiglo que de les faire partir d'Abidjan. Une fois, la visite terminée, ces éléments vont entrer dans leurs casernes. Pour nous, le désarmement a commencé. Parce qu'il (désarmement) s'apparente tout simplement à un retour en caserne et nous déposons nos armes dans les râteliers. Nous l'avons dit aussi, lorsque M. Guillaume Soro a été désigné Premier ministre, il nous a fait l'honneur de nous recevoir à Bouaké, il nous a demandé de travailler en partenariat avec nos frères des Forces nouvelles. Chez nous, ça avance. Vous avez dit chez eux, vous pensez que c'est lent. Mais je pense que les choses sont en train d'être faites, ça aussi, nous l'avons expliqué parce qu'à leur niveau, il y a un effectif un peu hétéroclite. Il y a une partie qui doit être casernée. Il y a une partie qui doit être réorientée vers les structures de réinsertion. Donc, il y a du travail à faire. C'est pour cela que nous nous sommes mis résolument à leurs côtés pour qu'ensemble, nous puissions travailler à faire avancer le processus. Voilà donc ce que je voulais dire en ce qui concerne la question que vous avez posée. Mon Général Soumaïla Bakayoko, aujourd'hui c'est la remise officielle du site. Mais à quand le début effectif du regroupement des FAFN ?
Général Soumaïla Bakayoko : Je venais de dire tout à l'heure à l'un de vos confrères que les premiers éléments qui doivent rejoindre le site sont en route, ils viennent de Bouaké, ils sont cent dix-huit (118), ils entrent dès aujourd'hui (ndlr : dimanche dernier). Mais j'apprécie ce que mon cadet (ndlr : Gl Philippe Mangou) a dit. Le regroupement au nord est différent du regroupement au sud. Différent par rapport à l'effectif, j'ai un effectif de près de trente sept (37) mille personnes qui sont concernés alors que eux (ndlr : les FDS-CI) sont au nombre de douze (12) mille à la limite. Différent aussi par rapport à l'aspiration de nos ex-combattants, lorsqu'au sud, il s'agit d'un retour des militaires de la ligne de front, pour aller en casernes. Par contre, comme il l'a dit, il y a un effectif hétéroclite donc plusieurs parmi lesquels il faut régler un certain nombre de problématique. Ceux qui désirent aller dans l'armée, il faut remplir toutes les conditions pour faire la sélection à ce niveau. Ceux qui ne sont pas retenus pour l'armée et qui doivent retourner à la vie civile, il faut les réinsérer dans la vie civile et plusieurs choix s'offrent à eux. Soit, vous avez déjà un métier alors nous voyons quelle est la capacité de réinsertion immédiate du PNRRC et pour l'instant, le PNRRC nous a annoncé huit mille cent cinquante personnes. Mais pour l'heure, nous démarrons avec deux cent cinquante (250). Deuxièmement, celui qui n'a pas de métier et qui doit en apprendre un, mais en tout état de cause qui doit réinsérer la vie civile, le tissu social de la Côte d'Ivoire, ceux-là vont aller dans les centres de service civique.
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