Réactions
Touré Adama,
(Président de la Coordination des gares routières de Côte d'Ivoire)
Une augmentation
de 46%, c'est trop?
Nous sommes surpris de la façon dont le Gouvernement s'y prend bien que nous soyons informés de l'augmentation. Aucun accord n'avait été trouvé lors des discussions avec le ministre des mines et de l'énergie. Nous constatons qu'il y a une augmentation de 46%. C'est trop. Il va de soit que tous les dérivés et accessoires du carburant vont aussi augmenter. Nous allons nous réunir demain (ndlr, ce lundi) pour décider de la conduite à tenir. Si demain les tarifs changent à la pompe, mardi les tarifs changeront dans les véhicules, il n'y rien à faire.
Doukoua Godé,
Président de la Fédération des
associations de consommateurs
Nous ne sommes pas d'accord?
Nous ne sommes pas d'accord avec cette augmentation. Principalement pour le gaz. Nous pensons que le Gouvernement aurait pu attendre et ne pas augmenter concomitamment tous les produits pétroliers. Même si nous étions informés pour le carburant, la hausse dans cette proportion est trop.
Diaby Ibrahim,
Secrétaire national du Syndicat National des Transporteurs de Marchandises et Voyageurs de Côte d'Ivoire
Nous allons nous réunir?
Nous ne pouvons pas réagir maintenant. Nous attendons de nous réunir le mercredi et décider de ce qu'il y a à faire.
Soumahoro Ben N'Faly,
Président de l'Association pour la protection des consommateurs actifs de Côte d'Ivoire :
Nous disons non ?
En ce qui nous concerne, nous disons non à cette augmentation. Nous voulons avoir la structure des prix et savoir combien la Côte d'Ivoire gagne réellement. On pouvait éviter cette augmentation si l'Etat revoyait à la baisse le train de vie trop élevé du gouvernement. C'est inacceptable que ce soit le consommateur qui paye toujours. Il y a d'autres solutions que l'Etat doit rechercher sinon nous allons descendre dans la rue.
Soumahoro Farik,
Secrétaire général de la Fédération nationale des commerçants de Côte d'Ivoire, section Adjamé :
Le transport et les marchandises vont aussi augmenter?
En tant que secrétaire général de la FENACCI, nous n'avons cessé d'interpeller les autorités malgré les mesures prises par le gouvernement le 1er avril pour les produits de grande consommation. Nous avons demandé que l'Etat puisse maintenir ces mesures jusqu'à fin 2008. Avec cette nouvelle augmentation du carburant, il va de soi que le transport va augmenter et donc les marchandises aussi. Nous sommes des commerçants et nous ne pouvons pas vendre à perte. Les consommateurs devraient s'en prendre à l'Etat et non à nous. Il faut que l'Etat essaie de trouver des solutions pour les produits de grande consommation, tel que le riz, en supprimant d'autres taxes encore.
Marius Comoé,
Président de la Fédération des associations des consommateurs actifs :
Si tout augmente, nous allons servir la rue au gouvernement?
En tant que responsable d'organisation de consommateurs, notre rôle c'est d'observer. Nous avons demandé au gouvernement de s'abstenir de procéder à une telle augmentation tant qu'il ne s'est pas véritablement accordé avec les transporteurs, commerçants, boulangers, etc. Nous espérons qu'ils se sont tous entendus pour qu'il n'y ait pas de répercussions sinon il y aura des augmentations anarchiques du transport en commun et de bien d'autres produits. Nous sommes très inquiets et nous observons par rapport au transport, aux marchandises, aux produits vivriers, au pain. S'il y a une augmentation de produits nous allons servir la rue au gouvernement. Les Ivoiriens vivent déjà dans une situation difficile. L'Etat devrait trouver une solution palliative en vue de ne pas altérer davantage le pouvoir d'achat des ivoiriens déjà éprouvé par la cherté de la vie. Surtout que l'ordonnance présidentielle liée à la cherté de la vie n'a profité qu'aux opérateurs économiques et non aux consommateurs. Cette augmentation du prix du carburant vient exacerber nos inquiétudes. C'est une décision impopulaire .
Recueillis par Sidibé Sogona et JEA
(Président de la Coordination des gares routières de Côte d'Ivoire)
Une augmentation
de 46%, c'est trop?
Nous sommes surpris de la façon dont le Gouvernement s'y prend bien que nous soyons informés de l'augmentation. Aucun accord n'avait été trouvé lors des discussions avec le ministre des mines et de l'énergie. Nous constatons qu'il y a une augmentation de 46%. C'est trop. Il va de soit que tous les dérivés et accessoires du carburant vont aussi augmenter. Nous allons nous réunir demain (ndlr, ce lundi) pour décider de la conduite à tenir. Si demain les tarifs changent à la pompe, mardi les tarifs changeront dans les véhicules, il n'y rien à faire.
Doukoua Godé,
Président de la Fédération des
associations de consommateurs
Nous ne sommes pas d'accord?
Nous ne sommes pas d'accord avec cette augmentation. Principalement pour le gaz. Nous pensons que le Gouvernement aurait pu attendre et ne pas augmenter concomitamment tous les produits pétroliers. Même si nous étions informés pour le carburant, la hausse dans cette proportion est trop.
Diaby Ibrahim,
Secrétaire national du Syndicat National des Transporteurs de Marchandises et Voyageurs de Côte d'Ivoire
Nous allons nous réunir?
Nous ne pouvons pas réagir maintenant. Nous attendons de nous réunir le mercredi et décider de ce qu'il y a à faire.
Soumahoro Ben N'Faly,
Président de l'Association pour la protection des consommateurs actifs de Côte d'Ivoire :
Nous disons non ?
En ce qui nous concerne, nous disons non à cette augmentation. Nous voulons avoir la structure des prix et savoir combien la Côte d'Ivoire gagne réellement. On pouvait éviter cette augmentation si l'Etat revoyait à la baisse le train de vie trop élevé du gouvernement. C'est inacceptable que ce soit le consommateur qui paye toujours. Il y a d'autres solutions que l'Etat doit rechercher sinon nous allons descendre dans la rue.
Soumahoro Farik,
Secrétaire général de la Fédération nationale des commerçants de Côte d'Ivoire, section Adjamé :
Le transport et les marchandises vont aussi augmenter?
En tant que secrétaire général de la FENACCI, nous n'avons cessé d'interpeller les autorités malgré les mesures prises par le gouvernement le 1er avril pour les produits de grande consommation. Nous avons demandé que l'Etat puisse maintenir ces mesures jusqu'à fin 2008. Avec cette nouvelle augmentation du carburant, il va de soi que le transport va augmenter et donc les marchandises aussi. Nous sommes des commerçants et nous ne pouvons pas vendre à perte. Les consommateurs devraient s'en prendre à l'Etat et non à nous. Il faut que l'Etat essaie de trouver des solutions pour les produits de grande consommation, tel que le riz, en supprimant d'autres taxes encore.
Marius Comoé,
Président de la Fédération des associations des consommateurs actifs :
Si tout augmente, nous allons servir la rue au gouvernement?
En tant que responsable d'organisation de consommateurs, notre rôle c'est d'observer. Nous avons demandé au gouvernement de s'abstenir de procéder à une telle augmentation tant qu'il ne s'est pas véritablement accordé avec les transporteurs, commerçants, boulangers, etc. Nous espérons qu'ils se sont tous entendus pour qu'il n'y ait pas de répercussions sinon il y aura des augmentations anarchiques du transport en commun et de bien d'autres produits. Nous sommes très inquiets et nous observons par rapport au transport, aux marchandises, aux produits vivriers, au pain. S'il y a une augmentation de produits nous allons servir la rue au gouvernement. Les Ivoiriens vivent déjà dans une situation difficile. L'Etat devrait trouver une solution palliative en vue de ne pas altérer davantage le pouvoir d'achat des ivoiriens déjà éprouvé par la cherté de la vie. Surtout que l'ordonnance présidentielle liée à la cherté de la vie n'a profité qu'aux opérateurs économiques et non aux consommateurs. Cette augmentation du prix du carburant vient exacerber nos inquiétudes. C'est une décision impopulaire .
Recueillis par Sidibé Sogona et JEA