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Préparation des élections : 3 jours de conclave

C'est un week-end sans répit qui commence pour le Premier ministre. Tout le monde est d'avis que les élections que l'on espérait pour fin juin au plus tard ne pourront se tenir à cette date en raison de l'ampleur de la tâche qui reste à accomplir. C'est pour faire le point de l'évolution du processus depuis la signature de l'Accord de Ouagadougou le 4 mars 2007 et envisager les perspectives que le Premier ministre, Guillaume Kigbafori Soro organise une grande séance de travail ce matin. La séance de travail est d'autant plus importante qu'elle débouchera sur la proposition d'un calendrier électoral censé être définitif après les incessants reports des dates antérieures.

La rencontre, qui se déroulera à son cabinet toute cette journée, enregistrera la participation de la Commission électorale indépendante (CEI), institution en charge de l'organisation des élections générales. Y prendront également part les Représentants spéciaux du Secrétaire général de l'ONU, Y. J. Choi, et du Facilitateur, Bouréima Badini.

A l'évidence, il sera question d'examiner tous les textes restants sur le processus électoral en vue d'entamer la dernière étape, mais la plus cruciale du processus devant conduire aux élections. Les recommandations qui seront faites aujourd'hui seront soumises à l'examen du Conseil de gouvernement qui se réunit demain. Chose inhabituelle dans les activités de l'exécutif. Enfin, comme cela a été annoncé dans le communiqué du Conseil des ministres de jeudi dernier, un Conseil des ministres aura lieu lundi sur la même question. Si tout le monde est d'avis que le processus avance normalement, il y a lieu de reconnaître que dans le même temps, les acteurs politiques, la population et les partenaires de la Côte d'Ivoire s'impatientent de voir les élections se tenir le plus tôt possible. Puisque les premières élections auraient dû se tenir en 2005.




Avant la réunion de ce jour, la CEI et les délégués des partis et forces politiques signataires de l'Accord de Linas Marcoussis ont fait le bilan des activités de cette institution. Il a été décidé à cette occasion que tous les préalables devraient être levés avant la fixation d'une nouvelle date des élections. Premièrement, la prise de décrets sur les textes fondamentaux. Notamment le code électoral actualisé, le décret définissant la nature de la collaboration entre l'opérateur technique de droit français, la société Sagem sécurité, et l'Institut national et de la statistique, (INS), les deux structures devant travailler à l'identification de la population, la signature de la convention Sagem-Etat. Deuxièmement, l'installation des nouveaux bureaux des CEI locales intégrant tous les signataires de Marcoussis. Et ce qui est valable pour la CEI l'est également pour la CNSI.




Le troisième facteur, et non des moindres, est le financement du processus électoral. En effet, la Sagem attend le versement de la première tranche des fonds pour lancer le processus d'identification et de recensement électoral. Or, les autorités ivoiriennes sont confrontées à un manque d'argent. Aussi sont-elles obligées de négocier avec Sagem qui exige des garanties avant d'entamer tout processus pour établir des modalités de paiement des 66,7 milliards.

Paulin N. Zobo

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