Côte d`Ivoire : coup de balai dans la justice
Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi 18 octobre, que huit magistrats avaient été suspendus. Des enquêtes pour corruption ont été ouvertes contre eux.
Le gouvernement ivoirien a engagé des poursuites disciplinaires contre huit magistrats. Les accusations portées contre eux relèvent, entre autres, de faits d'abandons de postes, d'abus de pouvoir, d'extorsions de fonds et de corruption...
En attendant la fin des enquêtes ouvertes par la chancellerie, ces magistrats - six du parquet et deux du siège [cour d'appel, NDLR] - sont frappés d'interdiction d'exercer , a déclaré Raymonde Goudou Koffi, la porte-parole adjointe du gouvernement, à la fin du conseil des ministres hebdomadaire à la Présidence ivoirienne, mercredi 18 octobre. C'est la première fois que des sanctions prises contre des magistrats sont annoncées publiquement. Mais dans le milieu judiciaire, les questions fusent.
Depuis la fin de la crise, certains magistrats estampillés pro-Gbagbo sont au placard. Ça ressemble fort à une chasse aux sorcières et a un règlement de compte , confie à Jeune Afrique un haut magistrat qui a requis l'anonymat. Par ailleurs, en Côte d'Ivoire, les soupçons de manipulation de la justice par des politiques dans certaines procédures sont fréquents. Si on lance une enquête, c'est toute la justice qu'il faut suspendre. La gangrène est partout , commente, désabusé, un acteur de la société civile qui milite contre la corruption.
... suite de l'article sur Jeune Afrique
Le gouvernement ivoirien a engagé des poursuites disciplinaires contre huit magistrats. Les accusations portées contre eux relèvent, entre autres, de faits d'abandons de postes, d'abus de pouvoir, d'extorsions de fonds et de corruption...
En attendant la fin des enquêtes ouvertes par la chancellerie, ces magistrats - six du parquet et deux du siège [cour d'appel, NDLR] - sont frappés d'interdiction d'exercer , a déclaré Raymonde Goudou Koffi, la porte-parole adjointe du gouvernement, à la fin du conseil des ministres hebdomadaire à la Présidence ivoirienne, mercredi 18 octobre. C'est la première fois que des sanctions prises contre des magistrats sont annoncées publiquement. Mais dans le milieu judiciaire, les questions fusent.
Depuis la fin de la crise, certains magistrats estampillés pro-Gbagbo sont au placard. Ça ressemble fort à une chasse aux sorcières et a un règlement de compte , confie à Jeune Afrique un haut magistrat qui a requis l'anonymat. Par ailleurs, en Côte d'Ivoire, les soupçons de manipulation de la justice par des politiques dans certaines procédures sont fréquents. Si on lance une enquête, c'est toute la justice qu'il faut suspendre. La gangrène est partout , commente, désabusé, un acteur de la société civile qui milite contre la corruption.
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