Le Cecos boucle Abidjan
En marge de la célébration de la flamme de la paix à Bouaké, la sécurisation de la ville d'Abidjan a été renforcée. En tout cas, ce sont les consignes laissées par le chef d'Etat-Major, le général Philippe Mangou avant son départ sur Bouaké. La sécurisation de la ville a été confiée au Centre de commandement sécuritaire (Cecos). Du samedi au lundi 30 juillet 2007, les hommes du Colonel Guiai Bi Poin ont monté en puissance leur dispositif habituel. Afin de faire face à toute éventualité d'attaque. Occupant les différentes artères d'Abidjan. A pied, des militaires sillonnent les quartiers. L'intérieur des véhicules est fouillé de fond en comble. Aucun détail n'a été négligé. Toutes les informations ont été traitées minutieusement et rigoureusement. Des cargos militaires en position aux grands carrefours. D'autres circulent à l'intérieur des quartiers. Des pick-up sur lesquelles sont montées des armes ont fait la ronde. Les entrées, sorties de la capitale économique ont été bouclées. Dans les corridors, les agents ne badinaient pas. Le visage serré, ils ont fait leur travail. A partir de 22 heures, aucun véhicule ne devait traverser les corridors. Sur les deux ponts (Houphouët-Boigny et de Gaulle), des barrages ont été dressés. L'aéroport et le port d'Abidjan n'ont pas échappé à la donne. N'oublions pas que chaque fois que les déstabilisateurs de la Côte d'Ivoire ont voulu attaquer, leur premier souci, c'est de prendre ces deux points névralgiques d'Abidjan. La circulation est filtrée. Le colonel Guiai Bi Poin, patron du Cecos est clair : "Nous avons reçu des instructions fermes du chef d'Etat-major. Nous allons faire notre mission de tous les jours. Celle de la lutte contre le grand banditisme. Nous allons également nous formater contre toute autre éventualité ". Et d'ajouter : "Les dispositifs sécuritaires resteront en place jusqu'au mardi 31 juillet". Les mesures sécuritaires prises en ce moment rassurent les Abidjanais. Précisément, les noctambules. "Nous pouvons circuler tranquillement. Nos forces de l'ordre sont partout. C'est une bonne chose. J'avais des inquiétudes quant à la sécurisation d'Abidjan pendant que le bûcher de la paix se déroule à Bouaké. Je suis rassuré", indique, Jean Servais Kodjo, fonctionnaire. Et de poursuivre : "Samedi dernier, je suis resté avec des amis jusqu'au petit matin sans avoir peur ". Des personnes interrogées saluent les mesures exemplaires prises par le général Philippe Mangou : "Il ne faut pas que des esprits chagrins profitent de la situation pour créer autre chose. Nous pensons que ces mesures doivent rester jusqu'à la fin de la guerre. Des gens qui ne veulent pas de la paix sont toujours tapis dans l'ombre". Depuis la mise en application de ce renforcement sécuritaire, un seul cas de braquage a été signalé à Cocody. Mais les malfaiteurs ont été mis en déroute. A part cet incident, les ivoiriens ont vaqué à leurs activités sans problème.
Y.Gbané
Y.Gbané