Chirac convoqué en justice
Jacques Chirac a été convoqué comme témoin lundi par les juges instruisant l'affaire Clearstream, un scandale de dénonciations calomnieuses, selon l'hebdomadaire Le Canard Enchaîné, une information aussitôt démentie par l'entourage de l'ex-président français. L'immunité présidentielle de M. Chirac prend fin le samedi 16 juin à minuit, un mois après la fin de son mandat à la tête de l'Etat. Le président n'a reçu aucune convocation?, a assuré l?entourage de M. Chirac, qui a catégoriquement démenti les informations du Canard Enchaîné. Interrogé par l'AFP, l'avocat de l'ancien président, Me Jean Veil, a lui affirmé ne pas être au courant. Je suis extrêmement surpris qu'une telle convocation puisse exister?, s'est-il contenté d'indiquer.
De source judiciaire, on ne disposait non plus d'aucune information en ce sens?. Dans son édition datée de mercredi, l'hebdomadaire satirique affirme que les les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont convoqué M. Chirac au pôle financier de Paris. Ils entendent, selon le journal, l'interroger notamment sur les carnets du général Philippe Rondot, un ancien responsable des services de renseignement impliqué dans l'affaire qui a fait trembler les sommets de l'Etat en 2006. Dans ces carnets figurent des annotations telles que instruction du PR?, qui pourrait signifier président de la République?. L'affaire Clearstream porte sur des fichiers où avaient été introduits les noms d'hommes d'affaires et de personnalités politiques, dont le nouveau président Nicolas Sarkozy, dans le but de faire croire qu'ils avaient touché des commissions occultes au moment de la vente de frégates par la France à Taiwan en 1991. M. Sarkozy estime avoir été une victime d'une cabale politique destinée à briser sa carrière.
En dehors de l'affaire Clearstream, le nom de Jacques Chirac est apparu dans plusieurs affaires politico-judiciaires remontant à la période précédant sa première élection comme président (1995), quand il était maire de Paris et patron du puissant parti RPR. Au pouvoir, M. Chirac, 74 ans, avait opposé son immunité présidentielle pour refuser de témoigner mais la justice pourrait être amenée à lui demander des comptes après la fin de son immunité. L'affaire potentiellement la plus inquiétante pour l'ancien président redevenu simple citoyen est celle relative à des emplois fictifs du RPR payés par la mairie de Paris à cette époque, qui pourrait, selon des sources judiciaires, lui valoir une prochaine convocation, sous un statut restant à déterminer.
AFP
De source judiciaire, on ne disposait non plus d'aucune information en ce sens?. Dans son édition datée de mercredi, l'hebdomadaire satirique affirme que les les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont convoqué M. Chirac au pôle financier de Paris. Ils entendent, selon le journal, l'interroger notamment sur les carnets du général Philippe Rondot, un ancien responsable des services de renseignement impliqué dans l'affaire qui a fait trembler les sommets de l'Etat en 2006. Dans ces carnets figurent des annotations telles que instruction du PR?, qui pourrait signifier président de la République?. L'affaire Clearstream porte sur des fichiers où avaient été introduits les noms d'hommes d'affaires et de personnalités politiques, dont le nouveau président Nicolas Sarkozy, dans le but de faire croire qu'ils avaient touché des commissions occultes au moment de la vente de frégates par la France à Taiwan en 1991. M. Sarkozy estime avoir été une victime d'une cabale politique destinée à briser sa carrière.
En dehors de l'affaire Clearstream, le nom de Jacques Chirac est apparu dans plusieurs affaires politico-judiciaires remontant à la période précédant sa première élection comme président (1995), quand il était maire de Paris et patron du puissant parti RPR. Au pouvoir, M. Chirac, 74 ans, avait opposé son immunité présidentielle pour refuser de témoigner mais la justice pourrait être amenée à lui demander des comptes après la fin de son immunité. L'affaire potentiellement la plus inquiétante pour l'ancien président redevenu simple citoyen est celle relative à des emplois fictifs du RPR payés par la mairie de Paris à cette époque, qui pourrait, selon des sources judiciaires, lui valoir une prochaine convocation, sous un statut restant à déterminer.
AFP