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Nord-Sud
· 2 min de lecture

Pour être pris en compte dans le Ddr - Des Dozos paralysent Bouaké

Après les ?'Bérets verts ?' qui ont paralysé la ville mardi dernier, les ?'Dozo'', des forces paramilitaires des Forces nouvelles ont bloqué lundi les corridors de Bouaké. Ces chasseurs traditionnels s'estiment oubliés par le processus Ddr.

Les ?'Dozos'' chasseurs traditionnels membres des forces paramilitaires des Forces armées des Forces nouvelles, sont entrés en colère dans la matinée de la veille de Noël. Ils ont tenu à exprimer leur mécontentement en bloquant les corridors de la ville. Motif de ce c oup de sang: ils ne comprennent pas le sort qui sera le leur à l'issue du processus de désarmement en cours.
Pour exprimer ce mécontentement, ils ont pris le contrôle des corridors Nord, Sud et Ouest de la ville dans la matinée du lundi. Aux environs de 8heures, une détonation d'un Gbégué (mousquet) tonne. Des dozos viennent à notre corridor et le ferment à la circulation. Ils empêchent les véhicules d'entrer et de sortir. Ils disent ne pas être pris en compte dans le Ddr, nous confie un élément des Fds-Fn en poste à ce corridor. Aussitôt alertés, les commandants Chérif Ousmane, Touré Hervé et Soro Dramane attendus pour une rencontre avec l'ensemble des éléments de la zone Sud au Centre culturel Jacques Aka, ont d'abord préféré se rendre au devant des protestataires. En quelques heures, le mouvement d'abord marginal, gagne les corridors Sud et Ouest. Sans violence. Comme c'est l'habitude en pareil cas, les commerçants s'empressent de fermer boutique. Les transports perturbés, les usagers ont été contraints de faire le reste de leur trajet à pieds. Cependant, le maire qui se rendait à Bendékouassikro pour un arbre de Noël organisé pour les enfants de ce village, est autorisé à passer. Les Dozos ont souhaité leur manifestation pacifique. Les officiers envoyés en médiation ne trouvent pas d'oreilles attentive et retournent. L'un des meneurs de la fronde confiera à la presse les motivations de leur action: On ne comprend rien à cette affaire de Ddr. On ne sait pas quel est notre place et nous voulons avoir des informations sur les primes. Est-ce qu'on y aura droit. Et à quel montant? Aux environs de 14 heures, le général de brigade Soumaïla Bakayoko, chef d'état-major des Fn, entouré des commandants Hervé Touré dit Vetcho, Chérif OUsmane, Docteur? et du ministre Konaté Sidiki, rencontrent au Commandement de la zone Sud, une délégation des manifestants conduite par les ?'Dozoba'' (chefs dozos) Sibiri et Bamba. Ils réussissent à accorder leurs violons. Et au terme de leur huis clos, les corridors fermés depuis la matinée ont été rouverts à la circulation dès 17 heures, à la grande joie des usagers. Au sortir de cette rencontre, le ministre Konaté a confié à la presse qu'il ne s'agit que d'un problème de communication entre nos frères et nous sur le Ddr. En effet, pour le ministre du tourisme, les Dozos ne sont pas suffisamment imprégnés des accords de Ouagadougou. Et il importe de leur en expliquer toute la quintessence. Une rencontre d'information prévue avec toute la confrérie pour lever les incompréhensions a tourné court (lire encadré). Très tard dans la soirée, une délégation de 28 dozos a été reçue à Abidjan, par le Premier ministre, secrétaire général des Forces Nouvelles. Nous y reviendrons.

Allah kouamé, Correspondant régional

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Article publié par Nord-Sud et référencé par 225.ci.