Pakistan : Menacé de destitution, Musharaf démissionne
La crise politique qui divisait le gouvernement et la coalition de l'opposition a connu, lundi, un dénouement. Au sommet de son impopularité, le président pakistanais, Pervez Musharaf, a démissionné lundi, quand la coalition gouvernementale s'apprêtait à l'évincer du pouvoir par une procédure de destitution devant l'Assemblée nationale, apprend-on par RFI, Reuters et l'AFP.
Je laisse mon avenir dans les mains du peuple, a lâché, dans un discours télévisé à la Nation, Musharaf, ancien membre des commandos d'élite devenu, le 12 octobre 1999, chef d'Etat de la seule puissance nucléaire militaire du monde musulman. A la faveur d'un putsch sans effusion de sang contre le chef du gouvernement d'alors, Nawaz Sharif. A Islamabad, la capitale du Pakistan, l'on pense que la démission de Pervez Musharaf est due à la faiblesse des soutiens que l'armée et les Etats-Unis lui témoignaient ces derniers temps. L'ancien président pakistanais était, en effet, l'allié-clé de Washington dans leur guerre contre le terrorisme islamiste. Des proches du président démissionnaire ont exclu, note l'AFP, l'idée d'un exil. Pour les médias pakistanais, il y a eu, sans doute, un marché passé en vue de lui éviter des poursuites judiciaires, en échange de sa démission. A la veille de sa démission, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait estimé que la question de l'exil de Musharaf, s'il était destitué, n'était pas à l'ordre du jour.
Pervez Musharaf abandonne le pouvoir au moment où son pays est en proie à une terrible crise économique et à une vague d'attentats islamiques qui a enregistré plus de 1 200 morts en un peu plus d'un an. Le Président du Sénat, Mohammedmin Soomro, assurera l'intérim de la présidence, dans l'attente de l'élection par le Parlement et les assemblées provinciales de son successeur.
Ernest Aka Simon
La guerre continue
Selon des experts, indique l'AFP, même si les Occidentaux craignent une période d'instabilité au Pakistan après la démission de Pervez Musharaf, la guerre américaine contre le terrorisme islamique continuera, à travers cette puissance nucléaire militaire musulmane. Pour lutter contre Al-Qaïda et les talibans au Pakistan et en Afghanistan voisin, Washington avait placé ses espoirs en Musharaf, cet officier de carrière et ancien commando. En sept ans, quelque 11 milliards de dollars (environ 4 730 milliards de Fcfa) ont été octroyés à Islamabad en aide financière, essentiellement destinée à l'armée. Dans un communiqué, un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe, a bien souligné que le Président Bush s'engage pour un Pakistan fort qui continue ses efforts pour renforcer la démocratie et le combat contre le terrorisme.
E. A. S
Je laisse mon avenir dans les mains du peuple, a lâché, dans un discours télévisé à la Nation, Musharaf, ancien membre des commandos d'élite devenu, le 12 octobre 1999, chef d'Etat de la seule puissance nucléaire militaire du monde musulman. A la faveur d'un putsch sans effusion de sang contre le chef du gouvernement d'alors, Nawaz Sharif. A Islamabad, la capitale du Pakistan, l'on pense que la démission de Pervez Musharaf est due à la faiblesse des soutiens que l'armée et les Etats-Unis lui témoignaient ces derniers temps. L'ancien président pakistanais était, en effet, l'allié-clé de Washington dans leur guerre contre le terrorisme islamiste. Des proches du président démissionnaire ont exclu, note l'AFP, l'idée d'un exil. Pour les médias pakistanais, il y a eu, sans doute, un marché passé en vue de lui éviter des poursuites judiciaires, en échange de sa démission. A la veille de sa démission, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait estimé que la question de l'exil de Musharaf, s'il était destitué, n'était pas à l'ordre du jour.
Pervez Musharaf abandonne le pouvoir au moment où son pays est en proie à une terrible crise économique et à une vague d'attentats islamiques qui a enregistré plus de 1 200 morts en un peu plus d'un an. Le Président du Sénat, Mohammedmin Soomro, assurera l'intérim de la présidence, dans l'attente de l'élection par le Parlement et les assemblées provinciales de son successeur.
Ernest Aka Simon
La guerre continue
Selon des experts, indique l'AFP, même si les Occidentaux craignent une période d'instabilité au Pakistan après la démission de Pervez Musharaf, la guerre américaine contre le terrorisme islamique continuera, à travers cette puissance nucléaire militaire musulmane. Pour lutter contre Al-Qaïda et les talibans au Pakistan et en Afghanistan voisin, Washington avait placé ses espoirs en Musharaf, cet officier de carrière et ancien commando. En sept ans, quelque 11 milliards de dollars (environ 4 730 milliards de Fcfa) ont été octroyés à Islamabad en aide financière, essentiellement destinée à l'armée. Dans un communiqué, un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe, a bien souligné que le Président Bush s'engage pour un Pakistan fort qui continue ses efforts pour renforcer la démocratie et le combat contre le terrorisme.
E. A. S