Les faits parlent pour Guillaume Soro
Avant-hier, le Premier ministre ivoirien, à travers un entretien télévisé, s'est adressé à ses compatriotes. Quatorze mois après son arrivée à la tête du gouvernement, suite à l'Accord politique de Ouagadougou, Guillaume Soro a décidé de marquer une pause, pour voir le travail accompli et ce qui reste à faire. Avant-hier, le successeur de Charles Konan Banny était à l'aise devant les journalistes. La raison est toute simple. Il avait un bilan satisfaisant à présenter à ses compatriotes, soucieux d'une bonne sortie de crise, par la réconciliation et les élections transparentes et démocratiques. Pour le patron du gouvernement, le constat est de grande clarté : la Côte d'Ivoire se porte bien. Les sources de satisfaction du Premier ministre ne sont pas des moindres. De prime abord, la question des audiences. Le premier bilan que je fais, c'est un bilan positif. Et je suis satisfait que ces audiences foraines se soient déroulées dans la sérénité et sans heurt quand on fait une comparaison par rapport aux audiences foraines l'année précédente. Vous savez toute la clameur et toutes les palabres qu'il y a eues autour des audiences foraines, a-t-il déclaré sur le petit écran. Cela est d'autant plus compréhensible qu'à ce stade de déroulement, les audiences foraines ont dépassé le cap de 500 mille jugements supplétifs délivrés. Il en aura certainement davantage avec la prolongation que connaitront certaines régions. Là-dessus, il convient de reconnaître des avancées notables si on s'en tient aux bagarres rangées connues avant, sous la poussée des tenants de la refondation et qui ont occasionné de nombreux blessés et même des morts. Par ailleurs, sous son impulsion, la Côte d'Ivoire est parvenue, en dépit de la situation précaire qui est la sienne, à rembourser plus de 100 milliards de dettes à la Banque Mondiale. Ce qui va engendrer un allégement de la dette à hauteur de 4700 milliards de FCFA. Si ce n'est pas encore la grande embellie au niveau du quotidien des Ivoiriens, l'espoir est permis. Aussi, le redéploiement de l'administration, que certains présentaient comme une vue de l'esprit est plus que jamais perceptible dans les zones FN, où l'administration nationale s'installe progressivement et concourt à mettre en pratique l'unicité de l'Etat de Côte d'Ivoire. Il en est de même pour le processus de cantonnement des combattants de l'ex- rébellion, qui ont tenu, sous l'impulsion de leur secrétaire général, la promesse de regroupement et de démobilisation des soldats. Le Chef du gouvernement ne s'arrête pas en si bon chemin. Il prend également le pari de rencontrer les chefs des milices, pour les exhorter à déposer les armes et à rejoindre le service civique, pour une réinsertion sociale. Là où certains auront préconisé l'usage de la force, Guillaume Soro prône l'arme du dialogue. Pour sûr, ce ne sont pas les actes posés par le Premier ministre qui manquent. Il est prêt à entreprendre toutes les bonnes actions possibles pour ramener la cohésion et la paix dans son pays. Avec comme objectif majeur, la tenue de l'élection présidentielle le 30 novembre prochain : je peux donc rassurer les uns et les autres que nous avons fait un calendrier cohérent, ensemble avec les différents acteurs, et qu'il n'y a pas de raison que la date des élections change. Pour tout dire, sous le chef du gouvernement et acteur majeur du processus de sortie de crise, la Côte d'Ivoire a connu des avancées notables. Il est donc à espérer que les choses s'améliorent pour un profond enracinement de la paix. Bakary Nimaga