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Malgré la loi d`amnistie - Doué et les militaires exilés ont peur de rentrer

Le chef de l'Etat a signé avant-hier par ordonnance une loi d'amnistie qui devrait permettre le retour au pays de plus de 100 militaires ivoiriens en exil. "Une nouvelle loi d'amnistie couvrant les crimes et délits relatifs aux atteintes à la sûreté de l'Etat liés aux troubles qui ont secoué la Côte d'Ivoire et commis entre le 17 septembre 2000 et la date d'entrée en vigueur du présent accord, à l'exclusion des crimes économiques, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité" indique en substance cette loi qui veut s'inscrire dans le cadre de l'accord de paix de Ouaga. La deuxième loi d'amnistie risque de ne produire aucun effet positif comme sa précédente de juillet 2003. En fait, le général Mathias Doué, le colonel Yao Yao Jules et bien d'autres militaires en exil ne reconnaissant pas avoir commis les forfaits qu'on leur a imputés et qu'on efface. Pour eux, selon une source introduite cette amnistie est donc fausse. D'autant plus que certains n'ont jamais fait l'objet de plaintes ou de procédure. Par ailleurs, ils n'ont pas totalement confiance à Gbagbo et à son régime. Ils craignent que si le chef de l'Etat est d'aventure en difficulté il n'invente encore des tentatives qui seront mises sur leurs dos, quand ils vont rentrer définitivement. Enfin, le succès de la combinaison Gbagbo-Soro n'est pas une évidence pour les militaires exilés. Ces derniers se disent que ça ne marchera pas. Ils veulent donc sagement attendre où ils sont après le 31 décembre 2007 pour rentrer. Voilà encore affaire !
Ismaël Dembelé

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