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Le Front
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Le Parlement bientôt consulté

Ce communiqué de presse du ministère chargé des Relations avec le Parlement est relatif à l'ordre du jour de la 2e session extraordinaire de l'Assemblée nationale. Il sera notamment question de l'envoi d'un contingent burkinabè en Côte d'Ivoire. Cette séance plénière est prévue pour se tenir le 31 juillet prochain.


L'Assemblée nationale siégeant depuis le mardi 17 juillet en session extraordinaire, examine deux projets de loi qui lui sont soumis par le gouvernement.
Il s'agit, d'une part, du projet de loi portant loi d'orientation de l'éducation, et, d'autre part, de celui relatif à l'envoi d'un contingent militaire burkinabè fort de cent cinquante (150) hommes en Côte d'Ivoire, dans le cadre de l'Opération de maintien de la paix des Nations unies en Côte d'Ivoire, Onuci.
Il faut rappeler que le système éducatif du Burkina Faso avait pour référentiel la loi n °131 ADP/96 du 9 mai 1996. A l'analyse, celle-ci est entachée par des insuffisances et des dysfonctionnements qui limitent sérieusement les effets escomptés au profit de l'éducation de nos enfants.
Il s'agit par conséquent de revisiter la loi de 1996 en corrigeant les nombreuses lacunes qu'elle renferme, et de parvenir à une loi d'orientation de l'éducation applicable et porteuse de perspectives heureuses à travers : la stabilisation et la clarification des concepts de base, une redéfinition claire des principes généraux de l'éducation, l'extension de la notion d'éducation de base, la rationalisation de la structuration de l'éducation, la création d'un Conseil national de l'éducation et de conseils régionaux de l'éducation.
Cette nouvelle loi renferme de grandes innovations dont les plus marquantes sont : la gratuité dans l'enseignement de base, le 1er cycle de l'enseignement de base sera intégré à l'éducation de base, la scolarisation deviendra obligatoire jusqu'à l'âge de 6 à 16 ans.
Dans le même temps, des mesures d'accompagnement sont préconisées. Il s'agira d'accroître dans le court terme les capacités de l'offre éducative, de renforcer le partenariat avec le secteur privé et d'examiner la situation des personnels d'éducation et d'encadrement avec la participation des partenaires sociaux.
Le deuxième projet de loi soumis à la sanction des députés est relative à une demande d'autorisation d'envoi d'un contingent militaire burkinabè en république de Côte-d'Ivoire dans le cadre de l'Opération de maintien de paix des Nations unies, Onuci. Ce projet de loi fait suite à l'Accord de Ouagadougou signé le 4 mars 2007 par le président ivoirien Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, Secrétaire général des Forces nouvelles, sous l'égide du facilitateur, Son Excellence Blaise Compaoré. Il faut souligner que cette perspective qui s'ouvre est une réponse à la demande du président ivoirien à son homologue burkinabè, en sa qualité de président en exercice de la Cedeao.
Le contingent militaire burkinabè sera intégré aux forces de l'ONUCI, agissant selon les termes de mise en oeuvre de la Convention 1721 de l'ONU. Il sera fort de 150 hommes, déployés pour une durée de 12 mois au minimum. Cette sollicitation des autorités ivoiriennes au Burkina Faso fait honneur à notre pays, et cette participation à l'ONUCI confirme notre
volonté d'accompagner la mise en ?uvre de l'Accord politique inter-ivoirien, comme elle signifie la reconnaissance de la brillante prestation des militaires burkinabè dans le cadre des missions de maintien de paix.
Cette deuxième session extraordinaire ouverte le 17 juillet dernier prendra fin dans l'après-midi du 31 juillet 2007.
Directeur de la Communication et de la Presse ministérielle
Célestin Zongo Chevalier de l'Ordre national



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Article publié par Le Front et référencé par 225.ci.