Processus électoral en danger - Méleu Mathieu (INS) déclare la guerre à la SAGEM
Il faut le dire tout net. Le processus électoral ivoirien est en danger. Non seulement parce qu'il y a un problème de financement, mais aussi, parce que ceux qui ne voient pas d'un bon ?il l'implication de la SAGEM dans l'enrôlement des électeurs, man?uvrent pour faire échouer si non discréditer la société française. C'est le cas du Dr. Méleu Mathieu, Directeur général de l'Institut national de la statistique. C'est une véritable déclaration de guerre que le vice président de la cellule de stratégie électorale (ils sont 11 membres) du FPI a faite jeudi dernier à la SAGEM. La convention de la société civile était allée le voir pour avoir des informations sur la collaboration de sa structure avec les autres organismes impliqués dans l'enrôlement des électeurs. Méleu Mathieu a profité de l'occasion pour lancer des piques à SAGEM. Un délai de 45 jours. Cela me paraît fallacieux avec la méthode des formulaires que SAGEM veut utiliser , a-t-il martelé devant ses hôtes. En d'autres termes, SAGEm aurait menti à l'Etat de Côte d'Ivoire. Ainsi, met-il en doute, non seulement la compétence de cette structure mais la probité morale de ses dirigeants. Un véritable pied de nez à SAGEM. Pis, il enfonce le clou en déclarant qu'avec seulement 19 milliards, l'INS ferait tout le travail en six mois . Ce qui représente une goutte d'eau par rapport aux 66 milliards que réclame la société française. C'est à peine si Méleu Mathieu n'accuse pas la SAGEM de surfacturation au détriment de notre pays , avec bien sûr la complicité bienveillante des acteurs du processus électoral. Il suffit de lire entre les lignes pour comprendre les vraies motivations du DG de l'INS et de savoir que c'est un militant indécrottable du FPI qui parle et non un administrateur d'une société d'Etat. A l'analyse, les affirmations de Méleu ne résistent pas à la réalité des faits. En effet le Directeur général de l'INS veut faire des cartes d'électeurs ancienne formule que l'on connaît depuis le temps du parti unique. Or la SAGEM, sous recommandations de l'ensemble des acteurs politiques, a proposé des cartes d'électeurs biométriques. Avec une telle technologie de dernière génération, il est évident que le coût ne sera pas le même que la carte d'électeur qu'on connaissait jusqu'ici. En vérité, l'INS man?uvre pour porter le chapeau d'un éventuel échec de l'opération d'identification, à la SAGEM.
Ibrahima B. Kamagaté
Ibrahima B. Kamagaté