Bip Assistance. Deux mois après la crise (Acte 1) - Ces problèmes qui n'ont pas été réglés
De février à mai 2007, l'entreprise de sécurité privée Bip assistance a été secouée par une grave crise qui a failli emporter la société. Certes, les évènements avaient pris l'allure d'une cabale contre le général Tanny, Dg de Bip assistance. Mais force est de constater, aujourd'hui, que les problèmes posés par les syndicats restent sans solutions. La suppression de la prime de risque, de l'assurance-vie et des avantages divers continue de faire jaser La protestation est encore sourde. Mais jusqu'à quand ?
Du 19 janvier et ce, jusqu'au mois de mai 2007, l'entreprise de sécurité privée et d'intervention, Bip Assistance, a frôlé la catastrophe. Le point de départ de la crise, un préavis de grève de 3 jours, qui va se transformer, par la suite, en grève illimitée. Les syndicats protestent contre ?'des mesures anti-sociales'' prises par le général Ehuénin Tanny qui a racheté Bip assistance au premier opérateur. Une cinquantaine d'agents en colère paralyse l'entreprise, assiège les locaux et confisque les véhicules et le matériel de travail. Les activités cessent. Mais très vite hélas, ces revendications, Récupération politicienne
quoi que fondées, vont basculer sur le terrain du complot, de la manipulation et de la récupération politicienne. Bip assistance, en tant que leader dans le secteur, occupe un marché qui intéresse les promoteurs (haut placés au palais) de nouvelles entreprises de sécurité privée qui ont poussé dernièrement comme des champignons. Depuis la présidence, l'on actionne. Les choses prennent une autre tournure quand Tanny est accusé d'être ?'au service de la rébellion'' et de préparer ?'un coup d'Etat contre Gbagbo''. Ses concurrents espèrent ainsi le mettre en difficulté, voire le faire arrêter pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Le 06 avril dernier, Mahan Gahé, patriote et secrétaire général de la centrale Dignité, écrit au chef de l'Etat Laurent Gbagbo pour le mettre en garde contre ?'une attaque rebelle dirigée par Tanny''. Entre- temps, les grévistes continuent de confisquer le matériel de travail et de faire le siège des locaux. Des violences, des menaces de mort et des tentatives d'enlèvement visant Tanny et ses proches vont émailler cette période de fronde. Curieusement, la police laisse faire. Elle va même jusqu'à assister les grévistes. Le général Tanny est d'autant plus déstabilisé que le 19 mars 2007, il a écrit à Laurent Gbagbo pour dénoncer la cabale ourdie contre lui. La tension est vive. Et le général Tanny doit se terrer, face aux menaces qui pèsent sur lui. Mais la pression va se desserrer dès l'entame du dialogue direct à Ouagadougou qui relègue au second rang les accusations de ?'connivence avec la rébellion''. Un terme qui n'est plus en phase avec l'actualité. C'est que les grévistes,
Problèmes réels, mais mauvaise stratégiedont les revendications sont fondées, ont commis l'erreur de politiser leur combat. Les agents de Bip assistance reprochent à Tanny d'avoir supprimé la prime de risque qui s'élevait à 250.000 F, et le capital décès de 2.400.000 qui était reversé au parent des agents décédés. Les employés de Bip assistance ne comprennent pas que le général Tanny ait remis en cause l'assurance maladie, le principe des prêts scolaires, de la caisse de solidarité et bien d'autres avantages assortis. Les grévistes nous confient, aujourd'hui, que ?'le général Tanny n'était pas à la négociation''. Une allégation reprise par Serikpa André, président de l'Union patronale des entreprises de sécurité privée et médiateur dans cette crise qui dira que ?'Tanny a refusé de discuter''. Il faut dire que les deux hommes ne se sont pas du tout entendus car le Dg de Bip assistance, irrité, a déclaré ne pas se reconnaître dans ladite unionEn fait, les grévistes ont subi le revers de leurs stratégies. A partir du moment où les interprétations politiques ont été mises en avant, les revendications ont été relégués au second plan. A lire prochainement l'acte 2
? Ce qui est advenu du patrimoine de Bip assistance
? L'atmosphère après la crise
? Les murmures persistent
Encadré : Le général, très occupé. Dans le cadre de notre dossier, nous avons sollicité la direction de Bip assistance afin d'avoir des éclairages sur bien de points abordés. Mais les services compétents nous ont opposé le calendrier très chargé de la direction de l'entreprise. Nous sommes restés, en vain dans l'attente d'une réaction, en dépit de notre patience. Nous osons croire que le général Tanny fera mentir ses détracteurs en ne se refusant pas à communiquer !
K.K.M
Du 19 janvier et ce, jusqu'au mois de mai 2007, l'entreprise de sécurité privée et d'intervention, Bip Assistance, a frôlé la catastrophe. Le point de départ de la crise, un préavis de grève de 3 jours, qui va se transformer, par la suite, en grève illimitée. Les syndicats protestent contre ?'des mesures anti-sociales'' prises par le général Ehuénin Tanny qui a racheté Bip assistance au premier opérateur. Une cinquantaine d'agents en colère paralyse l'entreprise, assiège les locaux et confisque les véhicules et le matériel de travail. Les activités cessent. Mais très vite hélas, ces revendications, Récupération politicienne
quoi que fondées, vont basculer sur le terrain du complot, de la manipulation et de la récupération politicienne. Bip assistance, en tant que leader dans le secteur, occupe un marché qui intéresse les promoteurs (haut placés au palais) de nouvelles entreprises de sécurité privée qui ont poussé dernièrement comme des champignons. Depuis la présidence, l'on actionne. Les choses prennent une autre tournure quand Tanny est accusé d'être ?'au service de la rébellion'' et de préparer ?'un coup d'Etat contre Gbagbo''. Ses concurrents espèrent ainsi le mettre en difficulté, voire le faire arrêter pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Le 06 avril dernier, Mahan Gahé, patriote et secrétaire général de la centrale Dignité, écrit au chef de l'Etat Laurent Gbagbo pour le mettre en garde contre ?'une attaque rebelle dirigée par Tanny''. Entre- temps, les grévistes continuent de confisquer le matériel de travail et de faire le siège des locaux. Des violences, des menaces de mort et des tentatives d'enlèvement visant Tanny et ses proches vont émailler cette période de fronde. Curieusement, la police laisse faire. Elle va même jusqu'à assister les grévistes. Le général Tanny est d'autant plus déstabilisé que le 19 mars 2007, il a écrit à Laurent Gbagbo pour dénoncer la cabale ourdie contre lui. La tension est vive. Et le général Tanny doit se terrer, face aux menaces qui pèsent sur lui. Mais la pression va se desserrer dès l'entame du dialogue direct à Ouagadougou qui relègue au second rang les accusations de ?'connivence avec la rébellion''. Un terme qui n'est plus en phase avec l'actualité. C'est que les grévistes,
Problèmes réels, mais mauvaise stratégiedont les revendications sont fondées, ont commis l'erreur de politiser leur combat. Les agents de Bip assistance reprochent à Tanny d'avoir supprimé la prime de risque qui s'élevait à 250.000 F, et le capital décès de 2.400.000 qui était reversé au parent des agents décédés. Les employés de Bip assistance ne comprennent pas que le général Tanny ait remis en cause l'assurance maladie, le principe des prêts scolaires, de la caisse de solidarité et bien d'autres avantages assortis. Les grévistes nous confient, aujourd'hui, que ?'le général Tanny n'était pas à la négociation''. Une allégation reprise par Serikpa André, président de l'Union patronale des entreprises de sécurité privée et médiateur dans cette crise qui dira que ?'Tanny a refusé de discuter''. Il faut dire que les deux hommes ne se sont pas du tout entendus car le Dg de Bip assistance, irrité, a déclaré ne pas se reconnaître dans ladite unionEn fait, les grévistes ont subi le revers de leurs stratégies. A partir du moment où les interprétations politiques ont été mises en avant, les revendications ont été relégués au second plan. A lire prochainement l'acte 2
? Ce qui est advenu du patrimoine de Bip assistance
? L'atmosphère après la crise
? Les murmures persistent
Encadré : Le général, très occupé. Dans le cadre de notre dossier, nous avons sollicité la direction de Bip assistance afin d'avoir des éclairages sur bien de points abordés. Mais les services compétents nous ont opposé le calendrier très chargé de la direction de l'entreprise. Nous sommes restés, en vain dans l'attente d'une réaction, en dépit de notre patience. Nous osons croire que le général Tanny fera mentir ses détracteurs en ne se refusant pas à communiquer !
K.K.M