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Reve brise

Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara, tous les deux leaders du PDCI-RDA et du RDR étaient le jeudi dernier à Ouagadougou au Burkina Faso dans le cadre de la 2ème réunion du CPC. Pour s'adonner à leur jeu favori : le dénigrement, l'intox et autres montages grotesques. Ils sont arrivés deux jours avant ladite réunion. Histoire de rencontrer avant le président Laurent Gbagbo, le facilitateur, le président Blaise Compaoré. Ils espéraient tous les deux torpiller le chef de l'Etat ivoirien qui continue de cavaler seul en tête de tous les sondages depuis la signature le 4 mars 2007 de l'Accord de Ouaga. Qui est combattu sur les bords de la lagune Ebrié et de façon farouche par ces deux locomotives du RHDP. Les deux ?'frères ennemis d'hier'' (le deuxième a renversé le premier le 24 décembre 1999), pour une fois de plus se sont entendus pour mettre de côté leurs propres désaccords pour aller d'une seule voix contre Laurent Gbagbo. Le rêve s'est transformé en désillusion pour les deux pourfendeurs de l'Accord de Ouaga. Qui ont choisi de faire des simulations devant le président Blaise Compaoré. Qui ne s'est pas laissé prendre à leur hypocrite jeu. Sentant les choses tourner à leur désavantage, Bédié et Ouattara ont choisi en désespoir de cause de présenter d'autres préoccupations. Le président du PDCI-RDA fait de son passage à la RTI, une priorité des priorités. Quand Ouattara, le candidat à la présidentielle repêché par Gbagbo, demandait au président du Faso de mentionner dans le communiqué final qu'il est bien candidat et qu'il ne sera pas recalé pour nationalité douteuse quand la Cour suprême se prononcera sur les dossiers de candidature. Le président du RDR avait-il raison de demander cela au facilitateur ? Le mentor du RDR n'est pas serein. Il est bien inquiet pour s'être prévalu hier d'une autre nationalité. Les accords iniques de Linas-Marcoussis ont pourtant réglé le cas Ouattara. Mais l'homme est toujours inquiet pour son sort. Tels sont les deux sujets sur lesquels ils ont importuné le président du Faso, suffisamment informé de leurs man?uvres souterraines contre l'Accord de Ouaga. Ils sont revenus bredouilles. Leur rêve a été brisé par le facilitateur.

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