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Notre Voie
· 2 min de lecture

Quel RDR après Ouattara

Le 2ème congrès du RDR s'ouvre demain. C'est sûr, Alassane Dramane Ouattara sera encore plébiscité à la tête de ce parti pour un nouveau mandat. Mais, si le RDR a un agenda de longue durée sur la scène politique ivoirienne, il doit, dès à présent, poser la question de l'après-Ouattara. L'homme est né en 1942. Il est donc aujourd'hui âgé de 66 ans. Selon les dispositions de la Constitution ivoirienne relatives à l'âge des candidats fixé à au plus 75 ans, Ouattara a encore la possibilité de se présenter deux fois : cette année, si les élections se tiennent et en 2013 au cas où le mandat du président élu resterait à 5 ans. Néanmoins, le scrutin présidentiel prochain déterminera son avenir politique. En cas de victoire (ce qui est fort peu probable), tant mieux pour lui, mais, en cas d'échec, il va sans dire que les militants du RDR se poseront des questions quant au maintien ou non de l'ancien Premier ministre comme président du parti et son candidat en 2013. Si Ouattara perd les élections de façon lamentable, il lui faudra une dose de courage pour vouloir poursuivre. Par contre, s'il perd de justesse, il aura plus de raison de tenter de nouveau en 2013. Mais cela voudra dire qu'il abandonne l'option du putsch en mettant de côté les discours guerrier du genre : Je vais rendre le pays ingouvernable?. Dans le premier cas, celui de la lourde défaite suivie d'un jet d'éponge avant l'âge de 75 ans, les militants du RDR devront faire face à la question de la succession. Alors qui pourra prendre le flambeau ? Autour de Ouattara, qui est capable de lui succéder ? Mme Diabaté ? Elle sera très âgée et physiquement très éprouvée. Ali Coulibaly ? Le costume pourra s'avérer trop grand pour lui, habitué qu'il est à plutôt jouer le rôle de serveur de thé. Amadou Gon Coulibaly, Amadou Soumahoro, N'Golo Coulibaly ? Les militants du RDR auront beaucoup d'hésitation pour chacun de ces noms, même si, du point de vue des envolées lyriques malheureusement plus injurieuses que porteuses de critiques objectives et de propositions heureuses, Amadou Gon Koulibaly aura plus d'avantages. Mais tous ces noms, c'est le Nord ivoirien. Or, l'un des reproches qu'on fait à ce parti, c'est qu'il a du mal à sortir de cette partie du pays. Alors Amon Tanoh qui est du Sud et qui est l'homme de confiance de Ouattara depuis des années ? La tâche ne sera pas aisée pour lui. Il aura, à coup sûr, contre lui tous les tares tribalistes du parti. Autant dire qu'au RDR, l'après-Ouattara sera très difficile à gérer comme l'a été l'après-Houphouet au PDCI.









Dan Opéli dan.opeli@yahoo.fr

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Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.