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Nord-Sud
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9 mois après son lancement - Permis de conduire : les prix vont encore augmenter

Quelques mois après le lancement de l'opération de renouvellement et d'acquisition du nouveau permis, l'Etat est confronté à des problèmes d'argent et prévoit une augmentation du coût du document.

Le prix du permis de conduire risque d'augmenter dans les mois à venir. Cette hausse serait liée à celle des frais des documents administratifs, relatifs à l'acquisition et au renouvellement du permis informatisé. A l'Assemblée nationale hier, à la question des députés de savoir combien l'Etat gagne dans la confection de ce nouveau permis, le ministre des Transports, Mabri Toikeusse, a répondu que cette opération revenait plutôt cher. Pour lui la situation impose de faire certaines augmentations au niveau des frais de documents administratifs. Il s'agit, dit-il, de plus d'un milliard de Fcfa que l'Etat perd dans la réalisation de ce programme, dont 800 millions de Fcfa au niveau de la Société nationale des Transports terrestres (Sonatt) et 300 millions de Fcfa pour la Direction générale des transports terrestres (Dgtt). Le ministre Mabri a expliqué que sur 32 milliards de Fcfa de recette attendue dans cette opération, l'Etat ne perçoit que 3 milliards. 16,27 milliards sont destinés à Interflex, chargée du pré-enregistrement et 8,59 milliards à la Staten technologie, chargée de la collecte de données et de l'édition du permis. Biomédical qui s'occupe des examens de sang percevra 4,5 milliards de Fcfa. Les députés ont signifié que la Côte d'Ivoire a besoin de renflouer ses caisses pour sortir du processus de paix, et qu'il fallait un projet qui lui rapporte en terme d'économie. Le ministre a fait savoir que cette répartition a été décidée depuis 2002, date à laquelle l'Etat a désigné les concessionnaires pour cette opération et qu'il était aujourd'hui impossible de modifier les clauses du contrat. Tout ce que l'Etat a le pouvoir de faire est d'agir sur les frais des documents administratifs. Une équipe d'évaluation travaille dans ce sens. Quant à la fraude et la crédibilité du permis nouvelle formule soulevées par les élus de la nation, Mabri Toikeusse pense que le permis par procuration et le processus d'acquisition du document sont déjà une preuve de la lutte contre la fraude. Les députés ont également mentionné le comportement des auto-écoles, qui se soucient peu de la formation. Sur la question, des mesures d'assainissement sont en cours, selon le ministre. Des recensements seront faits pour déterminer les écoles crédibles et l'Etat ne travaillera qu'avec elles. Sur les autres points, le ministre a noté que 34.174 permis ont été édités sur 1,5 million attendus. Pour accélérer le processus, il est prévu la construction de 8 autres sites d'ici la fin de l'année. Ces sites s'ajouteront à ceux de Cocody-Angré et de Lanema, qui ont respectivement des capacités d'acceuil de 400 et 1.200 candidats par jour. Le Parlement a profité de l'occasion pour interpeller le ministre sur le comportement des radars sur les voies. Les forces de l'ordre, disent-ils, camouflent leurs appareils et extorquent de l'argent aux usagers. Certains ont affirmé avoir été victimes de ces scènes. «Je suis moi-même contre le fait qu'on cache les radars. J'ai demandé au directeur de l'Oser de faire des propositions», a indiqué le ministre des Transports. Il a précisé que plus personne ne doit payer sur place après avoir été sifflé. «L'argent doit rentrer au trésor», exige Mabri Toikeusse.

Raphaël Tanoh (Stagiaire)

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Article publié par Nord-Sud et référencé par 225.ci.