Déchets toxiques : Le plus dur commence maintenant pour les victimes
Après le déversement des déchets toxiques, des spécialistes avaient prévenu que cinq (5) ans après les Ivoiriens allaient souffrir de graves maladies. Beaucoup n'avaient pas cru à ces révélations scientifiques. Mais aujourd'hui, les faits leur donnent raison. Car, un an après, les victimes chutent à nouveau. Le premier à déclarer ouvertement son mal est M. Adja Clément. Il observe en ce moment une grève de la faim à la cathédrale Saint Paul d'Abidjan Plateau. Son objectif : appeler l'Etat au secours parce que ruiné financièrement. Après lui, un autre s'est signalé. Il s'agit de M. Kuva Dicki Claude et de son fils aujourd'hui mal en point et qui souhaitent aussi que l'Etat leur viennent en aide. Comme eux, beaucoup souffrent mais dans le silence. Mais malheureusement il sera difficile à l'Etat de les aider. D'abord parce qu'il semble que les moyens n'existent plus. Ensuite, même s'ils existent, la guérison n'est pas garantie. Et enfin, l'Etat a d'autres priorités aujourd'hui que de se pencher sur une situation qu'il a rangée au placard. Pourtant, les conditions pour "sauver" les victimes s'étaient présentées. Il aurait suffi à l'Etat d'accepter d'utiliser une partie des cent (100) milliards de Trafigura pour construire le grand centre de santé dont il a parlé pour prendre en charge toutes les victimes. Mais non, le gouvernement a opté pour le partage (?) de cette somme. Voilà que maintenant même les personnes qui ont reçu deux cent (200) mille éprouvent des difficultés pour se soigner. Elles sont obligées de se tourner à nouveau vers les autorités. Malheureusement, celles-ci restent sourdes pour l'instant à leur souffrance. Et pourtant, ce n'est que le début de ce "drame" que les spécialistes ont prédit. Les victimes sont donc en danger de mort. Toutes autant qu'elles sont.
Djè KM
Djè KM