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Ministère du commerce - Youssouf Soumahoro en difficulté

La situation s'aggrave. Le ministre et les syndicats n'ont pu parvenir à un accord. L'arrêt du travail sera illimité.

Le ministère du Commerce est paralysé depuis le 9 juillet dernier. Le personnel a mis à exécution son mot d'ordre de grève de 72 heures. L'on a cru que les ardeurs allaient se calmer mais, la situation devient plutôt inquiétante. Les syndicats sont amers. Ils n'entendent pas lâcher prise. Les discussions engagées avec le ministre Youssouf Soumahoro ont plutôt exacerbé la colère des agents. Le membre du gouvernement n'a pas donné d'assurance concernant la satisfaction des revendications qui, lui ont été soumises. "Nous poursuivons la grève. Nous enchaînons, après celle en cours, par une autre grève qui, elle, sera illimitée dès lundi prochain. Le préavis est prêt ", a menacé hier un des responsables du syndicat national des agents du ministère (Synap-ci). Déjà en juin dernier, les cadres et autres agents dudit ministère avaient attiré l'attention du premier ministre, M. Soro Guillaume, sur les pratiques auxquelles s'adonnait le ministre Soumahoro. Ils ont même réclamé son départ. Les travailleurs dénoncent la terreur, la délation, les frustrations, les menaces et injures de toutes sortes dont ils sont l'objet de la part du ministre de la République. Ne pouvant plus supporter cette situation, le directeur de cabinet, celui des affaires administratives et financières et une secrétaire de direction ont préféré rendre leur démission. Youssouf Soumahoro n'en a cure. Il semble se complaire dans cette situation, puisqu'il ressort qu'il a centralisé tous les pouvoirs entre ses mains. Depuis sa nomination en avril 2007 il n'a jamais accepté de recevoir ni les directeurs généraux, ni les responsables des services rattachés au cabinet encore moins ceux des structures placées sous tutelle. Aucune réunion de cabinet. L'activité est bloquée. A titre d'exemple, les contrôles des prix et ceux liés à la qualité des produits sont arrêtés, avec pour conséquence, une flambée généralisée des prix sur le marché. Les opérateurs économiques subissent eux aussi des désagréments importants, fait orchestré par la lenteur dans le traitement des dossiers. Les agents du ministère du Commerce déplorent par ailleurs le non paiement des primes auxquelles ils ont droit. Le ministre aurait fait mainmise sur toutes les entrées de fonds. Une prime de 70 millions Fcfa destinée aux agents du ministère et une autre de 21 millions Fcfa pour les inspecteurs et agents assermentés au titre des amendes transactionnelles auraient été aussi confisquées par le ministre. La grève est engagée par le syndicat national des agents du ministère (Synamic-CI) et celui des agents des prix (Synap-CI) dirigés respectivement par MM. O. Yémo et Jules Anéhoua.

KVK

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