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Notre Voie
· 2 min de lecture

Ouattara Kigbafori, chef du village de Momirasso (Ferké) - Pour avoir semé la paix, Gbagbo récoltera nos voix

Nous sommes très heureux de votre visite dans nos villages. Hier, c'était le président Gbagbo qui venait nous réconforter. Aujourd'hui, c'est vous le président de son parti qui venez nous apporter votre soutien et nous dire yako pour tout ce que nous avons vécu pendant la guerre. Nous vous en sommes très reconnaissants et nous saurons vous le rendre au moment venu. En ce qui concerne les élections, sachez qu'on récolte ce qu'on sème. Certains vont semer la guerre, ils récolteront la désolation. Le président Gbagbo a semé la paix et le progrès. Il récoltera nos voix et nos bénédictions. En tout cas, plus personne ne viendra vous tromper.
Ces propos tenus le lundi 31 mars dernier par M. Ouattara Kigbafori, chef de Momirasso, village de 3365 âmes nouvellement érigé en commune par le président Gbagbo, traduisent éloquemment l'état d'esprit des populations de Ferkessédougou après la sale guerre que la Côte d'Ivoire a connue. Partout où est passée la délégation du président Affi, les chefs ont clairement indiqué avoir été trompés par ceux de leurs fils qui disaient avoir pris les armes pour faire leur bonheur. Le président Affi a même reçu les bénédictions du chef de terre de Ferké : Je tiens ici de l'eau fraîche que je verse pour implorer l'esprit de nos ancêtres et du Tout-Puissant pour que le message de paix, d'amour et de progrès que tu nous apportes soit entendu par tous. Et, dans ma main gauche, je tiens de l'eau chaude que je verse sur celui qui voudrait faire obstacle à la réussite de votre mission, a dit le patriarche Soro Dougounoumani.
Pour le fédéral FPI de Ferkessédougou, M. Damé, on ne peut pas dire que la guerre est une bonne chose, mais elle a fortement aidé à l'implantation de notre parti le FPI. A preuve, de seulement 3 sections qu'on avait à Ferké avant la guerre, nous sommes passés depuis l'accord de Ouagadougou à 58 sections. Et le chiffre n'est pas définitif, car d'autres sections frappent à la porte.
Tout porte donc à croire que la sale guerre a ouvert les yeux des habitants du nord sur les réalités du pays. La qualité de l'accueil, la forte mobilisation des populations sur fond d'ambiance festive témoignent de ce que le président du FPI était vraiment attendu.

B.S. envoyé spécial

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