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Notre Voie
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23 ans après son érection en commune de plein exercice - Guitry, une ville en souffrance

La vieille ville de Guitry éprouve d'énormes difficultés à décoller. A cause de la crise, dit-on. La ville en mal d'infrastructures socio-économiques, sombre dans une sclérose qui ne dit pas son nom. Ajouté à cela, l'état défectueux de la route, longue de 49 Km et qui la sépare de Divo, le chef-lieu du Département.
Erigée en commune de plein exercice en 1985, la ville de Guitry, peuplée de près de 30 000 âmes connaît d'énormes difficultés liées à son développement. Aujourd'hui dirigée par le Maire Jean-Baptiste GNANZOUE, (issu du FPI et élu le 21 mars 2001), la cité reste encore très enclavée. Partout dans les quartiers tels Koko, Résidentiel, Commerce, Dieu merci, Dida, Château d'eaula population fait corps avec l'insalubrité à cause de la faiblesse des politique et programme de l'environnement du conseil municipal. Peut-on écrire que la décentralisation représente vraiment une chance et surtout un puissant moyen de développement local pour les populations de Guitry ? Tout porte à penser le contraire. Tellement la cité ressemble à une localité de moyen âge. Aucune infrastructure socio-économique moderne n'est visible..
J'accuse la guerre qu'a connue notre pays. Cette guerre- là est venue réduire de façon drastique l'aide de l'Etat et geler tous les contrats que nous avons pris avec l'extérieur. Et notre budget tourne en moyenne autour de 90 000 000 F dont 37 millions seulement destinés à l'investissement. Nous faisons ce que nous pouvons. Et puis, sachez que ces maigres moyens n'arrivent jamais?, se défend le Maire. Tout en reconnaissant qu'à Guitry, presque ou tout reste à faire.
Concernant par exemple le récurrent problème lié à l'insalubrité et à l'impraticabilité des rues de la ville, le premier administrateur de la cité dit être limité au plan logistique. Nous n'avons pas d'équipements nécessaires pour aider davantage à l'amélioration du cadre de vie de nos populations et c'est dommage. Actuellement, nous nous battons pour relancer l'opération THIMO (Travaux à haute intensité de main-d'?uvre ). Elle nous a aidé l'an passé à soulager nos administrés. Nous cherchons en même temps à voir comment acquérir des équipements en vue de la réalisation effective de notre plan d'enlèvement des ordures ménagères?, souligne le Maire. Non sans toutefois inviter les populations à s'impliquer dans la politique environnementale de la municipalité. Car pour lui, nettoyer devant et autour de sa propre maison est un geste simple à faire par chacun et quotidiennement, ajoute Jean-Baptiste GNAZOUE. Et qui estime que les récentes manifestations des jeunes de la ville par rapport à sa gestion, n'est qu'un acte de dénigrement de la part de ses détracteurs. Les jeunes ont été manipulés pour nous salir publiquement. En nous projetant au-devant de la scène. Nous avons discuté avec eux et nous nous sommes compris. Ce n'est désormais que du passé?, rassure le maire GNANZOUE.
En terme de réalisations propres , le conseil municipal, selon le Maire a construit, réhabilité, aménagé ou équipé le bâtiment de la recette municipale, 6 classes à l'EPP 5, 2 bâtiments à l'EPP Brahéri, 1 bâtiment à l'EPP Piako
Au plan sanitaire et équipements socioculturels et sportifs, le Maire affirme avoir procédé à l'assainissement et l'aménagement de la cour de la maison des jeunes. Pomme de discorde entre les autorités municipales et la jeunesse. Le conseil général nous a aidés, vu la faiblesse de nos moyens à aménager le terrain de football. Tout comme la construction du dispensaire de Gnambouasso et bien d'autres réalisations sociales. Tout ceci n'est pas suffisant, mais soyons indulgents et patients?, recommande Jean-Baptiste GNANZOUE à ses administrés. Les jeunes que nous sommes, nous souffrons beaucoup. Les promesses que le Maire nous a faites pendant la campagne ne sont pas encore tenues. Il s'agit de doter les jeunes d'aire de jeu et d'aider au financement de leurs micro-projets afin qu'ils se prennent en charge?, fait remarquer l'un des responsables de jeunesse et qui a requis l'anonymat. L'autre difficulté que connaissent les populations de Guitry reste l'état très défectueux de la route Divo-Guitry. Et qui a longtemps enclavé totalement la ville. Aujourd'hui, heureusement, depuis novembre 2007, plus de la moitié du tronçon est en train de connaître un assainissement. En effet, grâce à l'appui financier de la Palmci, les populations connaissent une bouffée d'oxygène. L'entreprise Côte d'Ivoire Technologie?, pour un contrat de 120 000 000 F, est justement en train de reprofiler ledit tronçon. Longue de 42 Km, elle a depuis longtemps représenté un véritable calvaire pour les usagers. Du fait de manque d'entretien, la voie est restée longtemps rétrécie en plusieurs endroits. De nombreuses tôles ondulées sont encore aujourd'hui visibles, du fait de l'importance du trafic. Malgré la présence de Côte d'Ivoire Technologie ?. Cette structure nettoie les nombreuses pistes villageoises en vue d'assurer les conditions maximales de transport des régimes de graines vers l'unité de transformation des noix de graines en huile de palme de Boubo. Selon M. Nicodème DJIDJI Kouamé, Directeur général de l'entreprise, les clauses du contrat ne disent pas de nettoyer chaque année la route.
Les populations ont terriblement souffert du mauvais état de la route. Laquelle route, relie pourtant les Départements de Divo et Oumé. La mauvaise visibilité en maints endroits et provoquée par la faiblesse de l'élagage de nombreuses et hautes branches qui bordent de part et d'autres de la route favorisaient l'activité des coupeurs de route, ?, ajoute Nicodème DJIDJI Kouassi. Avant de reconnaître que beaucoup reste encore à faire. Après chaque voyage, il faut passer chez le garagiste, parce que nos moteurs et autres accessoires prennent des coups à chaque étape de la route?, expliquent Drisa, Koné et Adama, conducteurs de badjan sur le tronçon. L'état de la route est un réel problème chez nous les populations de Guitry. Pourtant notre région produit beaucoup de café et cacao et aussi du vivrier en abondance. Il faut que l'Etat qui avait commencé à nettoyer notre route à partir de Yocoboué en vue de la bitumer reprenne les travaux. Car, nous souffrons?, souligne Félix KEKE, Président des chefs de Guitry.


Dossier réalisé par Ibo Cheick Oumar

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Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.