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Afrique Matin
· 2 min de lecture

Gouvernement Soro - Gbagbo menace 12 ministres

Laurent Gbagbo est désormais plus que quiconque déterminé à aller aux élections et pour ce faire, le chef des refondateurs veut retirer les ministres des partis qui ont des candidats à la présidentielle, du gouvernement.

Depuis que le Président Laurent Gbagbo est rentré de l`Afrique du Sud, c'est au pas de course qu'il accélère le processus électoral. Le Président Thabo M`Beki aurait demandé à Laurent Gbagbo de tout faire pour organiser les élections avant fin 2008. Ou du moins avant janvier 2009. Parce que selon nos sources, Thabo aurait soufflé à Laurent Gbagbo que la communauté internationale s`organiserait pour l`évincer du pouvoir au cas où les élections tarderaient à être organisées. Un tel coup s`opérerait soit par une résolution ou soit par un coup de force. Informé donc des mauvaises intentions de uns et des autres, Laurent Gbagbo ne veut plus dormir. Les élections vite vite pour clore le chapitre de la guerre. Plus question d`avoir des gens dans son gouvernement alors que leurs chefs sont candidats contre lui.

Le FPI et le FN

Les ministres du PDCI (Allah Kouadio, Amah Tehua, Patrick Achi, Dagobert Banzio, Youssouf Bakayoko), du RDR (Hamed Bakayoko, Amon Tanoh, Cissé Bacongo, Amadou Gon...) et de tous les autres partis participant au gouvernement et dont les leaders sont candidats à la présidentielle (Mabri Toikeusse de l'UDPCI) et (Mme Hamza Bamba du MFA) devront être mis de côté. Seuls demeureront au gouvernement les ministres FPI et les ex-rebelles. Aussi les ministres FPI ayant de grandes responsabilités électorales cèderont leurs places. Les directeurs départementaux de campagne comme Amani N`Guessan, Bohoun Bouabré, Danon Djédjé perdront en principe leurs postes au profit de technocrates ou de jeunes intellectuels du camp présidentiel ou de grandes personnalités de la société civile. Pour ce qui est des partis à candidat, Laurent Gbagbo, en tant que garant des institutions pourrait retenir certains de leurs ministres pour leurs compétences. Faudra-t-il encore que leur parti d`origine de ces ministres en admette le principe.

Tout compte fait, Laurent Gbagbo qui revient du conseil de sécurité de l`ONU clairement dira au facilitateur Blaise Compoaré attendu le 09 mai à la réunion du CPC à Abidjan que l`heure est arrivée de réformer le consensus et permettre que l`opposition s`oppose et que le pouvoir gouverne ou du moins que les non belligérants se mettent hors du gouvernement pour attendre la confrontation sur le terrain de la campagne. Parce qu`il est incohérent de participer à un gouvernement en période électorale et de se présenter candidat contre le chef de ce gouvernement. On verra donc dans les tout prochains jours une nouvelle équipe avec le premier ministre Soro et sans des ministres de partis de l`opposition houphouétiste.

Israël

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