Escroquerie . Un réseau de faussaires sévit dans le cacao - Le fils de Bra Kanon activement recherché
La directrice générale de African général distribution (AGD) dame Awa Dosso, une centrale d'achat de produits agricoles, se dit victime d'escroquerie. Mme Dosso, au cours d'une conférence de presse, a révélé, outre les responsables de la coopérative (Ucoa.ci) dont elle aurait pré-financé les activités, le nom du fils de l'ancien ministre de l'Agriculture Bra Kanon, comme membre d'un réseau de faussaires. Le fils de Denis Bra Kanon, ancien ministre de l'Agriculture, est activement recherché par la brigade des recherches de la gendarmerie nationale. Jean Constant Zéré Bra Kanon, c'est son nom, est à en croire, la responsable de A.G. à l'origine d'une malversation portant sur la somme de 6 millions de F Cfa. Mme Dosso Awa dit avoir porté l'affaire chez le procureur de la république. Depuis au moins un mois, la brigade de recherches de la gendarmerie, qui a reçu un ?'soit-transmis'' du procureur est aux trousses de Kanon fils. Mais il n'est pas seul. En effet, si l'on croit Mme Dosso, Jean Constant Bra Kanon est le cerveau d'un groupe de faussaires, abonné aux affaires d'escroquerie, au port.
Cette filouterie remonte au 16 mars dernier. Ce jour-là, Mme Dosso, la directrice générale de AGD (African général distribution, une centrale d'achat) est contactée par son avocat, Me Banhie Antoine. Ce dernier lui explique que des responsables d'une coopérative, sur le carreau, sollicitaient un pré-financement pour se relancer. Parmi eux, Zougba Théodore. La responsable de AGD, émue, leur accorde 4 millions pour l'achat de 32 t de café à Zouan Hounien. La dame espère pouvoir bénéficier d'un avantage qui est d'élargir ses entrées au niveau de l'usineur de la coopérative de Zougba Théodore, le demandeur. Séance tenante, les contrats sont signés, avec la consigne ferme d'acheter le café de la région de Zouan-Hounien, de meilleure qualité, selon Mme Dosso. Contre toute attente, M. Zougba se retrouve, une semaine plus tard, à Daloa. Comme motif, dit la directrice, ?'Zougba prétend que l'argent ne peut couvrir les besoins, à savoir les 32 t.''.
Une fois à Daloa, il sollicite une rallonge de 2 millions de crédit. Mme Dosso tombe alors des nues. ?'Non seulement, vous n'honorez pas le contrat, mais encore vous exigez un crédit additionnel'', s'insurge-t-elle. Elle se rend compte qu'elle a affaire à des faussaires. Le café, acheté, après mille et une acrobaties, sera finalement vendu. Et Mme, la principale victime, n'a reçu ni son fonds, ni les intérêts qu'elle escomptait. Elle multiplie les démarches. A la fois auprès de l'usine de l'acheteur (un Indou), et du convoyeur. En vain. Entre-temps, le fils de l'ancien ministre intervient. Il prétend que le café a été vendu. Mais, il attend des fonds en provenance de l'Europe. Après quoi, il se fera fort de rembourser la brave dame et lui payer ses intérêts. Pour Mme Dosso, l'opération a tout l'air d'une arnaque. Et, depuis fin avril, elle a saisi les autorités pour démanteler ce réseau de faussaires.
D. S.
Cette filouterie remonte au 16 mars dernier. Ce jour-là, Mme Dosso, la directrice générale de AGD (African général distribution, une centrale d'achat) est contactée par son avocat, Me Banhie Antoine. Ce dernier lui explique que des responsables d'une coopérative, sur le carreau, sollicitaient un pré-financement pour se relancer. Parmi eux, Zougba Théodore. La responsable de AGD, émue, leur accorde 4 millions pour l'achat de 32 t de café à Zouan Hounien. La dame espère pouvoir bénéficier d'un avantage qui est d'élargir ses entrées au niveau de l'usineur de la coopérative de Zougba Théodore, le demandeur. Séance tenante, les contrats sont signés, avec la consigne ferme d'acheter le café de la région de Zouan-Hounien, de meilleure qualité, selon Mme Dosso. Contre toute attente, M. Zougba se retrouve, une semaine plus tard, à Daloa. Comme motif, dit la directrice, ?'Zougba prétend que l'argent ne peut couvrir les besoins, à savoir les 32 t.''.
Une fois à Daloa, il sollicite une rallonge de 2 millions de crédit. Mme Dosso tombe alors des nues. ?'Non seulement, vous n'honorez pas le contrat, mais encore vous exigez un crédit additionnel'', s'insurge-t-elle. Elle se rend compte qu'elle a affaire à des faussaires. Le café, acheté, après mille et une acrobaties, sera finalement vendu. Et Mme, la principale victime, n'a reçu ni son fonds, ni les intérêts qu'elle escomptait. Elle multiplie les démarches. A la fois auprès de l'usine de l'acheteur (un Indou), et du convoyeur. En vain. Entre-temps, le fils de l'ancien ministre intervient. Il prétend que le café a été vendu. Mais, il attend des fonds en provenance de l'Europe. Après quoi, il se fera fort de rembourser la brave dame et lui payer ses intérêts. Pour Mme Dosso, l'opération a tout l'air d'une arnaque. Et, depuis fin avril, elle a saisi les autorités pour démanteler ce réseau de faussaires.
D. S.