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Toc-toc / Policiers FESCI !

Parti rendre visite à Laurent Pokou après la correction magistrale que lui ont administrée ses forces de répression dites Forces de Défense et de Sécurité, l'ancien président de la République, s'adressant à son ministre de l'Intérieur lui aurait dit : " ce sont tes policiers FESCI qui ont fait cela !?" Le ministre aux "moyens conventionnels" dont les balles non moins conventionnelles tuent les adolescents et blessent les femmes serait resté sans voix, grommelant de vagues promesses d'une enquête diligente pour découvrir (?) et sanctionner (???) les coupables. Comme s'il existe des coupables sous le régime de la refondation ! Ainsi, de l'aveu du chef de l'Etat, il existerait au sein de notre police des policiers FESCI dont on peut dire, au vu de la misère qu'ils ont fait subir à Laurent Pokou, qu'ils ne sont pas des tendres et surtout qu'ils ne sont pas concernés par l'éthique et la déontologie dans l'exercice de leur métier. Alors question : que font ces délinquants au sein de notre police ? Il se trouve que cette question en entraîne immédiatement une autre : quelle est l'utilité de la FESCI au sein de notre société ? Quand on voit les missions accomplies pour le compte de monsieur Gbagbo et du FPI par la FESCI, on se rend compte que si la FESCI est totalement inutile et même absolument nuisible au pays, elle est indispensable au régime de la refondation qui ne peut vivre, survire et prospérer sans violence et sans terreur.
- N'est-ce pas la FESCI qui a tabassé pour le compte du pouvoir FPI les magistrats qui osaient poser des revendications et manifester leur ras-le-bol?
- N'est-ce pas la FESCI qui a été le fer de lance dans l'incendie, le saccage et la destruction des établissements scolaires français pour précipiter le départ de notre pays des ressortissants français ?
- N'est-ce pas la FESCI qui fait régner à l'université et sur les campus, toujours pour le compte de monsieur Gbagbo, de son pouvoir et de son régime, l'ordre et le calme de cimetière en violant et en tuant en toute impunité. La remarque de l'ancien président de la République sur ces policiers FESCI dont il faisait mine de déplorer le comportement n'est que sinistre et lugubre comédie hypocrite. Car monsieur Gbagbo et son pouvoir ont besoin de ces policiers FESCI sans foi ni loi qui s'en prennent aux citoyens et leur font subir les pires humiliations selon leur humeur et bien souvent selon les ordres reçus !
N'est-ce pas un de ces policiers FESCI qui a abattu Jean Hélène et qui condamné ( ?) officiellement à vingt ans de prison, bénéficie des services d'un comité de soutien et a de la promotion dans sa prison où il n'est plus ? N'et-ce pas la même engeance qui a enlevé et massacré Guy André KIEFFER ? Monsieur Gbagbo et son régime ont un besoin vital de la FESCI et de ses démembrements. On s'est ému du sort fait à Laurent Pokou parce que le traitement qui lui a été infligé a été su et que cela ternit encore davantage l'image quasi inexistante de la Côte-d'Ivoire. La FESCI cette organisation des "sans voix" selon un "grand ( ?)" responsable d'un organisme ivoirien des droits de l'homme, est essentielle au régime FPI comme l'air est indispensable à tout être vivant ! Et ce ne sont pas les prochaines échéances électorales qui vont atténuer le rôle prépondérant de la FESCI. La FESCI a été créée dans la violence et pour la violence, bras armé du FPI et de certains individus qui avaient décidé d'user de tous les moyens pour abattre un régime.
Quand on connaît le lieu où cette FESCI est née, on ne peut pas s'empêcher de se poser des questions sur le rôle trouble de certaines institutions et organisations dans la déchéance actuelle de la Côte-d'Ivoire. Nous osons croire que ces institutions, organisations et individus qui prétendaient soutenir des sans voix ont retrouvé leur propre voix sous le régime "tant attendu" de monsieur Gbagbo. Etres envieux, minables et jaloux qui nous faisaient croire qu'ils défendaient de grands principes alors crevaient seulement de haine à l'encontre de ceux qu'ils considéraient comme les possédants. Aujourd'hui c'est avec eux que les pires violations des droits de l'homme, les pires tueries, les pires pillages des richesses nationales par une coterie de prédateurs s'opèrent sans qu'ils n'ouvrent la bouche pour condamner quoi que ce soit. Ils sont sans voix ou ont perdu la voix parce qu'ils sont tous partie prenante et qu'ils ont la bouche pleine.
La FESCI a commencé son lugubre parcours par l'assassinat d'un homme, l'étudiant Thierry ZEBIE, crime applaudi par le FPI et ses prétendus présidents de mouvements pour la défense des droits de l'homme sous le couvert de qui ils militaient avec ferveur au FPI. Aujourd'hui, ils roulent carrosse en leur qualité de dignitaires du FPI. Ils ont sur la conscience, pour autant qu'ils en aient une, la mort de Thierry ZEBIE et tous les crimes que la FESCI continue de commettre. Tous ces méfaits passent comme une lettre à la poste parce que monsieur Gbagbo et son pouvoir en ont besoin. Alors policiers FESCI, gendarmes FESCI, militaires FESCI. Quelles forces de répression peut s'acoquiner avec la non violence ? Les policiers FESCI sont donc entretenus, encouragés et glorifiés car ils tiennent le destin du régime FPI entre leurs mains. Pour l'ancien président de la République, il est tout simplement regrettable que leurs exercices et man?uvres sur les cibles humaines aient touché quelqu'un de connu. Nul doute qu'ils ont probablement été félicités pour une si bonne application des instructions reçues ! Il est tout simplement fâcheux que ceux qui n'acceptaient pas l'expression "démocratie apaisée" au motif qu'il n'y a qu'une seule démocratie qui ne saurait être qualifiée, viennent aujourd'hui parler d'une police FESCI alors que tous, nous pensions qu'il n'y avait qu'une police en Côte-d'Ivoire. Ce sont là les éternelles contradictions du FPI et de monsieur Gbagbo qui ne voient midi que devant leur porte. Ils savaient pourtant que "la démocratie apaisée" prônée par le Président BEDIE visait à leur faire comprendre que la violence qu'ils ont introduite et instaurée dans notre pays n'avait pas lieu d'être pour la marche de la démocratie. Ils ont refusé cette vision des choses "décrétant" le boycott actif avec ses nombreux morts, encourageant et glorifiant le coup d'Etat de 1999. Aujourd'hui au pouvoir, ils se conduisent en opposants avec la même violence, apôtres des villages-patries qui ignorent tout de la gestion d'un Etat moderne. Alors policier FESCI, gendarme FESCI, militaire FESCI, c'est en réalité le sang qui coule dans les veines du FPI et de ses dirigeants !

Par DOUBE BINTY

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