Grand-Bassam-Appel à la reprise des cours - Les enseignants disent oui à Kandia Camara
Les cours ont repris lundi à Grand-Bassam après deux semaines d'interruption. L'appel lancé par Kandia Camara, ministre de l'Education nationale, pour une reprise des cours a eu un écho favorable dans l'ancienne capitale politique. Tous les établissements primaires et secondaires de la cité balnéaire ont rouvert leurs portes. Du collège moderne, situé au quartier France, au lycée moderne I et II en passant par le groupe scolaire les patronages, les groupes scolaires Robert Léon et Edoukou Miezan. Les écoles primaires publiques ne sont pas non plus en reste. Les enseignants proches du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), privés de salaires, ont répondu présents à leur poste. Les 22 enseignants dont les salaires ont été suspendus (8 au primaire et 14 au secondaire) ont repris la craie dans leur ensemble. Pareil, pour leurs collègues épargnés par la mesure. Ainsi, les classes qui s'étaient vidées de leurs enseignants en respect au mot d'ordre de désobéissance civile lancé par le Premier ministre Guillaume Soro, retrouvent leur animation. Toutefois, l'esprit n'est pas à la sérénité du fait du contexte politique. Certains enseignants et élèves ont fui les zones dites rouge pour trouver refuge ailleurs. Toute situation qui fait que la reprise est palpable mais timide. Quelques absences ont été enregistrées dans plusieurs établissements. Aussi bien au primaire public qu'au secondaire public. Outre ce constat, l'on a observé des difficultés d'accès de certains profs à leur classe. Des administrations exigent que ces enseignants qui ont observé la désobéissance civile aient d'abord l'accord de principe de la direction départementale de l'éducation nationale (Dden). Cette démarche entraîne quelques perturbations dans la reprise des cours. C'est le cas au collège moderne où l'administration a demandé aux enseignants qui ont obéi à la désobéissance civile de se référer d'abord à la Dden. Pareil, à l'école phare II. En attendant la normalisation de la situation politique, les enseignants Rhdp gardent le moral haut.
Emmanuelle Kanga à Grand-Bassam
Emmanuelle Kanga à Grand-Bassam