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PDCI-RDA : Le PDCI bat de l'aile à Yamoussoukro

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) se porte-t-il toujours bien à Yamoussoukro, terre qui a vu naître son fondateur Félix Houphouet_Boigny? Difficile d'y répondre avec exactitude. Cependant, la caravane du PDCI? initiée samedi dernier, par la JAMI (Jeunesse action militante), laisse transparaître que le parti cinquantenaire n'est pas au mieux de sa forme qui lui était reconnue il y a quelques années. Le parti bat de l'aile, au moment où s'approchent les élections. Placée sous le patronage de Henri Konan Bedié, président du parti, et le parrainage de M. Kouacou Gnrangbé Jean, délégué départemental 1 et maire de la commune, la manifestation a été un fiasco total s'agissant de la mobilisation. La marche et le parcours motorisés au son de la fanfare pour animer la ville n'ont pas drainé du monde. Seuls les instrumentistes et autres percussionnistes ont été aperçus sur une voie menant au Château, sis au quartier Habitat. Où un grand meeting et des communications devaient couronner la cérémonie, jusqu'à l'aube.
Plutôt que d'y accorder un grand intérêt, les militants, peut-être démobilisés, ont affiché une indifférence totale. En dépit des nombreuses affiches, des communiqués radiodiffusés et des haut-parleurs qui ont sillonné toute la ville. La place du château n'a pas fait son plein. Sur 6 bâches dressées, en effet, il n'y avait que 2 occupées de manière clairsemée. Le reste était pris d'assaut par des bambins de moins de 15 ans, sûrement attirés par la musique et la fanfare. Etant donné que tous se sont éclipsés dès que les allocutions ont commencé. En plus, prévue pour 18 heures, la cérémonie a démarré à 22 heures. Un retard voulu, dans l'espoir que les militants feraient le plein. Mais que nenni. Peut-être informés de cet affront, les dignitaires locaux du parti n'ont pas osé faire le déplacement. Signalons en outre que le rassemblement du château qui, selon les organisateurs était assimilée à une nuit du militant s'est transformé en une soirée dansante à partir de zéro heures. Une trentaine de vielles femmes ont préféré danser sur l'esplanade au son de la musique du terroir baoulé. C'est donc à juste titre que Ettien Koffi Octave, secrétaire de la section N'Zuessy et membre du Bureau politique, a touché la réalité du doigt. Je ne suis pas satisfait de la mobilisation. Nous devons remplir l'espace du château. Mais malheureusement, celui-ci est clairsemé de militants. Et il faut s'en inquiéter. Il ne sert à rien de dire que nous allons gagner les élections avec 80%, si nous sommes incapables de répondre à la mobilisation?, a-t-il fulminé. Avant d'exposer les dangers qui guettent le parti, si les militants restent démobilisés. Nous risquons d'être surpris par nos adversaires. J'avais préparé un discours dense, mais j'ai préféré vous ébaucher quelques parties?, a-t-il indiqué. Toutefois maîtrisant son sujet, Ettien Koffi Octave, en bon formateur, a instruit ses pairs sur le processus électoral, la stratégie et le discours de campagne et l'attitude à adopter en période électorale. Il a aussi invité les militants à plus de solidarité et de cohésion au sein du parti, pour espérer remporter les élections présidentielles.
La satisfaction, ici, est que la JAMI a eu au moins le mérite d'avoir réussi son pari. Celui d'entreprendre quelque chose pour animer le parti. La seconde note est que cette cérémonie a étalé la réalité du terrain au grand jour.

Koffi Kouamé
Correspondant régional

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