La police criminelle défend son acte
A la police criminelle (PC), on ne voit pas les choses sous cet angle. Pour le commissaire Gouamené René, sous-directeur à la PC chargé de la répression du banditisme, qui a conduit l'opération, cette intervention est un acte préventif et de salubrité publique. La PC, indique t-il, est intervenue à la suite d'une information anonyme. Nous avons reçu l'information selon laquelle un bâtiment se trouvant à Yopougon Sicogi a été transformé en hôtel de passe et la gérante livrait des mineurs à la prostitution. Au sein de la PC existe la sous-direction de la lutte contre la traite des enfants et de la délinquance juvénile. Dans l'exercice donc de notre compétence, nous avons opéré une descente et tous ceux qui ont été interpellés l'ont été dans le hall de l'hôtel , explique le commissaire Gouamené. Concernant l'accusation selon laquelle la PC aurait agi sous dénonciation de Awa Diop et sur instruction du ministre de l'intérieur, le sous- directeur de la PC dément. Nous n'avons pas agi sur l'ordre du ministre Tagro. Nous sommes une institution sérieuse. Nous avons reçu une information, nous avons vérifié. Le bâtiment en question existe. C'est une maison de passe sans écriteau. Son propriétaire n'a pas été capable de nous fournir des autorisations. En fait, c'est une habitation qui a été transformée en maison de passe sans autorisation , justifie t-il. Quant aux parents qui se plaignent, le responsable de l'opération se demande comment ils peuvent laisser traîner leurs enfants âgés de 11, 12, 13 ans dans des maisons closes à cause d'un quelconque commerce. Tous les enfants ont été pris dans l'enceinte de l'hôtel à une heure tardive. C'est exposer ces enfants au danger permanent , explique t-il. Concernant la décision du procureur de libérer les inculpés, il explique que la police fait son travail, et il revient au procureur de poursuivre qui il veut. Si c'est à refaire, nous le ferons , estime t-il.
DM
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