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Carburant : Les prix inchangés à Bouaké

Contrairement à nombre de villes du pays, le prix du carburant n'a pas subi une hausse à Bouaké. Ce sont les mêmes prix qui sont toujours pratiqués. Le litre de gas-oil et de super sont vendus respectivement à: 600 FCFA et 550 FCFA. Selon Ouattara Drissa, sous-gérant dans une station-service de la place, le carburant servi dans les zones centre, nord et ouest et particulièrement à Bouaké provient du Togo ou du Bénin en transitant par le Burkina Faso. Et ceux qui livrent ce carburant continuent de vendre le litre de gas-oil et de l'essence au même prix. A savoir 575 FCFA pour le gasoil et 500 FCFA pour l'essence. Pour Traoré Lassina, revendeur de carburant, il n'y a pas de différence entre les tarifs des revendeurs et ceux pratiqués dans les différentes stations-service de la ville de Bouaké. Néanmoins, Mlle Traoré Salimata, pompiste, reconnaît que le carburant qu'utilisent les automobilistes et les motocyclistes de la ville de Bouaké, et partant des zones CNO, n'est pas de bonne qualité, comparé à avec celui utilisé au Sud de la Côte d'Ivoire.
Adjé Jean-Alexis
Correspondant régional
? Les consommateurs pour une réduction du prix
Les associations de consommateurs de Côte d'Ivoire ne sont pas d'accord avec l'augmentation excessive du prix du carburant. Elles réclament, par conséquent, au gouvernement, une révision à la baisse, notamment des coûts du gasoil et du gaz butane. Une déclaration a été lue à cet effet par M. Doukoua Godé, président de la Fédération nationale des associations de consommateurs de Côte d'Ivoire (Fac-Côte d'Ivoire). Pour les associations de consommateurs, le coût de ces deux produits de grande consommation devrait se chiffrer, respectivement, à 685 francs, pour le gasoil ; 3750 francs, pour la bouteille de gaz de 12 kg et 1750 francs pour celle de kg. Cela, explique, M. Doukoua, compte tenu du fait que les salaires en Côte d'Ivoire n'ont connu aucune augmentation depuis 1981. En outre, le président de la Fac-Côte d'Ivoire propose une rencontre tripartite (Etat-consommateurs et opérateurs économiques), en vue d'éviter une hausse incontrôlée des coûts des transports et des produits de grande consommation. Tout en souhaitant être désormais associé à toutes les discussions devant aboutir à la prise de décisions en rapport avec la vie des consommateurs. Car, fait-il observer, les prix appliqués, sans l'avis des associations de consommateurs, ne tiennent aucunement compte des réalités socio-économiques, notamment le pouvoir d'achat de l'Ivoirien moyen.



Casimir Djézou

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